Translate

vendredi 5 avril 2013

ANI : procédure d’urgence inadaptée

                                         Accueil

POLITIQUE -  le 5 Avril 2013
Emploi

ANI : procédure d’urgence inadaptée

                       
Historique pour le ministre du Travail, la loi dite de « sécurisation de l’emploi » mérite, pour les élus Front de gauche, plus de temps pour un débat démocratique avec les Français.
Coup de colère du député PCF-Front de gauche André Chassaigne, jeudi matin, à propos de l’accord national interprofessionnel (ANI) : « Monsieur le ministre, vous jugez ce texte historique mais vous vouliez n’y consacrer que quatre jours de débat jusqu’à vendredi. Finalement, nous en avons obtenu six jusqu’à lundi, mais c’est au minimum deux semaines qu’il aurait fallu pour mener la discussion devant les Français. » Et de regretter ce refus sur ce texte qu’il considère comme un « enjeu démocratique et que celle-ci est bien malmenée aujourd’hui »…
Le premier article engage les branches professionnelles et les entreprises à mener une négociation pour élargir la couverture mutuelle, couvrant ce que ne rembourse pas la Sécurité sociale, à des salariés qui en sont dépourvus aujourd’hui et pour laquelle l’employeur apportera 50 % du financement. Dans le débat, des avancées ont pu être obtenues, comme le fait que les mutuelles seront « désignées et non recommandées (contrairement à ce que prévoyait l’accord paraphé par le Medef et la CFDT, CGC, CFTC), après concertation entre partenaires sociaux, d’abord au niveau des branches professionnelles pour la plus haute protection possible », se félicite Jean-Marc Germain, le rapporteur (PS) du projet de loi. Si le groupe écologiste, par la voix de Christophe Cavard, parle, concernant ce premier article, « d’une avancée sociale reconnue par les signataires et même les non-signataires de l’ANI », la droite UMP et centriste s’abstient, regrettant « que cette disposition ne couvre que 416 000 salariés ».
"Jamais nous n’accepterons qu’un seul des avantages de la Sécurité sociale ne soit mis en péril"
Et, après amendement adopté, leurs ayants droit. Pour les députés Front de gauche, le compte n’y est pas, comme l’explique Gaby Charroux, citant Ambroise Croizat (ministre PCF ayant initié la Sécurité sociale en 1945) : « Jamais nous n’accepterons qu’un seul des avantages de la Sécurité sociale ne soit mis en péril. » Il conclut : « Avec cet article, c’est la mise à mort, à court terme, de la Sécurité sociale, c’est pourquoi nous voterons contre. » L’article est adopté par 61 voix contre dix. Le débat s’est poursuivi sur l’article deux créant un « compte personnel de formation ». Pour Michel Sapin, « c’est une grande avancée » même si, immédiatement, il tempère : « Tout reste encore à formaliser » dans de futures lois. Réplique de Jacqueline Fraysse, députée Front de gauche : « Votre enthousiasme est déplacé, d’autant que ce n’est pas un droit nouveau et qu’il exclut les CDD et les intérimaires… » À l’heure où nous bouclons, le débat se poursuit. Il reste 17 articles, les plus lourds, car ils concernent la flexibilité… Alors pourquoi cette procédure d’urgence ?

Maroc : Hollande tresse des lauriers à la monarchie alaouite

                                          Accueil

MONDE -  le 5 Avril 2013

Maroc : Hollande tresse des lauriers à la monarchie alaouite

  
Ignorant les multiples violations aux droits de l’homme et à la liberté d’expression, se disant fier de la relation avec 
le pays, le chef de l’État a salué les avancées de la monarchie marocaine en matière de démocratie et de liberté.
Sans surprise, les sujets qui peuvent fâcher ou froisser l’hôte marocain n’étaient pas au menu de la visite de deux jours de François Hollande au Maroc. À l’instar de ses prédécesseurs – Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy –, le chef de l’État français a ignoré la répression qui frappe les démocrates marocains et les militants sahraouis, les poursuites judiciaires contre des journalistes – avec à la clé de fortes amendes quand ce n’est pas la prison ferme –, pour tresser des lauriers à la monarchie marocaine. Extraits : « Le message, il est simple : la France a confiance dans le Maroc », a-t-il déclaré hier devant le Parlement marocain. « Votre pays accomplit chaque jour des pas décisifs vers la démocratie (…) Je sais aussi, malgré ces progrès, ce que sont encore les attentes des Marocains. Alors sûrement, tout ne va pas aussi vite que certains le voudraient, il y a toujours des critiques, des améliorations, c’est votre responsabilité. Et notre devoir, c’est de vous accompagner. Il y a des impatiences partout (...) mais je sais que vous avez la volonté de faire face et de réaliser ce que vous avez promis aux Marocains », a-t-il ajouté, non sans rendre « hommage à la volonté réformatrice du roi Mohammed VI ».
Démocrates ou prisonniers marocains peuvent attendre
La veille, au premier jour de sa visite, il avait déjà donné le ton, réaffirmant que « l’amitié entre la France et le Maroc ne se conjugue pas au passé, a-t-il précisé au premier jour de sa visite à Casablanca. Depuis 1975, tous les présidents de la République sont venus au Maroc. Et à chaque fois, ce fut une étape supplémentaire dans le resserrement des liens parce que l’amitié entre la France et le Maroc dépasse les alternances politiques en France ». En bref, les détenus qui croupissent dans les geôles marocaines, les démocrates, les progressistes et les militants des droits de l’homme marocains qui attendaient un geste du président français repasseront....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

En Alsace, le Front de gauche dit non à la fin de l’égalité

                                          Accueil

POLITIQUE -  le 5 Avril 2013
Référendum

En Alsace, le Front de gauche dit non à la fin de l’égalité

    
Mulhouse (Haut-Rhin), envoyée spéciale. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, ont rejeté avec force, mercredi soir, le projet de fusion des collectivités alsaciennes, lors d’un meeting à Mulhouse.
« Rien n’est joué. » À Mulhouse, le Front de gauche était déterminé à se faire entendre, mercredi soir, lors d’un meeting au parc des expositions en faveur du non au référendum de dimanche sur la fusion des conseils généraux et régional d’Alsace.
«Si le scrutin est local, l’enjeu est national ! » a lancé une nouvelle fois Aline Parmentier, secrétaire du PCF du Haut-Rhin, en ouverture du meeting. Un constat incarné par la présence du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et du coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. « Une région française va voter sur son avenir et sur l’avenir de la République dans l’indifférence générale », s’est indigné le premier, renchérissant, sur le ton de la boutade : « On ne sait même pas si le gouvernement est au courant. » 
« La question posée, à travers le rêve fou de Philippe Richert (président UMP de la région – NDLR) d’être élu prince d’Alsace, c’est que, pour la première fois en France, on propose à une partie du territoire national de se donner une identité, non pas avec tous les autres, mais à distance d’eux », a expliqué l’ex-candidat à la présidentielle, en appelant au « patriotisme républicain » des quelque 1 000 participants annoncés. Sur la forme comme sur le fond, c’est « une confiscation démocratique insupportable » qui est dénoncée.
Dans la salle, beaucoup sont militants politiques, mais des citoyens « pas spécialement engagés » ont aussi fait le déplacement. Comme Yacine, étudiant en droit, « venu (se) renseigner sur un projet décidé un peu à la va-vite ». Ou encore ce couple de retraités qui observe que « dans le journal, on ne parle jamais du non » et qui s’étonne d’avoir reçu avec ses bulletins de vote « un argumentaire pour le oui ». À leurs côtés, des militants syndicaux. Et pour cause : « On risque 3 000 suppressions d’emplois », explique Fabien Camus, en charge des services publics à la CGT du département.
« Ce projet est porteur d’une double logique mortifère : celle de l’austérité et celle de la compétitivité », enchaîne Pierre Laurent. « On essaie de faire croire aux Alsaciens qu’ils vont pouvoir se hisser tout seuls hors de la crise », poursuit-il, fustigeant la « rupture évidente de la cohésion nationale et du principe d’égalité », et discernant une « parenté avec l’ANI », qui « déconstruit le Code du travail ». Le projet prévoit, en effet, la possibilité d’adapter la législation. « Un asservissement social », selon Jean-Luc Mélenchon, qui développe : « La droite veut rompre avec tout cadre unique qui permet le rapport de forces. Ainsi, tout le monde devra niveler ses droits par le bas. » Une expérience qui a déjà un goût amer sur ce territoire, avec l’aéroport de Mulhouse-Bâle où s’applique le droit suisse, plus défavorable aux salariés.
Le Front de gauche ne se prononce pas pour autant pour le statu quo. Au contraire, « un renouveau démocratique » est plus que jamais nécessaire, selon les orateurs, qui en appellent à une VIe République fondée sur la coopération et la solidarité. En attendant, et à l’heure du report de l’acte III de la décentralisation, pour tous ce soir-là, un bon score du non, dimanche, pourrait marquer le début d’un vrai débat dans tout le pays.
Julia Hamlaoui

Mélenchon appelle à "une marche citoyenne le 5 mai" pour la VIème République

                                       Accueil

POLITIQUE -  le 5 Avril 2013

Mélenchon appelle à "une marche citoyenne le 5 mai" pour la VIème République

  
A la date anniversaire du second tour de l’élection présidentielle et de l'ouverture des Etats Généraux de 1789, Jean-Luc Mélenchon appelle à une grande marche citoyenne. Pour une VIème République, que le peuple passe un "grand coup de balai", sur cette république monarchique, pourrie par les intérêts financiers. Pierre Laurent "accueille favorablement l'idée de cette marche".
Mise à jour : Pour Pierre Laurent également, "l'heure est à la mobilisation".
"Jean Luc Mélenchon a proposé, ce matin sur France Info, d'organiser une marche citoyenne pour la VIe République, le 5 mai prochain. Les instances du Front de gauche auront à se prononcer sur cette proposition. Pour ma part, j'accueille favorablement l'idée de cette marche, dont les objectifs doivent être précisés. Le PCF tiendra lundi 8 avril, une réunion exceptionnelle de son comité exécutif national, à l'issue de laquelle je présenterais nos propositions dans une conférence de presse à 16 heures" a réagi le Secrétaire national du PCF dans un communiqué.
Revenant sur l'affaire Cahuzac ce matin sur France Info, le co-président du Parti de gauche estime que Hollande se trompe de diagnostique: "Non ce n'est pas une personne qui a failli. C'est un système qui révèle sa pourriture intrinsèque. Ce système qui a combiné les effets d'une monarchie quinquennale avec une irresponsabilité se diffusant à tous les étages par la concentration du pouvoir,  et le néo-libéralisme avec des flots d'argent qui circulent de tous les côtés... Une espèce d’oligarchie toute puissante s’est constituée, de tous puissants seigneurs et de leurs affidés dans le monde politique et médiatique.
La chaine des mensonges qui entoure Cahuzac commence dans le parti socialiste et finit au Front National. C’est invraisemblable, si on  nous avait dit ça il y a une semaine, ni vous ni moi on y aurait cru.
On ne peut  pas accepter que le peuple français, qui est humilié, la même semaine où on lui attaque ses acquis sociaux à l’Assemblée Nationale, il découvre ce spectacle lamentable, on ne peut pas accepter qu’il ne s'en mêle pas. C'est pourquoi je veux faire la proposition que l'on manifeste le jour anniversaire du 2ème tour de l'élection présidentielle, le 5 mai prochain dans la rue. Que l'on fasse une marche citoyenne pour la VIe République, c'est-à-dire pour que le peuple s'empare, par une Constituante, du grand coup de balai qu'il faut donner pour purifier cette atmosphère politique insupportable".
Comme un rappel de la (re)prise de la Bastille
Un changement de Constitution, l'idée est au coeur du programme du Front de gauche. Pour enrayer la confiscation du pouvoir par les intérêts privés, sous le vernis d’une démocratie aseptisée. C'est aussi ce qu'ont appelé de leur voeux 120 000 personnes, il y a un an, le 18 mars, place de la Bastille, à Paris, pour la «marche pour la VIe République».
Portant haut sa détermination à ce que le peuple reprenne le pouvoir, le programme du Front de gauche a démontré que la question du régime politique n’est pas une affaire de juristes mais bien une condition de la révolution citoyenne. «Prenez le pouvoir», c’est le slogan du Front de gauche.
Au programme : indépendance de la justice et des médias, citoyenneté de résidence pour les étrangers, droit d’intervention dans la gestion des entreprises, nouvelle décentralisation et autonomie des collectivités…
"Les institutions de la Ve République ont fait leur temps. Leur présidentialisme a avivé la crise de la politique. Elles ne permettent pas de passer d’une logique de concentration des pouvoirs à une diffusion des responsabilités dans tout le corps social. Nous nous plaçons donc dans la perspective d’une VIe République, fondée sur une démocratie pleinement participative, dans une France débarrassée de la tutelle des marchés financiers", dans "Une VIe République solidaire et démocratique", datée de novembre 2005, document de référence du PCF.

Mélenchon veut un "coup de balai" - Vidéo Dailymotion

Mélenchon veut un "coup de balai" - Vidéo Dailymotion

Le « système » rattrape Le Pen

                                          Accueil

POLITIQUE -  le 5 Avril 2013
Fraude

Le « système » rattrape Le Pen

            
                       Philippe Péninque (à gauche), en avril 2007. Image canal +
L’avocat Philippe Peninque, qui a ouvert le compte en Suisse de Cahuzac, est aussi un proche du Front national.
L’opération « mains propres » de Marine Le Pen, les Ardennais en rient encore. En visite mardi dans cette terre marquée par la désindustrialisation, la présidente du Front national voulait récupérer à son compte l’affaire Cahuzac. « Nous n’avons pas d’amis chez les journalistes, chez les grands patrons, dans la grande finance ou les laboratoires pharmaceutiques, c’est une garantie que nous pourrons gouverner sans être l’otage de telle ou telle influence. » Déclaration prématurée : quelques minutes plus tard était dévoilée l’identité de l’avocat qui avait ouvert le compte en Suisse de Jérôme Cahuzac. Il s’agit d’un proche de l’héritière du FN.
Philippe Peninque, spécialisé dans les montages fiscaux, ancien du GUD et ami du ministre, est également l’un des conseillers de Marine Le Pen. Employé à rétablir la situation financière du parti après l’échec électoral de 2007 ou à préparer un voyage de la présidente en Russie, c’est un homme précieux pour le parti d’extrême droite. C’est lui qui a appris à sa « grande amie » l’existence du compte en Suisse du ministre : « Je lui ai dit que j’étais ami avec Jérôme Cahuzac », et que « j’avais ouvert ce compte », expliquait récemment le banquier officieux du FN, qui se serait bien passé de cette publicité, à la Radiotélévision suisse.
Marine Le Pen, dont la famille a longtemps bénéficié du placement en douce, par son père, de l’héritage Lambert en Suisse (à lire ci-dessous), enrage d’être prise à son propre jeu : le gouvernement ne pouvant pas, selon elle, ignorer la situation, elle avait réclamé sa démission et la dissolution de l’Assemblée nationale. Un peu vite, semble-t-il.
  • Lire aussi :

Comptes et légendes des Le Pen: un Front plus familial que national

                                           Accueil

POLITIQUE -  le 17 Avril 2012

Comptes et légendes des Le Pen: un Front plus familial que national

         
« Mieux vaut hériter de bons chromosomes conduisant à la richesse, plutôt que de faibles chromosomes qui vous font perdre le magot légué. » Cette citation tirée de « Droite et démocratie économique », une brochure rédigée par Jean-Marie Le Pen en 1978, pourrait figurer au fronton de sa propriété du très chic parc de Montretout, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), tant la famille Le Pen en a fait son code de conduite. Car si l’ancien président du Front national hier, et sa fille Marine Le Pen aujourd’hui, tentent de présenter le FN comme « le premier parti ouvrier de France », ses dirigeants roulent plutôt sur l’or.
Jean-Marie Le Pen confiait à Henri Chapier, sur son « Divan », le 9 décembre 1989, n’avoir « aucun problème avec l’argent. Quand on n’en a pas besoin, on est un homme libre. » Le patriarche a su mettre sa famille à l’abri du « besoin ». Après la destruction de leur appartement dans l’attentat de la Villa Poirier, et un séjour de trois mois chez leur ami Jean-Marie Le Chevallier, les Le Pen s’installent à Saint-Cloud, dans la demeure de Montretout, chez Hubert Lambert. Nous sommes en 1976, « l’année qui voit changer la situation matérielle de Jean-Marie Le Pen dans des proportions notables », note Eric Roussel dans « Le cas Le Pen », paru en 1985. ...
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

Ce vendredi dans l'Humanité : du scandale Cahuzac à la crise de système

                                         Accueil

POLITIQUE -  le 5 Avril 2013

Ce vendredi dans l'Humanité : du scandale Cahuzac à la crise de système

                     
Avec la mise au jour d’un véritable système mondialisé d’évasion fiscale par des médias du monde entier et l’affaire de fraude de l’ex-ministre du Budget, la mainmise des intérêts privés sur la chose publique interpelle les politiques. Le PCF réclame une convocation extraordinaire du Parlement.
  • Sur le même sujet :
Qui connaissait les secrets de l'ex-ministre du budget ?
Le système rattrape Le Pen

Mélenchon propose une « marche citoyenne pour la VIe République » et pour « une Constituante » le 5 mai

                                          http://parti-ouvrier-independant.fr


Mélenchon propose une « marche citoyenne pour la VIe République » et pour « une Constituante » le 5 mai

s'informerEn réagissant à l’affaire Cahuzac, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, a proposé ce matin sur France Info « une marche citoyenne pour la VIe République », le 5 mai, « pour que le peuple s’empare par une Constituante du grand coup de balai qu’il faut donner pour purifier cette atmosphère politique absolument insupportable ».
Sur son blog personnel, il précise qu’il a fait cette proposition « après tour de table avec [ses] camarades ».
À la mi-journée, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a fait savoir qu’il « accueille favorablement l’idée de cette marche, dont les objectifs doivent être précisés, avec la volonté de permettre à toutes celles et ceux qui dans le pays veulent ouvrir la voie à une politique de gauche de se rassembler ». Il a précisé que « les instances du Front de Gauche auront à se prononcer sur cette proposition » et que le PCF, quant à lui, « tiendra lundi 8 avril, une réunion exceptionnelle de son comité exécutif national ».
Relayant les déclarations du président de la République François Hollande et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le ministre du Travail, Michel Sapin a rejeté toute idée de changement dans le gouvernement. « On ne va pas faire un remaniement parce qu’un ministre, qui n’est plus membre du gouvernement, s’est comporté il y a plusieurs années de manière inadmissible, et en cachant la vérité, de manière coupable », a-t-il dit ce matin sur France 2.
filet pointilles gris

« Le pays s’enfonce parce que le gouvernement Hollande-Ayrault a décidé de se soumettre aux exigences de la troïka

picto_prendre_position

ll y a urgence. Le pays s’enfonce. Les usines ferment les unes après les autres. Les services publics sont dévastés. Les droits ouvriers sont menacés.
Il y a urgence. Le pays s’enfonce au seul motif que la troïka (Commission européenne-Banque centrale européenne- Fonds monétaire international) décide de poursuivre impitoyablement la mise en œuvre de ses plans pour satisfaire aux appétits des marchés.
Il y a urgence. Le pays s’enfonce parce que le gouvernement Hollande-Ayrault a décidé de se soumettre totalement aux exigences de la troïka et du capital financier.
Dans son discours, Hollande a clairement fait référence aux « partenaires sociaux », invités, une nouvelle fois, à prendre en charge cette politique destructrice, notamment au sujet des retraites. C’est ce qu’il avait déjà tenté de réaliser pour mettre en œuvre la flexibilité, entraînant le refus des confédérations FO et CGT de s’associer à l’accord scélérat Medef-CFDT-gouvernement. C’est ce qu’il voudrait tenter à nouveau pour faire passer la contre-réforme des retraites (et qu’il envisage même de « constitutionnaliser » en inscrivant dans la Constitution l’obligation au « dialogue social »).
Pour se sauver de la catastrophe qui avance à grands pas, pour bloquer les contre-réformes et l’austérité, la classe ouvrière n’a qu’une voie, celle de l’unité et de l’indépendance de ses organisations. C’est la voie qui conduira à remettre en cause le carcan de l’Union européenne et des traités (en particulier le TSCG). C’est la voie qui, à travers le combat commun des travailleurs et des peuples, forgera les premiers maillons de l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe.
Forger aujourd’hui l’unité des travailleurs et des organisations pour bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement Hollande-Ayrault
Forger aujourd’hui l’unité des travailleurs et des organisations pour bloquer la politique anti-ouvrière du gouvernement Hollande-Ayrault, c’est la condition pour ouvrir la voie à une autre politique fondée sur la satisfaction des besoins de la population :
  • une politique qui garantit l’emploi par l’interdiction des licenciements et le rétablissement des emplois supprimés dans les services publics,
  • une politique qui garantit les conquêtes ouvrières, des retraites et de la Sécurité sociale par l’abrogation des exonérations accordées aux patrons,
  • une politique qui garantit l’égalité de droit des citoyens dans une République une et indivisible fondée sur la libre administration des communes et le respect des prérogatives des élus.
Une telle politique, conforme à la démocratie et aux besoins du plus grand nombre, est contradictoire à la dictature de l’Union européenne et de la troïka.
Il s’agit de regrouper les forces pour préparer les combats qui s’annoncent.
Dans ce but, nous invitons travailleurs, militants, élus de toutes tendances à participer nombreux aux assemblées- débats, meetings et réunions publiques organisés par le Parti ouvrier indépendant dans toute la France.
Paris, le 29 mars 2013

Ayrault demande à Cahuzac de renoncer à ses indemnités d'ex-ministre


Ayrault demande à Cahuzac de renoncer à ses indemnités d'ex-ministre

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 
Par 

                          Jérôme Cahuzac et Jean-Marc Ayrault pendant une séance de questions au gouvernement, le 20 février à l'Assemblée nationale.
Jean-Marc Ayrault vient d'écrire à Jérôme Cahuzac pour lui demander de renoncer aux indemnités auxquelles il a droit après son départ du gouvernement, a appris Le Monde. Une information officialisée par Matignon sur Twitter peu après nos révélations :


Selon une loi organique de 1958, les anciens membres du gouvernement ont en effet le droit de toucher pendant six mois leur rémunération de ministre.Soit 9 940 euros par mois.
Dans cette lettre à l'ancien ministre, M. Ayrault relève que M. Cahuzac a"juridiquement droit" à ces indemnités. Mais "compte tenu des circonstances", le chef du gouvernement lui demande d'y "renoncer".
L'ancien ministre a reconnu mardi avoir un compte à l'étranger depuis vingt ans, ce qu'il avait nié avec aplomb, à plusieurs reprises et y compris jusque devant l'Assemblée nationale. Il a été mis en examen par les juges d'instruction du pôle financier pour "blanchiment de fraude fiscale" et"blanchiment de fonds provenant d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou produits sont pris en charge par la Sécurité sociale".