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mercredi 5 décembre 2012

Le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) concerné par l’accord Mittal-gouvernement


Le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique) concerné par l’accord Mittal-gouvernement

s'informerLa direction d’Arcelor Mittal a confirmé hier le transfert d’activités du site de Basse-Indre, en Loire Atlantique, vers le site de Florange (Moselle) à partir de mai 2013, indiquant que « dans le secteur de l’acier pour emballage, il faut optimiser les flux » entre les deux sites.
L’usine de Basse-Indre emploie 546 salariés et 150 sous-traitants de façon quasi permanente. Elle fabrique de l’acier plat pour emballage alimentaire. Le site de Basse-Indre aurait vocation à réaliser l’acier pour les boites de conserves et celui de Florange l’acier pour les canettes (boites de boisson). Le transfert aurait comme conséquence « un arrêt temporaire » des activités de laminage et d’étamage du site de Basse-Indre avec redéploiement sur le site d’environ 50 à 60 salariés, de source syndicale.
Ce transfert qui a fait l’objet de discussions entre le gouvernement et Mittal reste un projet, qui devrait être discuté avec les organisations syndicales lors des rencontres à venir. Selon les révélations du quotidien Le Monde, « ce transfert d’activité  “ n’impactera pas les effectifs inscrits à Basse-Indre ”, un engagement sur lequel Jean-Marc Ayrault s’est battu puisque ce site est situé dans son fief électoral, près de Nantes ».
Le maire divers gauche de Basse-Indre pointe « une politique qui consiste à déshabiller un site pour en habiller un autre » et a déclaré à propos des négociations gouvernement- Mittal qu’ « il aurait fallu aller plus loin dans la négociation et aller vers une nationalisation temporaire ».

Meeting laïque vendredi 7 décembre à Paris pour l’abrogation de la loi Debré


Meeting laïque vendredi 7 décembre à Paris pour l’abrogation de la loi Debré

Laicitécontre loi Debré
s'informerOrganisé par la Fédération nationale de la Libre Pensée, un meeting se tiendra vendredi prochain à Paris. La Libre Pensée veut y « défendre l’Ecole laïque » et affirmer sa fidélité au serment laïque de Vincennes du 19 juin 1960. Ce jour-là, après une campagne qui avait collecté 10 813 697 signatures, 350 000 républicains laïques avaient fait «  le serment solennel de manifester en toutes circonstances et en tous lieux notre irréductible opposition à la loi Debré contraire à l’évolution historique de la Nation » et de « lutter sans trêve et sans défaillance jusqu’à son abrogation ».
La Libre Pensée souligne qu’aujourd’hui « l’État verse près de 8 milliards d’euros chaque année à l’enseignement privé catholique, ce qui représente l’équivalent de 180 000 postes de fonctionnaires de l’Education nationale ».
Le meeting aura lieu vendredi prochain, à 20 Heures , à la Bourse du Travail, 85 rue Charlot, à Paris (3e)Il sera présidé par Marc Blondel, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée. Les orateurs prévus sont Gabriel Gaudy (Union Régionale CGT-Force Ouvrière Île de France), Quentin Dauphiné (Tendance Émancipation, FSU), Philippe Gugliemi (Président d’honneur de Laïcité-Libertés), Fabienne Bellin (responsable SNES FSU), Raoul Mercier (élu local de la Seine-Saint-Denis), Alain Barbier (FERC-CGT), David Gozlan (Secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre Pensée).

Le FMI s’inquiète des « risques » de la libre circulation des capitaux


Le FMI s’inquiète des « risques » de la libre circulation des capitaux

Circulation capitaux
s'informerChampion de la libre circulation des capitaux, le Fonds monétaire International (FMI), pour la première fois dans un  rapport officiel, a reconnu publiquement lundi qu’elle présenterait des « risques » et qu’il pourrait être « utile » de prendre des mesures de contrôle.
Il fait droit ainsi au constat dressé par de nombreux pays dits « émergents » comme le Brésil : une partie des fonds des plans de relance massifs décidés par les occidentaux face à la crise de leur système financier, a déferlé sur eux, alimentant des bulles spéculatives. Principal responsable : les États-Unis Depuis 2008, la banque fédérale américaine a créé 2300 milliards de dollars.  Le rapport évoque des catastrophes économiques précédentes liées à l’absence de contrôle des capitaux : le Mexique, en 1994-95, la Turquie en 1994. En Asie, en 1997-98, la Thaïlande, l’Indonésie, ont été ainsi précipités dans la récession. En Europe, en 2008, l’Islande.
Le rapport constate que les pays qui, contre les instructions du FMI, avaient pris des mesures de contrôle (Brésil, Corée du Sud, Malaisie en Asie, Islande, après 2008) ont mieux résisté.
Néanmoins, il ne remet pas en cause le principe de la « liberté de circulation », mais prétend définir une position « pragmatique », estimant que  « l’introduction de mesures de contrôle peut être appropriée en fonction des circonstances ».
Le représentant du Brésil au FMI, porte parole de dix autres pays, de son côté, conteste le rapport qui aurait tendance, selon lui, à réduire la part de responsabilité des pays dits « avancés » dans ces mouvements spéculatifs.

mardi 4 décembre 2012

Ayrault social-menteur et Hollande social-flouteur Un article de Jean-Luc Mélenchon

Ayrault social-menteur et Hollande social-flouteur <----- à lire sur le blog de Jean-Luc Mélenchon

L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES par Daniel Gluckstein, Secrétaire national du POI.


Et maintenant ?

et maintenant?
L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du POI.
logoio.jpg?w=150&h=42« Le gouvernement remet l’avenir du site de Florange entre les mains de Mittal », titre victorieusement le quotidien du capital financier Les Echos. Envolée la « nationalisation transitoire » évoquée par Montebourg ? Ayrault s’en explique : « Le gouvernement n’a pas retenu l’hypothèse de la nationalisation. Il a écarté cette solution au vu des engagements qu’il a obtenu d’ArcelorMittal. La nationalisation (…) n’est pas efficace face à un problème de débouchés (…). Je rappelle que le gouvernement a fait le choix du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. »
Les « engagements obtenus de Mittal » ? Parlons-en. Mittal s’est engagé… à éteindre les hauts-fourneaux et supprimer les emplois (lire page 2).
C’est un problème de « débouchés », prétend Ayrault, rejoint en cela par Pierre Laurent (secrétaire national du Parti communiste français) qui réclame la mise en place « d’un comité national pluraliste associant syndicats, élus locaux, parlementaires, Etat, industriels et banques » pour trouver « des solutions industrielles d’avenir ».
Parlons clair : des « débouchés » acceptables par Mittal, ou des « solutions industrielles » satisfaisantes pour les « industriels et banquiers », tout cela a un prix : la mise en place de la flexibilité, la baisse du coût du travail et l’association des syndicats à ces mesures de déréglementation anti-ouvrière. Tel est précisément le contenu du fameux pacte de compétitivité d’Hollande-Ayrault.
Un gouvernement qui partirait des besoins de la population et non de la recherche des « débouchés qui satisfont les industriels et les banquiers » commencerait par décider la réquisition (temporaire ou définitive) d’ArcelorMittal afin de garantir tous les emplois. Sur cette base, il finirait bien par trouver des « débouchés ».
C’est précisément sur cette question de la garantie donnée par le gouvernement au maintien de tous les emplois que les comités de Moselle du POI mènent campagne depuis des mois, rassemblant des milliers de travailleurs et de militants de toutes tendances sur cette exigence.
La capitulation du gouvernement Hollande-Ayrault devant Mittal, au moment précis où le chômage explose, et particulièrement le chômage des jeunes (lire en page intérieure) pose une question : quelle force bloquera le plan Mittal-Ayrault, sinon la force des travailleurs unis avec leurs organisations, rassemblés sur les revendications vitales de « maintien de tous les emplois et du site de Florange dans sa totalité, redémarrage des hauts-fourneaux » ?

Oui ou non, la montée de toute la Lorraine à Paris, à l’appel des organisations unies, ne serait-elle pas de nature à imposer au gouvernement le recul qui s’impose ? Au-delà de la Lorraine, cette question ne concerne-elle pas toute la classe ouvrière de ce pays ?

La conférence qui s’est tenue le 1er décembre à Paris a entendu des militants venus de tous les horizons du mouvement ouvrier. Par-delà leurs différences, ils ont exprimé leur détermination à agir en commun pour ouvrir la voie à la résistance unie des travailleurs et de la jeunesse. Oui, résistance pour défaire chacune des contre-réformes qui découlent de l’alignement du gouvernement sur la troïka, et pour balayer cette dernière, résistance au « compromis historique » auquel on voudrait contraindre les organisations syndicales, résistance pour abroger les traités européens.
Cette exigence trouve aujourd’hui une expression particulière dans la discussion engagée par des militants ouvriers en Lorraine : oui ou non, la montée de toute la Lorraine à Paris, à l’appel des organisations unies, ne serait-elle pas de nature à imposer au gouvernement le recul qui s’impose ? Au-delà de la Lorraine, cette question ne concerne-elle pas toute la classe ouvrière de ce pays ?

Ils demandent à Montebourg de nationaliser Val d’aucy


Ils demandent à Montebourg de nationaliser Val d’aucy

Chalon
De g. à dr. : Jean-Guy Trintignac du Nouveau parti anticapitaliste, Jean-Paul Villette du Parti ouvrier indépendant et Daniel Bachelet du Parti communiste français. Photo F. P.
le journal de saone et loireLe « collectif chalonnais contre la dictature de la troïka et pour l’abrogation du traité budgétaire européen », constitué avant la ratification du texte par le parlement français, continue son combat contre les politiques d’austérité.
Ces militants syndicaux et politiques de toutes tendances ont adressé une lettre ouverte au ministre du Redressement productif, lui demandant de « bloquer le plan de restructuration et nationaliser le groupe de Cecab » (propriétaire de Val d’aucy). val d'AucyAu chapitre national et européen, le collectif envoie samedi huit de ces représentants de Saône-et-Loire au rassemblement national des comités contre le traité. Le but de cette réunion : « proposer des perspectives de mobilisation aux classes laborieuses pour inverser la politique des gouvernements européens qui satisfont les intérêts du capital en imposant l’austérité aux peuples ».

L’accord sur Florange se dévoile peu à peu : une bonne affaire pour Mittal, pas pour l’emploi


L’accord sur Florange se dévoile peu à peu : une bonne affaire pour Mittal, pas pour l’emploi

s'informerCe matin encore, Matignon affirmait, à propos de l’accord intervenu en le gouvernement et Mittal sur l’avenir du site de Florange (Moselle) qu’ « il s’agit d’un accord industriel entre l’État français et un opérateur privé qui n’a pas à être rendu public ». Depuis, le site internet du quotidien Le Monde, qui rapportait cette affirmation, a obtenu une copie du fameux texte.
Mais dès hier, deux anciens dirigeants d’Arcelor, Guy Dollé, Jean Louis Pierquin, ont révélé les avantages que Mittal tire de sa négociation avec le Premier ministre. Les 180 millions, présentés par le gouvernement comme un investissement, sont « la rentabilisation de la fermeture ». En effet 30 millions par an étaient prévus pour cette fermeture sur 5 ans. De plus il n’était pas nécessaire d’avoir recours à un plan social et c’était de l’intérêt de Mittal de l’éviter « compte tenu de la pyramide des âges ». Mais « ça ne veut pas dire pas de suppression d’emplois ».
Le document de deux pages cité en partie par Le Monde confirme que « “ les investissements stratégiques ” » ne représenteront que 53 millions d’euros de l’ensemble. Tout le reste, ce sera “ le flux d’investissements courants, les investissements de pérennité, santé, sécurité et progrès continu, et la maintenance exceptionnelle ”, c’est-à-dire un vaste fourre-tout où à peu près tout et n’importe quoi peut être comptabilisé, et notamment les frais de maintenance. »
Quant au projet ULCOS, il permet selon Guy Dollé, de justifier la mise en sommeil des installations, ce qui est moins couteux que leur arrêt et la dépollution du site.