La hausse des tarifs SNCF prépare la fin des derniers monopoles sur le rail dans l’union européenne.
Les abonnements Fréquence (TGV et Intercités) et régionaux subissent une semblable augmentation. La hausse du forfait sur Intercités sera elle, « limitée à 2% ».
En avril 2006 la France ouvrait le marché du frêt ferroviaire à la concurrence en application des textes européens.
Le Monde du 18 décembre 2012 le rappelait, ajoutant que l’Autorité (la Commission européenne) relevait une infraction dans l’application tarifaire : « La SNCF a pratiqué des prix très bas auprès de certains clients et sur certains trafics (…) dans le but de conserver ses positions et d’empêcher artificiellement ses concurrents de pénétrer le marché ».
La Commission européenne, rapportait France info le 10 janvier, prépare pour la fin du mois plusieurs propositions de loi dans un texte qui permettra à des compagnies ferroviaires allemandes, italiennes ou espagnoles d’exploiter dès 2019 les lignes à haute vitesse françaises, la SNCF pouvant faire de même en Europe.
Selon la radio publique d’information, les grandes lignes – les plus rentables en France – seraient librement exploitées par les compagnies privées, le réseau régional pouvant conserver un opérateur unique avec un appel d’offre obligatoire.