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mardi 5 mars 2013

Pas de fumée blanche pour l’Italie

                                                          Marianne


Pas de fumée blanche pour l’Italie

Mardi 5 Mars 2013 à 12:00 |

PAR ARIEL F. DUMONT - CORRESPONDANTE À ROME

Prise entre la faucille de Beppe Grillo qui refuse de tendre la main à ses adversaires et le marteau des démocrates qui ne veulent pas s’allier avec la droite berlusconienne, l’Italie s’enfonce dans l’instabilité. 


MISTRULLI LUIGI/SIPA
MISTRULLI LUIGI/SIPA
Une semaine après les législatives italiennes, la situation politique est encore et toujours au point mort. Le parti démocrate qui a obtenu la majorité absolue au parlement mais pas au sénat, refuse l’idée d’une alliance-même provisoire- avec la droite berlusconienne. Les centristes regroupés sous les drapeaux en berne de Mario Monti après la défaite électorale,  tentent de se faire oublier. Enfin, Beppe Grillo comique et fondateur du Mouvement5stelle, refuse de discuter avec les «politiciens magouilleurs ».   
 
Pour débloquer la situation, rassurer les partenaires et les marchés en embuscade, le chef de l’Etat aurait déjà préparé un plan B. L’idée de Giorgio Napolitano serait d’anticiper la réouverture des deux chambres au 12 mars prochain. Une opération qui lui permettrait d’entamer les consultations prévues par la Constitution en convoquant les chefs de partis d’ici la fin de la semaine prochaine. Selon une source proche de Giorgio Napolitano, le chef de l’Etat devrait d’abord confier un mandat exploratoire au patron des démocrates Pierluigi Bersani. Tout en sachant que cette opération est vouée à l’échec, le Mouvement5stelle n’ayant pas l’intention de voter la confiance « au centre-gauche  comme aux autres », c'est-à-dire la droite.  
 
Toujours selon cette source, le président de la République qui veut trouver rapidement un premier ministre, a déjà inscrit deux noms sur ses tablettes : Giuliano Amato et Matteo Renzi. Economiste renommé au niveau international, ancien président du Conseil et ministre de l’Intérieur du gouvernement Prodi en 2006, Giuliano Amato fait figure de favori.  Seul point noir : les Italiens le détestent. Pour dévaluer la lire italienne prise dans la tourmente en 1992, l’alors président du Conseil avait organisé en pleine nuit, le prélèvement de 0,07% du montant déposé par tous les Transalpins sur leurs comptes bancaires.  
 
En ce qui concerne Matteo Renzi, le très populaire maire de Florence et probable futur patron du parti démocrate (Pd), n’a pas  envie de se bruler les ailes. Battu en octobre dernier par Pierluigi Bersani aux primaires du Pd, ce quadragénaire politiquement proche de Tony Blair, sait que le prochain gouvernement est déjà condamné à mort. Et que de nouvelles élections législatives seront organisées avant l’hiver prochain.  ...
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Femme la plus riche du monde: Liliane Bettencourt ne connaît pas la crise !

                                                          Marianne

CHRONIQUE

Femme la plus riche du monde: Liliane Bettencourt ne connaît pas la crise !

Mardi 5 Mars 2013 à 12:00 | 

LAURENT NEUMANN - MARIANNE


JDD/SIPA
JDD/SIPA
Et l’Oscar de la femme la plus riche du monde est attribuée à… Liliane Bettencourt ! La fortune de l’héritière du groupe L’Oréal est désormais évaluée à 23 milliards d’euros. En une année, elle s’est enrichie de 4,6 milliards d’euros supplémentaires, soit plus de 383 millions d’euros par mois. Si vous préférez 13 millions d’euros de plus par jour ! Sans travailler plus, évidemment… En période de crise, ces chiffres donnent le vertige, sinon la nausée. 

La richissime nonagénaire détrône ainsi Christy Walton, héritière elle aussi des hypermarchés WalMart. Elle devance même le n°1 mondial du luxe, Bernard Arnault, Pdg du groupe LVMH (22 milliards d’euros). Il faut dire que L’Oréal, groupe dont elle possède environ 30% des parts, a accompli une année 2012 exceptionnelle. Et L’Oréal est une entreprise made in France. Cocorico, donc. 

Ce classement délivre surtout l’un des grands enseignements de la crise qui secoue nos économies depuis 2008 : plus la crise s’aggrave, plus les ultrariches s’enrichissent. Plus la crise provoque de dégâts sociaux, chômage de masse, fermetures d’entreprises… plus le nombre de milliardaires dans le monde augmentent. Cherchez l’erreur ! Selon ce palmarès 2012, la planète Terre compterait désormais 1 426 milliardaires, soit 200 de plus que l’an dernier. En 2011, ils totalisaient 3 600 milliards d’euros. Désormais, leur patrimoine dépasse 4200 milliards. ...
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Plus grandes fortunes du monde: Bettencourt passe devant Arnault

                                             Challenges

Plus grandes fortunes du monde: Bettencourt passe devant Arnault

Créé le 04-03-2013 à 17h27 - Mis à jour le 05-03-2013 à 08h30

Carlos Slim domine toujours le classement annuel établi par Forbes devant Bill Gates etAmancio Ortega. Liliane Bettencourt, 9ème, est la première femme du palmarès.

Liliane Bettencourt est la femme mais aussi la Française la plus riche du monde selon le classement 2013 du magazine américain Forbes. ( GRAF JACQUES/JDD/SIPA)
Liliane Bettencourt est la femme mais aussi la Française la plus riche du monde selon le classement 2013 du magazine américain Forbes. ( GRAF JACQUES/JDD/SIPA)
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Pour la quatrième année consécutive, le Mexicain Carlos Slim arrive en tête du classement annuel 2013 des milliardaires établi par le magazine américain Forbes qui, au total, a en recensé 1.426 dans le monde. Un niveau jamais atteint jusqu'alors.
Avec une fortune estimée à 73 milliards de dollars (4 milliards de plus par rapport à l'an dernier), le roi mexicain des télécommunications devance l'Américain Bill Gates, co-fondateur de Microsoft (67 milliards, 6 milliards de plus par rapport à 2012).
L'Espagnol Amancio Ortega se hisse sur la troisième marche du podium. Le créateur de la marque de vêtements Zara (57 milliards, soit 19,5 milliards de plus) gagne en effet deux places et passe devant l'homme d'affaires et philantrope américain Warren Buffett, 4e avec 53,5 milliards (9,5 milliards de plus par rapport à 2012).
Bettencourt passe devant Arnault
La Française Liliane Bettencourt s'impose, elle, comme la femme la plus riche au monde. Avec une fortune estimée à 30 milliards de dollars (soit 6 milliards de plus qu'en 2012), la fille du fondateur deL'Oréal, veuve d'André Bettencourt, passe de la 15e à la 9e place et repasse devant Bernard Arnault. Selon les calculs de Forbes, la fortune du propriétaire du groupe LVMH a fondu en un an, passant de 41 à 29 milliards de dollars. Il glisse ainsi de la 4e à la 10e place du classement. 
Pour les plus fortunés de la planète, la crise n'est pas un problème: ils sont cette année 1.426 milliardaires, 200 de plus que l'an dernier et un record absolu depuis 26 ans que le classement existe. Tous ensemble, ces ultra-riches -dont 138 femmes- pèsent 5.400 milliards de dollars, contre 4.600 milliards l'an dernier, selon Forbes......
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Les syndicats dans la rue pour dénoncer l'accord sur l'emploi

                                           Challenges

Les syndicats dans la rue pour dénoncer l'accord sur l'emploi

Créé le 05-03-2013 à 08h58 - Mis à jour à 20h44

CGT, FO, FSU, Solidaires avaient appelé à la mobilisation pour empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi,. Au final, plus de 200 000 manifestants ont répondu à l'appel, selon les syndicats.

Bernard Thibaut et Jean-Claude Mailly (c) Sipa
                                                                        Bernard Thibaut et Jean-Claude Mailly (c) Sipa
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Les manifestations mardi contre le projet de loi sur l'emploi à l'appel de la CGT et de FO , avec le soutien de la FSU et de Solidaires, ont rassemblé "plus de 200.000 personnes" dans tout le pays, et constituent "un véritable succès", ont annoncé la CGT et FO.
"Plus de 200.000 salariés actifs, retraités et privés d'emploi ont indiqué au Medef, au gouvernement et aux parlementaires leur refus de la précarité, de la flexibilité, du chômage et des bas salaires", indique dans un communiqué la CGT en soulignant que 175 manifestations et rassemblements ont eu lieu dans tout le pays.
La CGT affirme "poursuivre sa campagne d'information et de mobilisation en vue du prochain débat parlementaire en avril" sur le projet de loi "pour gagner des mesures favorables aux salariés".
De son côté, Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, a affirmé dans un communiqué qu'"avec plus de 200.000 manifestants sur l'ensemble du territoire, la mobilisation contre l'accord du 11 janvier et sa transposition législative est réussie".
Force ouvrière "continuera à intervenir auprès du gouvernement et des parlementaires" appelés à débattre du projet et "continuera à dénoncer un +accord loi+ destructeur de droits sociaux et qui fait de la flexibilité une priorité", ajoute M. Mailly.
174 manifestations recensées dans toute la France
Quatre syndicats, CGT, FO, FSU, Solidaires, ont mis tout leur poids dans la balance, ce mardi  pour empêcher l'adoption du projet de loi sur l'emploi, en appelant à des manifestations et des grèves à la veille de la présentation du texte en Conseil des ministres, avec le soutien du Front de gauche et quelques parlementaires PS.
Pour cette journée "interprofessionnelle unitaire à l'appel de la CGT et FO, soutenue par la FSU et Solidaires, nous recensons 174 manifestations et rassemblement", indique la CGT.
Des préavis de grève sont déposés dans de nombreux secteurs. Mais à la SNCF et à la RATP les directions prévoient un trafic normal.
Dans des départements, les syndicats étudiant UNEF et lycéen UNL se sont associés au mouvement.
La CGT et FO ensemble, "c'est en soi un événement"
A Paris, les numéros un de la CGT, Bernard Thibault, et de FO Jean-Claude Mailly, vont défiler côte à côte, une première. Le cortège part en début d'après-midi de la place du Châtelet vers l'Assemblée nationale.
FO et CGT "main dans la main, c'est en soi un événement", a relevé Bernard Thibault. L'appel commun à une mobilisation des deux syndicats, historiquement "frères ennemis", est en effet une première.
Depuis la signature le 11 janvier de l'accord sur la sécurisation de l'emploi par trois centrales - CFDT, CFTC, CFE-CGC - et le patronat, la CGT et FO, qui ont refusé leur paraphe, crient à la "la régression sociale" et reprochent à l'accord de faciliter les licenciements et d'accroître la précarité.
Bernard Thibault a dit espérer "plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues". Et si cela "ne suffit pas, nous continuerons", a-t-il prévenu. Il faut "accroître la pression. Nous allons continuer sur notre ligne: non à l'accord et à sa transposition", a martelé Jean-Claude Mailly,
Devant l'Assemblée en avril....
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LE DESSIN DU JOUR de PLANTU Le MONDE du 6.03.2013

                     
                                 LE DESSIN DU JOUR  de PLANTU    Le MONDE du 6.03.2013


                         Le dessin de Plantu dans Le Monde daté du mercredi 6 mars 2013.

Le nouveau président chinois va-t-il changer son pays ?

                                                        

Le nouveau président chinois va-t-il changer son pays ?

Mis à jour le  , publié le 
                                 Xi Jinping, le 11 décembre 2012 à Shenzhen (Chine).
                                             Xi Jinping, le 11 décembre 2012 à Shenzhen (Chine).
                                                                (LAN HONGGUANG / XINHUA / AFP)

Secrétaire général du Parti communiste, chef des armées, et enfin président de la République populaire de Chine. A la fin de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire qui s'est ouverte mardi 5 mars, Xi Jinping tiendra tous les leviers du pouvoir entre ses mains, quatre mois après le Congrès du parti qui l'a propulsé à la tête du régime.
Au cours de ces premiers mois, celui qui dirigera le nouvel exécutif chinois pour les dix prochaines années a multiplié annonces et visites officielles aux quatre coins du pays pour tracer les grandes lignes de son mandat. Que nous disent ses premiers pas sur l'avenir de la Chine ? Eléments de réponse.

Un leader "normal"

Pas de tapis rouge, de banquets extravagants, d'encombrantes mesures de sécurité ni de routes barrées. Dès son premier déplacement hors de Pékin, début décembre à Shenzhen (sud de la Chine), Xi Jinping s'est affiché en numéro un "normal", simple et discret. Il a même pris un bain de foule et serré quelques mains, un exercice rare dans un pays où les apparitions publiques sont d'ordinaire extrêmement chorégraphiées.
                                          Xi Jinping discute avec des habitants, le 11 décembre 2012 à Shenzhen (Chine).
                     Xi Jinping discute avec des habitants, le 11 décembre 2012 à Shenzhen (Chine).
                                                            (LAN HONGGUANG / XINHUA / AFP)
Il a entretenu cette image en recommandant aux officiels de réduire leur train de vie. Le menu de l'un de ses dîners, composé de "quatre plats et une soupe", a été publié par l'agence officielle Chine nouvelle et abondamment commenté sur les réseaux sociaux fin décembre, rapporte le Wall Street Journal (en anglais)....
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«Si cela continue, il faudra bientôt mettre le feu au Code du travail»

http://www.liberation.fr/


«Si cela continue, il faudra bientôt mettre le feu au Code du travail»

5 mars 2013 à 19:59
                                Des ouvriers de l'usine PSA d'Aulnay à Paris mardi 5 mars 2013.
            Des ouvriers de l'usine PSA d'Aulnay à Paris mardi 5 mars 2013. (Jacky Naegelen. Reuters)
    REPORTAGE A Paris, plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce mardi contre l'accord sur l'emploi. Selon les syndicats, les défilés ont rassemblé 200.000 manifestants en France.
«Je n’ai pas voté François Hollande car je savais que c’était la même chose, le même baratin». Mohamed s'énerve. Employé à l’usine PSA d’Aulnay, il est venu grossir les rangs de la manifestation parisienne de mardi après-midi, avec 250 de ses collègues. 200 000 personnes, selon la CGT et FO, ont manifesté dans toute la France afin de dénoncer l'accord sur l’emploi, prochainement discuté à l'Assemblée nationale. A Partis, le défilé a rassemblé 9.000 personnes selon la police, 30.000 selon la CGT.
Le cortège parisien, qui est parti à 14h30 de la place du Châtelet avant de rallier l’Assemblée nationale, a été très peu bruyant. En dehors des mégaphones des syndicalistes, peu de manifestants ont donné de la voix. Seuls Mohamed et les autres ouvriers d’Aulnay se sont fait entendre, au cri de «Interdiction des licenciements, aucune usine ne doit fermer».
Mais la frustration était palpable dans tout le cortège. «Je suis très déçu par François Hollande» dit Serge, un salarié de 57 ans, qui a voté socialiste au second tour de la présidentielle. «Le gouvernement est allé trop loin dans le détournement de nos attentes.»
Jean-Pierre, 66 ans et tout juste retraité : «Il n’y a pas de rupture avec le précédent gouvernement.» Il estime qu’au rythme où vont les choses, les retraites ne sont «pas garanties». Les revendications sont claires, «il n’y a pas besoin de les répéter» et pas besoin de les crier. Avec sa pancarte CGT autour du coup, Christian, un syndicaliste de 50 ans, regrette le silence dans le cortège : «Depuis des années, la combativité du monde ouvrier n’est pas très haute. On prend des coups, mais on ne trouve pas l’énergie pour les rendre.»

«Une forme de régression sociale»

Pour mobiliser davantage, les syndicats devront aussi faire preuve de plus de pédagogie. Il n’était pas rare ce mardi de croiser des manifestants qui savaient pourquoi ils étaient présents, mais qui avaient du mal à l’expliquer clairement. ....
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L'aile gauche du PS à Hollande : "François, change de cap, et vite !"

                                                


L'aile gauche du PS à Hollande : "François, change de cap, et vite !"

Mis à jour le  , publié le 
                      La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, le conseiller régional Emmanuel Maurel et le député Jérôme Guedj, tous trois membres de l'aile gauche du PS, le 9 octobre 2012 à Paris.
La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, le conseiller régional Emmanuel Maurel et le député Jérôme Guedj, tous trois membres de l'aile gauche du PS, le 9 octobre 2012 à Paris.
(MAXPPP)

Accord sur l'emploi, réforme des retraites, budget européen… Sujet après sujet, l'aile gauche du Parti socialiste constate avec effarement les directions prises par François Hollande depuis le 6 mai. Alors que la CGT et Force ouvrière appellent les salariés à descendre dans la rue, mardi 5 mars, le secrétaire national du PS, Emmanuel Maurel, appelle solennellement le chef de l'Etat à "rester fidèle à ses engagements" de campagne et à "changer de cap".
Francetv info : Dans un sondage paru dimanche, 44% des électeurs de François Hollande se disent déçus de ses dix premiers mois à l'Elysée. En faites-vous partie ?
Emmanuel Maurel : Le chômage explose, la précarité aussi… Je ne crois pas qu'il y ait de colère vis-à-vis de François Hollande, mais il y a des doutes, de l'inquiétude, de la circonspection à l'égard de la politique qui est menée. En ce qui me concerne, j'ai milité comme un fou pour François Hollande durant la campagne. Le discours du Bourget m'avait incroyablement enthousiasmé. Alors je me bats pour que l'on reste fidèle aux engagements qui ont été pris. Il est temps de changer de cap, d'ouvrir une nouvelle ère, et vite.
Ce mardi, la CGT et Force ouvrière appellent les salariés à manifester contre l'accord sur l'emploi négocié en janvier et signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Vous joindrez-vous à cette manifestation ?
Oui, j'irai avec mes camarades saluer les responsables syndicaux qui ont préparé cette manifestation. C'est logique, puisqu'elle est organisée contre un accord qui précarise largement les salariés. Dans le cortège, 90% des manifestants seront des personnes qui ont voté François Hollande au deuxième tour. Il s'agit de nos électeurs, ils s'inquiètent par rapport à cet accord, et ils ont raison d'être inquiets.
Que reprochez-vous à ce texte ?
Qu'on le veuille ou non, on reprend les fameux accords compétitivité-emploi de Sarkozy, que François Hollande avait condamnés il y a un an avec beaucoup de force. Si ce texte est adopté, le contrat de travail primera sur la loi, et un accord d'entreprise permettra de baisser le salaire ou d'augmenter le temps de travail. Soyons francs : si on se replace un an en arrière, était-il imaginable que la gauche puisse accepter un tel recul ? Par ailleurs, je ne vois pas bien en quoi le fait de licencier plus facilement des salariés va contribuer à lutter contre le chômage.
François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont déjà prévenu qu'il n'était pas question de toucher à cet accord. Comment espérez-vous améliorer le texte ?
Faire vivre le dialogue social, c'est très bien. Mais pendant la campagne, on a promis de revaloriser le Parlement, de redonner un rôle majeur aux députés et aux sénateurs… Et aujourd'hui, voilà qu'on demande aux parlementaires d'être les greffiers d'un accord de syndicats, qui ne représentent même pas la majorité des salariés ! Il y a là un vrai problème. Les parlementaires doivent jouer tout leur rôle. Au sein du groupe socialiste à l'Assemblée et au Sénat, il y aura donc des amendements pour améliorer ce texte.
Sur un autre sujet majeur, celui de la réforme des retraites, on parle déjà d'allonger la durée de cotisation, de repousser l'âge légal de départ… Ces premières pistes vous inquiètent-elles ?
Bien sûr. On sait très bien que l'aggravation du déficit du système s'explique par le fait que le chômage explose et qu'il y a donc moins de cotisants. Quand on est un socialiste conséquent, la première réponse que l'on doit apporter à un tel problème, c'est derelancer l'emploi. Comment peut-on envisager de reculer l'âge de départ à la retraite, alors que l'une des plaies du système français, c'est qu'il y a des gens qui, lorsqu'ils perdent leur emploi à 55 ans, ne retrouvent plus de boulot ? Quant à une baisse des pensions, elle menacerait dangereusement le pouvoir d'achat, et donc la relance. Encore une fois, faisons attention à ce que l'on préconise en tant que socialistes une fois au pouvoir, par rapport à ce que l'on proposait il y a encore quelques mois.
Comment expliquez-vous qu'en un an, il y ait une telle différence entre les promesses du candidat François Hollande et les décisions du président ?
Je me pose la question… Il y a manifestement un refus de la part de l'exécutif d'affronter un rapport de force, au prétexte qu'il nous serait défavorable. Il y a une forme de défaitisme social. En la matière, l'exemple des "pigeons", il y a quelques mois, était frappant : face à quelques entrepreneurs qui avaient quelques amis sur Facebook, on a aussitôt reculé, plutôt que de dire qu'on avait 16 millions d'électeurs derrière nous. 
Avez-vous le sentiment que vos appels et vos avertissements sont écoutés par François Hollande ?
Notre parole est en tout cas écoutée et partagée par une bonne partie des militants socialistes, et plus largement parmi les partis de gauche. Par contre, je constate en effet que l'exécutif reste totalement sourd à ce que l'on raconte. Pourquoi ? Parce qu'à trop craindre madame Merkel et les marchés financiers, on en oublie aussi celles et ceux qui nous ont élus. C'est pour cela qu'on appelle François Hollande à réorienter sa politique. Il n'est pas encore trop tard : nous ne sommes qu'au début du quinquennat…

Aile gauche du PS, le changement c’est «Maintenant» ?

http://blogdenico.fr


"On ne fera pas un monde différent avec des gens indifférents" Arundhati Roy

Aile gauche du PS, le changement c’est «Maintenant» ?

Dans mon article précédent, je revenais sur la décennie 80, celle du grand tournant libéral dont le PS a été l’un des artisans…tout le PS ? Pas tout à fait, cardès 82-83 des voix contestataires se faisaient entendre au sein du parti, notamment celle de Jean Pierre Chevènement, dont les analyses avphoto_1320676801302-7-0aient d’ailleurs un caractère assez visionnaire. D’autres ont suivi comme le trio Mélenchon-Dray-Lienemann de la « Gauche socialiste », durant les années 90, Hamon et son « Monde d’avance »plus récemment, ou encore Montebourg lors des primaires. En tant qu’ancien électeur du PS, j’ai longtemps partagé les positions de son aile gauche, tout en constatant son impuissance à freiner la dérive du parti vers le centre-droit. Plus tard,  je me suis dit que Mélenchon avait eu raison de partir et que son combat serait plus efficace hors du parti qu’en son sein. Plus efficace cela reste à démontrer, et l’histoire des gauches plurielles ou le parcours de Chevènement montrent qu’il est difficile pour des partis minoritaires d’exister à gauche du PS. Quoi qu’il en soit, dans cette période de crise, où le PS est de nouveau au pouvoirLogo-MaintenantLaGauche-coul-moyen et semble prêt à aller encore plus loin dans le libéralisme, j’ai eu envie de m’intéresser à l’aile gauche actuelle, à ses critiques comme à ses propositions. ....
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Detroit, ville symbole des États-Unis, est au bord de la faillite


Detroit, ville symbole des États-Unis, est au bord de la 

faillite

s'informerVendredi 1er mars, Rick Snyder, gouverneur républicain du Michigan, a lancé une procédure d’urgence financière pour conduire à la mise sous tutelle de la ville de Detroit, endettée à près de 15 milliards de dollars.
Cette ancienne capitale de l’automobile, ville à très grande majorité noire et votant pour le parti Démocrate, a perdu presque les deux tiers de ses habitants depuis les années 1950, quand elle était la quatrième ville des USA. Les licenciements se sont comptés par dizaines de milliers, la ville est devenue sinistrée par la misère, les tensions raciales, l’insécurité.
La destruction de l’industrie a privé la ville de l’essentiel des impôts qu’elle percevait, entraînant une forte dégradation des services publics.
Dans le cas de mise sous tutelle de la ville, un superviseur pourrait fermer des services publics entiers, privatiser des biens publics, modifier les contrats des agents municipaux …
L’éditorial du journal en ligne Detroit Free Press (3 mars), lui donne déjà plusieurs recommandations dont celle-ci : que la ville se décharge des cinq milliards dollars d’aide médicale à ses agents retraités, sur les syndicats qui ouvriraient un fonds d’assurance volontaire du genre de celui géré par le syndicat de l’automobile UAW.
Le sénateur démocrate, Coleman Young II, a  déclaré : « Cela va être un cauchemar. Je pense qu’ils vont  simplement venir et vendre tous les actifs. Ils ne nous laisseront rien. Mais même après la vente des actifs, nous  aurons encore des dettes. »