Translate

dimanche 20 janvier 2013

Rythmes scolaires : l’obstination du ministère et du maire de Paris se heurte à la grève des enseignants parisiens et de leurs syndicats


Rythmes scolaires : l’obstination du ministère et du

 maire de Paris se heurte à la grève des enseignants 

parisiens et de leurs syndicats

Manifestation de parents et d'enseignants à Paris pour exiger l'annulation des fermetures de classe annoncées pour la rentrée 2012-2013.
s'informer
Le ministre de l’Education Nationale qui déclare maintenir sa réforme des rythmes scolaires et M. Delanoé, maire de Paris qui déclare l’appliquer à la rentrée 2013, se voient confrontés à la grève des enseignants parisiens du primaire.
Rejetée par la Commission d’évaluation des normes et par le Conseil supérieur de l’Education, cette réforme dont l’enjeu a été reprécisé pour le ministre Peillon : « agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial », est jugée inégalitaire et trop coûteuse par les collectivités territoriales, en particulier par les petites communes. Pourtant, a répété jeudi le ministre, le gouvernement ne reculera pas et fera passer la loi par décret.
Malgré la mobilisation des enseignants et de leurs syndicats fin 2012, le maire de Paris a déclaré qu’il appliquerait pour sa part la réforme dès la rentrée 2013. Les syndicats parisiens SNUIPP-FSU, SNUDI-FO, Se-Unsa, Sud Education, CNT-Ste, CGT Educ’Action ont donc appelé ensemble à faire grève et à manifester mardi 22 janvier en direction de l’Hôtel de Ville, « pour l’abandon de la réforme des rythmes scolaires et contre sa mise en place à la rentrée 2013″.
Le Parisien du 18 janvier 2013 relève que « la contestation des profs et des parents se propage comme une trainée de poudre ». Les syndicats annoncent une grève « historique » avec plus de 90% de grévistes.
Déjà, vendredi, selon une enseignante parisienne, sur 662 écoles à Paris, 300 environ étaient fermées et 150 autres comptaient de nombreux grévistes.
filet pointilles gris
picto_prendre_position

La réforme des rythmes scolaires et la loi Peillon de refondation de l’école : une même logique contre l’instruction des enfants !

Vignette tract poi 75
Cliquer pour télécharger et imprimer le tract
(Tract diffusé cette semaine par les comités parisiens du POI à la population et aux parents d’élèves) Le 23 janvier, le ministre Vincent Peillon présente au Conseil des ministres sa loi dite de « refondation de l’école ». Le 8 janvier, il a soumis au Conseil supérieur de l’Education (CSE) son projet de décret modifiant les rythmes scolaires, première étape de l’application de sa loi.
Mais ce projet de décret n’a recueilli que 5 voix, car aucun syndicat d’enseignants, aucune association de parents ne l’a approuvé, les principales organisations, FSU, FO, CGT et SUD ayant voté contre. Le 11 janvier au Comité technique ministériel : 0 voix pour le projet !
Quel est l’élément commun à la réforme des rythmes scolaires et à la loi de refondation de l’école ? Le ministre Peillon lui-même le dégage :
« La réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial et doit conduire à coordonner les actions de l’Etat, des collectivités territoriales et des organismes œuvrant dans le champ éducatif. »
Qu’est-ce qu’un « projet éducatif territorial » dans lequel les collectivités territoriales (les mairies en particulier) et des « organismes » (lesquels ?) auraient le même pouvoir que l’Etat ? L’école de la République a été fondée pour apprendre à tous les enfants, sur tout le territoire, à lire, écrire et compter.
Pourquoi les enfants n’apprendraient-ils plus la même chose à Paris, à Lyon, à Marseille, à Saint-Denis, dans les beaux quartiers ou les quartiers plus populaires ?
Le maire, M. Bertrand Delanoë, se veut « en pointe » dans la mise en œuvre de cette réforme des rythmes scolaires. En marge de ses vœux pour 2013, il a invoqué le prétexte du « rythme biologique » des enfants. C’était déjà, en 2008, l’argument du ministre de droite Darcos pour justifier le passage à la semaine de quatre jours, alors qu’il s’agissait en fait de réduire les heures d’enseignement et de supprimer les RASED.
Le « rythme biologique » des enfants a bon dos !
Aujourd’hui, MM. Peillon et Delanoë réutilisent l’argument pour passer à une semaine de quatre jours et demi, avec cours le mercredi matin et diminution d’une heure d’enseignement par jour le reste de la semaine.
Il ne s’agit donc pas de rétablir les trois heures d’instruction supprimées en 2008. Il s’agit en fait de profiter de ce changement pour introduire dans l’école la tutelle de la mairie et d’organismes divers qui vont être « co-organisateurs » du « projet éducatif territorial », cœur de la future loi de refondation de l’école.
→ En fait, la loi Peillon et le décret sur les rythmes scolaires ne peuvent avoir qu’une seule conséquence : la dislocation de l’école.
→ Comme « l’acte 3 de la décentralisation » ne peut avoir comme conséquence que la dislocation de la République.
A Paris, à l’appel de leurs syndicats, 1 000 instituteurs ont manifesté le 19 décembre pour l’abandon de cette réforme des rythmes scolaires.
Ils seront en grève le 22 janvier et manifesteront en direction de l’Hôtel de Ville sur la base suivante :
« Le 10 janvier 2013, la Mairie de Paris a confirmé sa décision de mettre en place dès la rentrée 2013 la réforme des rythmes scolaires.
Ce projet de réforme n’est pas acceptable. Il dégrade les conditions de travail et d’emploi de tous les personnels. Il ne comporte aucune amélioration des conditions d’apprentissage des élèves et ne garantit en rien leur réussite scolaire.
Les obligations de service des enseignants doivent rester sous la seule responsabilité de l’Etat.
Les PVP doivent continuer à intervenir sur le temps scolaire. Aucune modification de l’organisation de la semaine scolaire ne doit être mise en place par la Mairie de Paris à la rentrée 2013.
C’est pourquoi les organisations syndicales SNUIPP-FSU, SNUDI-FO, Se-Unsa, Sud Education, CNT-Ste, CGT Educ’Action, appellent les enseignants parisiens à la grève le mardi 22 janvier 2013, pour manifester notre opposition au projet de réforme sur les rythmes scolaires. »
Et le 23 janvier, jour du Conseil des ministres, où M. Vincent Peillon va présenter son projet de loi, des initiatives syndicales ont été proposées pour se rassembler ministère.
A Paris, M. Delanoë, qui se retrouve face aux instituteurs et leurs syndicats, voudrait leur opposer les parents d’élèves. Il misait sur l’appui de la direction parisienne de la FCPE, qui avait en décembre exprimé son soutien à la réforme, la veille de la manifestation des instituteurs.
Mais au CSE, la FCPE s’est abstenue sur le projet de décret. Ce projet n’a recueilli AUCUNE voix de représentants enseignants ou parents, les principaux intéressés !

Plus que jamais, dans l’intérêt des enfants,

deux exigences sont indissociables :

♦ Retrait du projet de loi Peillon

♦ Abandon de la réforme des rythmes scolaires

Paris, le 12 janvier 2013
filet pointilles gris
picto_agir 2

ne-votez-pas-le-tscg-22

Les Nations Unies doivent interroger le Gouvernement français sur ses promesses non tenues


FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
LDH - Ligue des droits de l'Homme

Communiqué de presse conjoint

Examen périodique de la France : 
Les Nations Unies doivent interroger le Gouvernement français sur ses promesses non tenues 


http://www.fidh.org/Examen-Periodique-de-la-France-Les-12768


Genève, Paris, le 17 janvier 2013 - Les membres des Nations unies doivent utiliser l’Examen périodique universel (EPU) pour recommander à la France de protéger de façon effective les droits de l’Homme de tous, y compris ceux des migrants et des minorités, à l’occasion de son prochain examen qui aura lieu le 21 janvier 2013.

L’EPU est un mécanisme des Nations unies qui permet à tous les pays d’évaluer la situation des droits de l’Homme dans chaque pays membre des Nations unies et de formuler des recommandations en vue de son amélioration. Le dernier examen de la France a eu lieu en 2008 et se concentrait notamment sur la question des discriminations raciales, la protection des droits des minorités et des migrants.

Pour cette prochaine revue, la LDH et la FIDH appellent les gouvernements qui vont y participer, à rappeler à la France ses promesses non tenues de 2008, ainsi qu’à formuler de nouvelles recommandations reflétant le manque de volonté politique du Gouvernement dans ce domaine : « En dépit des promesses maintes fois renouvelées aux différents organes des Nations unies, la France ne s’est toujours pas dotée d’un plan de lutte contre le racisme efficace et cohérent » a déclaré Pierre Tartakowsky, Président de la LDH. « Le nouveau Gouvernement a également récemment reculé sur la question des contrôles d’identité au faciès, bien que cette situation ait été dénoncée à plusieurs reprises, non seulement par certains États membres des Nations unies, mais par le Comité des Nations unies sur les discriminations raciales ».

La France avait également déjà fait l’objet de sévères critiques en 2008 s’agissant de son non respect des mesures de non éloignement demandées par un organe des Nations unies (le Comité contre le Torture) s’agissant de personnes susceptibles d’êtres victimes de torture dans leur pays d’origine. "Le Gouvernement français doit saisir l’opportunité de l’EPU pour mettre ses pratiques en conformité avec son discours et accepter sans ambiguïté toutes les recommandations relevant de ses obligations internationales", a déclaré Souhayr Belhassen, Présidente de la FIDH. " La France doit cesser de prendre à la légère les critiques qui lui sont adressées par l’ONU. Sa crédibilité est en jeu". Nos organisations rappellent que ces injonctions formulées par les Nations unies font partie des obligations internationales librement contractées par la France et auxquelles elle doit se conformer.

Pour le résumé des sujets de préoccupations de nos organisations pour l’EPU : cliquez ici (en anglais).

Comment suivre en direct la session de l’EPU-France ? [lundi 21 janvier de 9h à 12h30] :
- sur le site du Haut Commissariat aux droits de l’Homme
- sur Twitter : @fidh_gva

Lutte contre le mal-logement : Que vont devenir les 19 000 personnes mises à l’abri cet hiver ?


Le service communication de la LDH  (Ligue des Droits de l'Homme)

Communiqué du Collectif des associations unies
Paris, le 18 janvier 2013

Lutte contre le mal-logement : Que vont devenir les 19 000 personnes mises à l’abri cet hiver ?

Lors de sa conférence de presse d’hier, le Collectif des associations unies a appelé à la mise en œuvre d’une politique du logement ambitieuse, soutenue par une loi de programmation pluriannuelle et rappelé qu’il sera extrêmement vigilant sur la mise en œuvre du plan quinquennal de lutte contre la pauvreté.

Les 15 et 31 Mars prochains sonnent la fin de la trêve des expulsions locatives et du plan hivernal. Les associations s’inquiètent de l’immobilisme des services de l’Etat et lancent un compte-à-rebours sur une vingtaine de départements pour suivre la mise en œuvre des plans territoriaux de sortie de l’hiver annoncés par le Gouvernement. En effet, bien que celui-ci ait pris un certain nombre d’orientations demandées par les associations (fin de la gestion « au thermomètre » de l’exclusion, création de places d’hébergement d’urgence et en logement adapté…), les annonces sur la sortie de l’hiver doivent être confirmées et renforcées sachant que de réelles inquiétudes persistent quant à leur application sur les territoires et aux moyens financiers déployés.

Le collectif des associations unies avait appelé début décembre à un « choc de solidarité » en faveur des sans-abri et des mal-logés. Il attendait des réformes structurelles et un plan pluriannuel de lutte contre le mal-logement. Or les mesures annoncées lors de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale ne se concentrent que sur l’année 2013 et ne répondent pas à l’ampleur des difficultés des personnes sans-abri ou mal-logées. De nombreuses réponses proposées par les associations pour remédier à l’urgence sociale, n’ont pas été reprises malgré leur caractère prioritaire :
-          un moratoire sur les expulsions locatives sans relogement (avec dédommagement des propriétaires) et sur les démantèlements (sans solution) des campements d’habitat insalubre.
-          La non remise à la rue des personnes après l’hiver et des diagnostics territoriaux englobant toutes les situations de mal logement
-          Une opération massive d’accès au logement fixée sur plusieurs années
-          Une loi de programmation quinquennale donnant clairement la priorité à l’accès direct au logement (logement d’abord) avec un accompagnement social adapté
-          Une gouvernance sur les territoires avec tous les acteurs concernés permettant réellement d’atteindre ces objectifs.

Au-delà de la mobilisation des acteurs sur les territoires, c’est une politique ambitieuse basée sur les trois axes que sont la prévention, l’hébergement et le logement, que nous attendons pour lutter résolument contre le mal-logement et endiguer la crise humanitaire à l’œuvre depuis des mois.

Les plus fragiles de notre pays doivent être au cœur des politiques publiques !

 A quelques  jours de l’annonce du plan quinquennal, les associations réitèrent leur appel à un véritable « choc de solidarité » !de l’Armée du Sa

Le Maroc inquiet de la "prolifération" de réseaux liés à Al-Qaida


Le Maroc inquiet de la "prolifération" de réseaux liés à Al-Qaida

Le Monde.fr  • Mis à jour le 

Algérie : le sort des otages par pays


Algérie : le sort des otages par pays

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters |  • Mis à jour le 

Hollande : la France restera au Mali "le temps nécessaire pour que le terrorisme soit vaincu"


Hollande : la France restera au Mali "le temps nécessaire pour que le terrorisme soit vaincu"

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

"Face au terrorisme, il faut être implacable", juge Fabius


"Face au terrorisme, il faut être implacable", juge Fabius

Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters  • Mis à jour le 

Vidéo : la carte du Mali décryptée en 5 minutes





Vidéo : la carte du Mali décryptée en 5 minutes

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 


Durée : 05:01  |  Images : Le Monde / Delphine Papin, Patricia Forlini, Francesca Fattori, Jules Grandin, Jean-Guillaume Santi
Le nord du Mali est devenu une région difficilement contrôlable, minée par les mouvements rebelles et terroristes. A travers une carte animée, "Le Monde" vous propose un décryptage de la situation géopolitique de ce territoire, désormais terrain de guerre de l'armée française. Sources : AFP ; Bilan Géostratégie 2011, Le Monde ; Atlas des minorités, La Vie-Le Monde ; Atlas du continent africain, Jeune Afrique ; Revue Hérodote ; OCHA

En 2013, reprenez votre vie privée en main sur Facebook




En 2013, reprenez votre vie privée en main sur Facebook

Mis à jour le  , publié le 
Avec l'arrivée annoncée de Graph Search, un moteur de recherche maison, il est grand temps de reprendre en mains votre vie privée sur Facebook.
Avec l'arrivée annoncée de Graph Search, un moteur de recherche maison, il est grand temps de reprendre en mains votre vie privée sur Facebook.
(JAUBERT / SIPA)
2
Si les années précédentes ont été celles des scandales en tous genres sur le front de la confidentialité des données privées, pour Facebook, l'année 2013 semble placée sous le signe des bonnes résolutions. Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, et ses équipes ont décidé cette année de mettre l'accent sur la "pédagogie" et la "transparence", en lançant une série d'outils pour aider leurs membres à gérer efficacement le partage de leurs données privées. 
Il est grand temps de vous y mettre avec l'arrivée, annoncée cette semaine, de Graph Search, un moteur de recherche maison. Vous aimeriez savoir qui dans votre entourage est favorable au projet de loi du mariage pour tous, ou au contraire qui manifestait le week-end dernier sur le Champ de Mars ? Techniquement, Graph Search, en croisant les gigantesques bases de données du célèbre réseau social, est taillé pour répondre. Voici quelques clefs pour reprendre votre vie (privée) en main....
Pour lire la suite de l'article,cliquer sur le lien ci-dessous

L'Algérie a eu "les réponses les plus adaptées" à la prise d'otages, selon Hollande


L'Algérie a eu "les réponses les plus adaptées" à la prise d'otages, selon Hollande

Mis à jour le  , publié le 
François Hollande a présenté ses voeux à la Corrèze, à Tulle, le 19 janvier 2013.
François Hollande a présenté ses voeux à la Corrèze, à Tulle, le 19 janvier 2013.
(PIERRE ANDRIEU / AFP)
"Il ne pouvait y avoir de négociation" avec les preneurs d'otages en Algérie, a déclaré François Hollande, après ses voeux à la Corrèze, samedi 19 janvier. "Quand il y a une prise d'otages avec autant de personnes concernées et des terroristes aussi froidement déterminés, prêts à assassiner, ce qu'ils ont fait, leurs otages, un pays comme l'Algérie a les réponses qui me paraissent à mes yeux les plus adaptées", a déclaré le chef de l'Etat devant des journalistes à Tulle, où il devait rencontrer une délégation du 126e régiment d'infanterie de Brive-La-Gaillarde, dont des hommes sont en partance pour le Mali.
Le président de la République a ainsi affiché un soutien clair à l'opération algérienne, qui avait pourtant soulevé plusieurs questions, quant à sa rapidité et sur le seul recours aux forces algériennes, alors que des ressortissants étrangers étaient concernés.
Un peu plus tôt dans l'après-midi, le président de la République a répété que la France resterait au Mali "le temps nécessaire pour que le terrorisme soit vaincu dans cette partie-là de l'Afrique".