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Mehdi Laribi, l’un des fondateurs de la DZ Mafia, arrêté en Algérie
Rapport sur la mortalité infantile en France, éruption volcanique au Guatemala, rachat de Warner par Paramount, un homme armé sur un golf appartenant à Trump.
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Mehdi Laribi, l’un des fondateurs de la DZ Mafia, arrêté en Algérie
Mehdi Laribi, présenté comme l’un des fondateurs de la DZ Mafia, a été interpellé en Algérie fin juillet et placé sous contrôle judiciaire.
Surnommé TIC, Mehdi Laribi, âgé de 36 ans, est l’un des cinq ou six membres fondateurs du groupe criminel. Il avait quitté la France pour opérer depuis l’étranger. Les enquêteurs français le soupçonnaient d’avoir trouvé refuge en Algérie. Mehdi Laribi a la double nationalité et l’Algérie n’extrade pas ses ressortissants.
Mais au mois de mai, le ministre de la Justice Gérald Darmanin s’est rendu à Alger pour relancer la coopération judiciaire entre les deux pays. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait également assuré de son côté que les relations entre la France et l’Algérie étaient “bonnes”. C’est dans ce contexte que les autorités algériennes ont mis à exécution le mandat d’arrêt international délivré par la justice française contre Mehdi Laribi.
“Une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée, a été interpellée en Algérie”, confirme Gérald Darmanin sur X. Le ministre de la Justice salue également “cette avancée et cette coopération” avec les autorités algériennes, “en lien avec le parquet national anti criminalité organisée et le parquet de Marseille”.
Cette interpellation est le fruit d’un mandat d’arrêt délivré dans le cadre de l’opération Octopus visant la DZ Mafia. L’hiver dernier, un grand coup de filet mené par les gendarmes a débouché mi-mars sur 26 mises en examen, dont celles de trois autres figures de l’organisation criminelle : Amine O., Gabriel O., et Madhi Z., tous détenus aujourd’hui dans des prisons de haute sécurité.
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Un rapport interroge les causes de la forte mortalité infantile en France
Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), instance commune aux ministères sociaux, a été terminé en janvier dans la plus grande discrétion. Le document a été publié avec six mois de retard, après un article du Canard Enchaîné révélant son existence.
La France était auparavant bien placée parmi les pays développés. Mais elle a reculé depuis le début des années 2010 vers le bas du classement, avec plus de quatre bébés sur 1 000 (4,1‰) décédés avant leur premier anniversaire en 2024. Si la France connaissait un taux de mortalité infantile dans la moyenne de l’UE (3,3‰), 529 décès auraient été évités en 2024, et même 1 057 avec le taux de l’Italie ou du Portugal (2,5‰).
Les trois auteurs, parmi lesquels l’ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, rappellent qu’il existe plusieurs facteurs, comme l’âge de plus en plus tardif des grossesses, qui augmente le risque de complication, ou la hausse des grossesses multiples, souvent plus complexes...
S’y ajoute un rôle prépondérant des inégalités sociales et territoriales qui amplifient, de manière de plus en plus documentée, le risque de décès du nouveau-né ou de sa mère. Le rapport rappelle que les régions d’outre-mer, généralement plus défavorisées, enregistrent les chiffres les plus préoccupants. La situation s’est aussi dégradée en Île-de-France.
En revanche, les auteurs écartent l’hypothèse que les fermetures des petites maternités, en cours depuis plusieurs années, expliqueraient la hausse de la mortalité néonatale. Ils constatent que des pays observent de meilleures performances, qu’ils aient concentré les naissances dans des grandes maternités ou qu’ils aient conservé de petits établissements, comme en Italie.
Nombre d’élus locaux refusent la fermeture de maternités, présentée comme une cause de la dégradation des soins. Mais des sociétés de médecins estiment plutôt que ces établissements, par manque d’activité, représentent un danger pour les mères et les enfants. Pour le rapport, “l’essentiel de la réduction des risques de mortalité infantile se joue” d’abord lors de la grossesse. Les auteurs insistent sur “la capacité à prévenir, détecter puis prendre en charge les situations à risque”. Mais aussi sur la capacité, après l’accouchement, “à prendre en charge les jeunes enfants dont l’état le requiert dans les services de néonatalogie”.
Eruption du volcan de Fuego au Guatemala
Le volcan de Fuego, considéré comme le plus actif d’Amérique centrale, et situé près de la capitale du Guatemala, est entré en phase éruptive. Des torrents de lave coulent le long de ses flancs et d’immenses colonnes de gaz et de cendres s’élèvent dans le ciel. De quoi conduire les autorités à ordonner l’évacuation d’au moins 1 700 habitants des zones proches du cratère, ainsi qu’à déclarer l’alerte maximale dans cette zone exposée aux retombées de cendres.
Le Guatemala est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone dans laquelle se concentre une importante activité sismique et volcanique. Sur place, les habitants redoutent les coulées de lave et les pillages. Plusieurs éruptions ont déjà eu lieu dans cette zone, faisant des dizaines de morts en 2018 et plusieurs centaines en 2015.
Depuis 2015, plusieurs évacuations massives ont eu lieu du fait d'éruptions du volcan de Fuego, qui culmine à 3 763 mètres d'altitude et se trouve à 35 km à vol d'oiseau de Guatemala City, la capitale du pays.
Selon les experts, une fontaine de lave de 200 à 300 mètres de hauteur s'est formée au-dessus du cratère du volcan. Face aux risques pour la population, le ministère de l'Education a suspendu les cours en présentiel dans les écoles de trois localités proches du volcan.
Quelque 29 000 personnes sont directement exposées aux retombées de cendres, ce qui rend l'évacuation de la zone indispensable, selon la secrétaire exécutive de l'Agence de coordination nationale dans la lutte contre les catastrophes. La colonne de cendres a dépassé les 7 000 mètres et peut se déplacer à plusieurs dizaines de kilomètres en se dispersant, estiment les experts.
Rachat de Warner par Paramount
Dans une tribune publiée par le New York Times, le PDG du groupe de média Paramount Skydance, David Ellison, a défendu le rachat du studio concurrent Warner Bros. Discovery, jugeant que les oppositions à l’opération étaient d’ordre politique. Outre les studios de cinéma et les services de streaming, cette acquisition mettra sous le même toit deux des principales chaînes d’information du pays, CBS News et CNN. Cette dernière est une cible récurrente des attaques de Donald Trump.
“La vraie question est si on peut me faire confiance en tant que dirigeant de CNN. Des spéculations ont circulé sur mes vues politiques, mes loyautés et mes intentions”, a-t-il regretté. “L’opération a été approuvée par les régulateurs de 65 pays, dont les Etats-Unis et la Chine, de même que par l’Union européenne”, a rappelé David Ellison. Elle a, malgré tout, suscité une levée de boucliers qui a pris une tournure judiciaire.
Le ministère américain de la Justice avait donné son feu vert mais douze Etats américains, dirigés par des membres du Parti démocrate, ont déposé un recours en justice pour stopper le rachat à 111 milliards de dollars, estimant qu’il aurait un impact sur la concurrence à Hollywood.
Une juge fédérale en Californie a ordonné la suspension de l’opération le temps d’examiner l’affaire sur le fond, et les deux groupes ont accepté de repousser leur fusion. Le syndicat des scénaristes a, de son côté, lancé des poursuites, craignant une moindre concurrence et des conséquences négatives pour la profession.
Selon David Ellison, l’argument de domination du marché ne tient pas : le futur groupe représenterait moins de 20% du temps que les Américains consacrent à la télévision et au streaming, et environ 13% si l’on y ajoute YouTube, compte tenu de la concurrence offerte par Disney+, Netflix, Apple TV ou Prime Video.
Un homme armé arrêté sur un golf appartenant à Donald Trump
Un homme armé a été arrêté sur un terrain de golf appartenant à Donald Trump, près de Los Angeles en Californie, deux jours avant une visite sur place du président des Etats-Unis.
Le suspect, identifié comme Jeanine John Taele, a éveillé les soupçons car il a été vu en train de se promener sur le terrain de golf à Ranchos Palos Verdes, de prendre des photos et de filmer, et qu’il semblait surveiller les activités liées à la planification de la sécurité. Il avait un chargeur de 16 cartouches contenant des munitions dans la poche de son pantalon et un pistolet chargé ainsi qu’un autre chargeur contenant des munitions dans sa voiture.
Lors d'une perquisition chez cet homme de 38 ans, à Downey, ville de la banlieue de Los Angeles, le shérif et les services anti-terroristes du FBI ont découvert un fusil d'assaut, un pistolet, un gilet pare-balles, des chargeurs de grande capacité, des munitions, deux appareils radio et plusieurs carnets contenant des déclarations inquiétantes.
Depuis sa dernière campagne présidentielle, Donald Trump a été visé par de multiples tentatives d'assassinat. En juillet 2024, il a été blessé à l’oreille par un tireur qui s'était positionné sur un toit surplombant l'un de ses meetings de campagne en Pennsylvanie. En septembre de la même année, un homme armé a été arrêté aux abords du Trump International Golf Club en Floride, alors que le président était en train d'y jouer. En avril, le président a dû être évacué en urgence du gala de la presse à Washington, lorsqu'un homme armé a tenté de s'introduire dans la salle et qu'une fusillade a éclaté.
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