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samedi 15 juin 2013

La Grèce, c’est l’Europe, c’est la France… La Grèce, c’est notre affaire !

La Grèce, c’est l’Europe, c’est la France… La Grèce, c’est notre affaire ! 
  
                   De"rédaction" La Soc iale la-sociale-redaction@orange.fr
Le lock-out sauvage de l’ensemble de l’audiovisuel public grec et de ses 2 700 salariés piétine l’ensemble des lois, réglementations et recommandations européennes.
Dans le protocole sur l’audiovisuel public annexé au traité européen d’Amsterdam de 1997 qui reprend des éléments de la convention européenne des droits de l’homme et plusieurs recommandations du Conseil de l’Europe, il est très explicitement écrit : « Le système de l’audiovisuel public dans les États membres est directement lié aux besoins démocratiques, sociaux et culturels de toute société et au besoin de préserver le pluralisme des médias. »
Ainsi, l’existence de l’audiovisuel public, véritable Agora contemporain, est un critère déterminant de la “santé” démocratique d’un pays et une garantie de la liberté de l'information. Le service public d’information en Grèce a toujours été un carrefour essentiel de la vie démocratique. C’est là que les différentes forces sociales, les syndicats, l’Eglise, les jeunes, les partis, les intellectuels… pouvaient trouver un lieu d’expression, en particulier sur la crise historique que traverse le pays.
Tout régime autoritaire, toute dictature a toujours commencé par contrôler l’audiovisuel public pour mieux reprendre en main l’information. La Troïka –l’union européenne, la banque centrale européenne et le FMI- et La dictature des marchés innovent : l’audiovisuel public est tout simplement supprimé !
Comment cela a-t-il été possible en Grèce? 
La commission européenne a émis un communiqué dans lequel, malgré toutes les contorsions embarrassées, elle indique que « la décision des autorités grecques doit être comprise dans le contexte d’efforts nécessaires pour moderniser l’économie grecque ». Elle valide les justifications données par le porte parole du gouvernement grec qui justifie le coup de force par la nécessité d’en finir avec « la bureaucratie, le gaspillage, l’inefficacité ».
Ce qui se joue là est grave pour la Grèce, pour les grecs, mais aussi pour toute l’Europe. C’est aussi pour cela que la société grecque dans son ensemble proteste et s’adresse aux peuples de l’Europe toute entière pour s’opposer au coup de force autoritaire mené par le gouvernement grec avec l’aval de la troïka -la CE, la BCE et le FMI- qui exige des plans de rigueur, mettant à genou les grecs et toute la civilisation hellénique.
En conséquence, nous, professionnels des médias décidons de nous adresser à tous nos collègues et plus largement aux citoyens, à tous les démocrates, pour que nos voix s’assemblent.
Tous ensemble, nous décidons de nous adresser aux autorités françaises, au président de la république en premier lieu, aux parlementaires, pour qu’ils fassent entendre leur voix et condamnent sans ambigüité les plans de la Troïka qui aboutissent à une remise en question de la liberté d’expression et de la vie démocratique en Grèce et dans les pays d’Europe et se prononcent pour la constitutionnalisation de l’audiovisuel public.

Cet appel est lancé par :

  • Jacques COTTA (Journaliste-documentariste france 2),
  •    
  • Jean-françois TÉALDI (Rédacteur en chef france télévisions),
  •    
  • Pierre DELVAUX (France 2),
  •    
  • Lionel THOMPSON (Grand reporteur radio-france),
  •    
  • Sabine MELLET (Chef d’édition france 24),
  •    
  • Elisa DRAGO (Responsable éditorial rfi),
  •    
  • Christophe HUBER (Arte),
  •    
  • Vanessa POYER (Journaliste tv5 monde),
  •    
  • Elise LUCET (Rédacteur en chef présentatrice du 13h france 2),
  •    
  • Jean-marc SURCIN (Documentariste france 2),
  •    
  • Alain VERNON (Journaliste france 2),
  •    
  • Claude GUEZ (Chef monteur france 2),
  •  
  • Marcel TRILLAT (Documentariste télévision publique),
  •    
  • Véronique MARCHAND (Grand reporteur france 3 secrétaire générale snj-cgt france télévisions),
  •    
  • Evelyne GOLDMAN (Journaliste, membre bureau national snj france télévision),
  •    
  • Jean BIGOT (Producteur de films-rouge productions),
  •    
  • François CORTADE (Grand reporteur france inter/ france info),
  •    
  • Alain RENON (Journaliste rfi),
  •   
  • Pascale BOUCHERIE (Grand reporteur radio france),
  •    
  • Claude GRATON (Chef monteur france 2),
  •    
  • Vincent MAILLARD (Documentariste france 2),
  •    
  • Fernando MALVERDE (Grand reporteur france 3 ile de france),
  •    
  • Jean-luc LEBRUN (Ingénieur du son france 2),
  •    
  • Noel ALLAIRE (Technicien tournage production france 2),
  •    
  • Bertrand PIDANCE (Rédacteur en chef adjoint france bleu loire océan),
  •    
  • Pierre BOUCHENOT (Grand reporteur france 3 orléans),
  •    
  • Antoine THOLLÉ (Responsable d'édition radio france-nantes),
  •    
  • Yves MITHOUT (Chef monteur france 2),
  •  
  • Antoine DENÉCHÈRE (Grand reporteur france bleu nantes-radio-france),
  •    
  • Céline DUPEYRAT (Journaliste france 3 pays-de-la-loire),
  •  
  • Sylvie LECOMBE (Chef monteuse france 2),
  •    
  • Claire CHAUDIÈRE (Journaliste mouv radio france)
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Signez l'appel en cliquant ici

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à lire sur l'Humanité.fr le samedi 15 juin 2013 ( à 19h)

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Samedi 15 juin 2013 (à 19h)


J.-F. Copé sur les retraites : "François Hollande (…) doit savoir que je serai à ses côtés, parce que c’est l’intérêt de la France"

                          http://parti-ouvrier-independant.fr

                       

J.-F. Copé sur les retraites : "François Hollande (…) doit savoir que je serai à ses côtés, parce que c’est l’intérêt de la France"

Rapport Moreau-Copé
s'informerJean-François Copé a parlé hier du rapport Moreau qui vient d’être publié comme "une invitation au courage, à la justice sociale et à refuser tout clientélisme électoral". Il a manifesté son soutien à François Hollande en ces termes : "François Hollande est désormais prévenu. S’il fait une réforme courageuse, qui vient, dans la droite ligne de ce que nous avions fait ces dernières années, préserver le système de retraite pour les jeunes générations, il doit savoir que je serai à ses côtés, parce que c’est l’intérêt de la France".
Pour le secrétaire général de l’UMP,"le rapport dit exactement ce qu’il faut faire: retarder l’âge pour partir en retraite, allonger la durée de cotisations. Il faut surtout rétablir l’équité entre le régime des fonctionnaires et le régime du privé".
Catégories: RETRAITE
                                                                       

Iran : le modéré Hassan Rohani remporte la présidentielle

                                                        

Iran : le modéré Hassan Rohani remporte la présidentielle

Il a été élu dès le premier tour avec 50,68% des voix.

                          Hassan Rohani (au centre), le 12 novembre 2007 à Téhéran (Iran).
 Hassan Rohani (au centre), le 12 novembre 2007 à Téhéran (Iran). (CAREN FIROUZ / REUTERS)

Onze milliards de terriens en 2100, avec 3 milliards de plus de 60 ans

Un article AFP du 13 juin 2013

Onze milliards de terriens en 2100, avec 3 milliards de plus de 60 ans 


La population mondiale, aujourd'hui de 7,2 milliards d'individus, devrait atteindre 8,1 milliards en 2025, 9,6 milliards en 2050 et 10,9 milliards en 2100, selon un rapport des Nations unies publié jeudi.
Cette population avance rapidement en âge: le nombre de personnes de 60 ans et plus devrait tripler d'ici à 2100 (de 841 millions aujourd'hui à 2 milliards en 2050 et près de 3 milliards en 2100).
Cette évolution sera encore plus marquée dans les pays en développement en raison de la baisse de la fécondité et de l'augmentation de l'espérance de vie (81 ans vers 2095, contre 89 ans dans les pays riches). La proportion de séniors dans les pays en développement passera de 9% aujourd'hui à 19% en 2050 et 27% en 2100 (contre 22% d'enfants de moins de 15 ans).
Les 80 ans et plus seront sept fois plus nombreux à la fin du siècle (830 millions contre 120 millions aujourd'hui) et les deux-tiers vivront dans des pays en développement.
Ces prévisions ont été revues à la hausse par rapport aux chiffres précédents datant de 2010 (qui tablaient sur 9,3 milliards d'individus en 2050 et 10,1 milliards en 2100) en raison d'une hausse de la fécondité dans l'Afrique sub-saharienne, selon John Wilmoth, directeur de la démographie au département des affaires économiques et sociales de l'ONU (DESA).
Ces estimations sont fondées sur un "scénario médian", a-t-il souligné. "Le rythme de baisse de la fécondité dans beaucoup de pays africains pourrait se révéler plus rapide ou plus lent".
L'Inde dépassera la Chine
Selon le rapport, intitulé "Perspectives démographiques mondiales, révision de 2012", c'est l'Afrique qui assurera plus de la moitié de la croissance de la population mondiale, passant de 1,1 milliard d'habitants à 2,4 milliards en 2050 et 4,2 milliards en 2100.
La population dans le reste du monde ne devrait augmenter que de 10% entre 2013 et 2100 tandis que l'Europe verra sa population baisser de 14%. La quasi-totalité des pays européens n'arrivent en effet pas à renouveler leur population, avec 1,5 enfant par femme aujourd'hui en moyenne et à peine 1,9 en 2100.
L'Inde devrait dépasser la Chine comme pays le plus peuplé de la planète aux alentours de 2028, avec 1,45 milliards d'habitants, et continuer sur cette lancée jusqu'à 1,5 milliard en 2100 (contre 1,1 milliard en Chine).
Avant 2050, les Nigérians devraient être plus nombreux que les Américains et se retrouver au niveau de la Chine à la fin du siècle.
Plusieurs pays, surtout africains, devraient passer la barre des 200 millions d'habitants avant 2100 dont le Pakistan, la Tanzanie, la République démocratique du Congo l'Ethiopie, l'Ouganda et le Niger.
Par contre, une douzaine de pays, la plupart en Europe centrale et de l'est, verront leur population chuter de plus de 15% d'ici à 2050: le Belarus, la Bulgarie, la Croatie, Cuba, la Géorgie, la Lettonie, la Lituanie, la Moldavie, la Roumanie, la Russie, la Serbie, l'Ukraine. Belarus, Moldavie, Russie et Ukraine ont aujourd'hui l'espérance de vie la plus faible de tous les pays développés, avec moins de 70 ans.
En ce qui concerne les courants migratoires, l'étude cite parmi les principaux pays d'accueil sur la période 2010-2050 les Etats-Unis (1 million d'immigrés par an en moyenne), le Canada (205.000), le Royaume-Uni (172.500), l'Australie (150.000), l'Italie (131.250), la Russie (127.500), la France (106.250) et l'Espagne (102.500).

L’Allemagne n’est pas exemplaire

http://www.jean-luc-melenchon.fr


15JUIN 13
Interview publiée dans Die Welt du 15 juin 2013

L’Allemagne n’est pas exemplaire


Dans 100 jours, les Allemands voteront un nouveau parlement. Que craignez-vous ou espérez-vous de cette élection ? 
J’espère que cette élection permettra un changement de cap dans la conduite de la politique allemande en Europe, car le gouvernement de droite actuel impose à tout le reste de l’Europe une ligne économique qui débouche sur la récession généralisée. Au bout du compte les Allemands seront autant victime que tous les autres dans la mesure ou l’Allemagne fait la majorité de son commerce avec ses voisins. Et si nous rentrions tous en récession il va de soi que l’Allemagne, qui est d'ores et déjà à la limite de la récession, y plongera a son tour. Je suis très inquiet de la situation en Europe et j’attribue une très grande responsabilité à l’actuel gouvernement allemand. Donc, évidemment mon choix irait vers un changement de politique en Allemagne, mais je ne suis pas citoyen allemand.
Les décisions en Europe ont été prises par tous les partenaires réunis. Avec plus au moins de soutien français. Pourquoi vous dites que cette politique est « imposée » par l’Allemagne ?
Je pense que l’équipe de droite au pouvoir en Allemagne a réussi à conquérir un leadership sur les autres gouvernements de droite en Europe. C'est de cette façon que le président Sarkozy a été complètement fasciné par le personnage de Madame Merkel. Il a fini à sa remorque. Il n’avait pas de capacité de résistance dans la mesure ou il était politiquement d’accord avec elle. C’est normal, ils sont de la même famille politique en Europe. Ils étaient d’accord sur l’essentiel. C’est elle qui a pris le dessus, le leadership. C’est un phénomène humain, ça. Ensuite, quand le président Hollande est arrivé, vous avez raison de dire, il a aussi signé tout ce qu’on lui a donné a signer. Il a fait le fanfaron en France – il prétend avoir renégocié le traité, et avoir obtenu un plan de croissance.Récemment encore il a dit qu’il a réussi à imposer un gouvernement économique et que grâce à lui il y aurait en Europe une politique pour la jeunesse. Mais les gens informés savent que tout ça n’est pas vrai, et que Madame Merkel elle même avait déjà décidé tout ça.
Ce que François Hollande appelle le « gouvernement économique » correspond à ce que Mme Merkel avait déjà mis sur la table. Et même sur l’emploi des jeunes, c’est elle qui a commencé des discussions bilatérales avec les responsables de l’Europe du sud. François Hollande n’a rien ajouté à tout ça et le fameux plan de croissance n’existe pas. Tout le monde le sait en France. Au parlement européen M. Joseph Daul, qui est un Français mais préside le PPE, a interpellé de manière assez ironique le président Hollande en lui demandant où il se trouvait, son fameux plan de croissance. Je crois que M. Hollande ne comprend pas non plus du tout comment fonctionne Madame Merkel. Il n’est pas habitué à une discussion franche, carrée, directe. Et je pense que Madame Merkel est une femme qui apprécie ce genre de contact et non pas les manières sinueuses et tortueuses que les dirigeants français lui opposent. Donc, je pense qu’elle doit beaucoup s’amuser de voir défiler ces Français qui font beaucoup de bruit avec leur bouche mais qui ne posent aucun acte concret sur la table tandis que elle-même est très concrète.
Dans votre interview sur France Inter, vous avez dit que « l’Allemagne est un modèle pour ceux qui ne s’intéressent pas à la vie » Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? Est-ce parce que nous travaillonstrop et ne faisons pas assez d’enfants ?
(Il rit) Comme vous savez, j’aime les expressions qui sont un peu choquantes, qui créent du débat, n’est-ce pas ? Pour moi c’est une méthode politique dans des sociétés qui sont habituées à ronronner. En France on ne cesse de nous dire que l’Allemagne serait un modèle. Moi, je ne considère pas que la manière dont est gouvernée l’Allemagne soit un modèle. D’ailleurs nombre de mes amis allemands disent la même chose. En tout cas Oskar Lafontaine ne m’a jamais recommandé d’appliquer le modèle allemand. Il l’a plutôt critiqué lui même. Ce que je voulais dire, c’est d’abord qu’il n’est pas vrai que la situation allemande soit florissante . Un certain nombre des indicateurs qui ont une grande importance à mes yeux sont très défavorables : L’espérance de vie en bonne santé qui recule en Allemagne, l’espérance de vie qui recule en Allemagne de l’est. Ensuite que la natalité soit extraordinairement faible, je trouve que ce n’est pas un signe de grande confiance en l’avenir.
Quand on n’a pas envie de faire des enfants ou qu'on ne se trouve pas en mesure de les faire, ce sont des signaux que j’appelle civilisationnels et qui sont au rouge. Quant à la situation sociale, le plan Hart IV et les ravages sociaux de la politique de M. Schröder sont bien connus, c’est pourquoi je considère que ce n’est pas un modèle. Ce n’est pas un pays ou un peuple si nombreux que le sont les allemands, qui a aussi une contribution importante à la vie intellectuelle de la vielle Europe, qui peut être réduit à quelques indicateurs économiques, disons positifs, qui en réalité n’intéressent que quelques agents de bourse et quelques agences de notations. Oui, ceux qui s'intéressent seulement à des statistiques boursières sont ceux qui ne s'intéressent pas à la vie. Et ceux qui s’intéressent à la vie n’ont aucune raison de se satisfaire de ce qui se passe en Allemagne. Pas plus d’ailleurs de ce qui se passe dans d’autres pays en Europe. Le libéralisme n’est pas une particularité allemande.
Ce que je voulais surtout provoquer, c’est une interpellation, une réflexion devant cette espèce de foi quasi magique :il y aurait en Allemagne un modèle à imiter qui ferait le bonheur de tout le monde. Je crois que c’est le contraire. De plus la perception du gouvernement allemand est très négative en Europe du sud – parce qu’il est interprété comme une brutalité indifférente à la vie des gens. Il n’y a que voir dans quel état est la Grèce, et je ne crois pas que ça soit la faute des Grecs. Je crois que c’est la faute d’une politique de droite allemande aberrante.
Ne croyez vous pas que cela soit aussi d’une partie du à un certain populisme qui cherche à blâmer la politique allemande pour tout ce qui se passent économiquement en Europe ? Il y avaient quand même quelques problèmes qui étaient là avant que l’Allemagne ait imposé sa politique.
Populisme n'est pas un mot adéquat. Je pense qu’il y a un populisme libéral qui consiste à toujours trouver très beau ce qu’il y a chez les autres et très laid ce qu’il y a chez nous. Surtout en France, nous avons une tradition très puissante du déclinisme, c’est à dire des gens qui consacrent des très longs articles et des émissions à dire du mal du pays. Si nous les croyons, l’Allemagne est un pur paradis et nous devrions l' imiter. Ça, je considère que c’est est une forme de populisme qui consiste à flatter l'instinct de défaite, de déroute, au profit d’un rêve qui n’existe pas. A moins que vous me disiez que vous vivez dans un paradis, j’aimerais bien de le voir de mes propres yeux.
Je n’irais pas si loin. Je vous assure qu’on s’intéresse quand même à la vie, mais ce n’est pas encore le paradis. On y travaille.
Vous avez des enfants, vous trouvez peut-être mes propos injustes.
Non, pas encore. Je fais partie du problème.
Ah. Alors, soyez plus entreprenant !
Imaginons que vous soyez nommé ministre des finances par le prochain ministre allemand. Que feriez vous ?
Une politique immédiate de relance de l’activité en Europe. Je pense que l’Europe a la force, les 27 pays de l’union et en particulier les 17 pays membres de l’euro constituent la première puissance économique du monde. L’Europe fait 25 % du PIB du monde. Donc il n’est pas vrai que nous ne soyons pas capable d’absorber une quantité aussi ridiculement basse de dette que celle que représente la dette publique de tout les pays de l’Europe. La dette publique est tout à fait résiduelle, puisque l’Europe produit chaque année 14000 milliards d’Euro. Ce que nous devons au total aurait été épongé d’une manière tout à fait rapide et efficace si on avait par exemple monétarisé la dette grecque. Et ce que je vous suis en train de dire ce n’est pas du tout un discours d’extrême gauche, C’est ce que font les EU avec leur dette publique qui est autrement plus considérable que celle de l’Europe. Chaque année il rachètent eux même leur dette, ils ont un peu d’inflation, mais ils la compense par une vigoureuse activité économique.
La question qui se pose est : comment des gens si intelligent que les Allemands, aussi travailleurs qu’eux, peuvent être d’accord avec une politique si stupide. Celle qui consiste à contracter l’activité dans tout le continent. Il y a une raison objective à ça: C’est que Mme Merkel et la CDU/CSU sont le parti politique d’une petite catégorie de la population, essentiellement celle qui dépendent de retraites de capitalisation, qui ont donc besoin qu’il ait de gras dividendes à distribuer aux actionnaires pour payer leur retraite et un euro fort de manière à garantir la stabilité de leurs retraites et leur pouvoir d’achat. Donc, c’est une politique qui est faite pour une petite minorité en Allemagne et sans doute ailleurs en Europe aussi, mais la majeure partie de l’Europe n’a absolument rien à voir avec la démographie déclinante de l’Allemagne ou la spécialisation industrielle qui est autant la force que la faiblesse de l’économie allemande.
Comment expliquez vous alors la popularité relative d’Angela Merkel en Allemagne. Il semble que les travailleurs allemands au moins aient une certaine difficulté de suivre les idées de la Gauche dans les autres pays européens ?
Vous avez raison de le dire ! D'autant que les partis sociaux-démocrates ont une politique qui ne se distingue pas vraiment de la politique de Madame Merkel. Madame Merkel ne fait que de continuer et amplifier la politique de Monsieur Schröder. Et M. Hollande en France fait une politique dont il dit que c’est la politique de Schröder, mais en réalité il n’y aucune différence à la politique qui préconise Mme. Merkel. C’est une politique de l’offre. Comme les politiques sont identiques, figurez vous, que ce n’est pas tellement simple de prendre conscience qu’une autre politique est possible. On dit au gens, « c’est comme ça et pas autrement ». À chaque peuple on fait peur avec le voisin. Aux Allemands on dit, si vous ne faites pas ce qu’on vous dit de faire, vous finirez comme les Grecs. Et aux Français on dit ça aussi. Beaucoup des gens sont convaincus par cette propagande là. Mais je vais vous dire une autre chose. L’enjeu de la politique, c’est des idées. Ce n’est pas d'aujourd’hui que des travailleurs votent à droite. La difficulté pour nous, les gens de gauche, c’est de les convaincre qu’un autre monde est possible.
Comment expliquez-vous que la Grèce martyrisée continue à voter pour la droite ou le PS qui les condamnent à des supplices sans fin. C’est encore plus spectaculaire que la situation des Allemands, parce que après tout, on peut dire, « bon, les Allemands, ils ont du travail, ils gagnent de l’argent » – c’est ce qu’on nous dit : que vous allez tous très bien – alors on peut peut-être comprendre. Mais les Grecs ? Pourquoi continuent-ils à voter pour ceux qui les martyrisent ? Ça, c’est le paradoxe des sociétés qui s’enfoncent dans les crises.
Propos recueillis par Sascha Lehnartz

A Rennes, pour une alternative à l’austérité


http://www.jean-luc-melenchon.fr
05JUIN 13
Mercredi 5 juin 2013, Jean-Luc Mélenchon participait à un meeting du Front de Gauche à Rennes, "Pour une alternative à l'austérité". Il dénonçait les conséquences des politiques austéritaires qu'impose la troïka à l'Europe du Sud et les implications de la mise en place d'un Grand Marché Transatlantique.   

à lire sur le blog de Jean-Luc Mélenchon le 15.06.2013


http://www.jean-luc-melenchon.fr

à lire sur le blog de Jean-Luc Mélenchon le 15.06.2013

les dernières publications du WSWS le 15 juin 2013

                          

Perspective

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Par Bill van Auken, 15 juin 2013
Les soulèvements sociaux en Turquie, sans doute le plus important allié de Washington dans la région, ont démoli les fausses prétentions démocratiques et révélé au grand jour l'hypocrisie de la politique américaine dans la région.

15 juin 2013

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La Maison Blanche d'Obama organise des réunions cette semaine pour discuter des mesures à prendre pour s'impliquer plus profondément dans la guerre en Syrie.

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Le premier tour des élections présidentielles a lieu ce vendredi alors que le pays doit composé avec des sanctions économiques paralysantes organisées par les États-Unis.

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