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Israël étend son offensive au Liban
Proposition de loi contre les violences scolaires, nouveau congé de naissance, ce qui change au 1er juin.
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Israël étend son offensive au Liban
L’armée israélienne a intensifié ces derniers jours ses opérations aériennes et terrestres au Liban, dans l’objectif de désarmer le Hezbollah. Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a annoncé avoir demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.
Les opérations de l’armée israélienne se concentrent dans le sud du Liban, déclaré par Israël cette semaine comme une “zone de combat”. Tsahal a annoncé sur X avoir “étendu ses opérations contre des cibles du Hezbollah au nord du fleuve” et s’être emparée de la forteresse médiévale de Beaufort.
Stratégique, le site de cette forteresse a également une dimension symbolique, pour avoir servi de base aux forces israéliennes durant les deux décennies d’occupation du sud du Liban, qui a pris fin en 2000.
Dans un communiqué, le président et le Premier ministre libanais, Joseph Aoun et Nawaf Salam, ont dénoncé “les pratiques condamnables d’Israël”, “l’extension” de ses attaques ainsi que la “poursuite des bombardements et de la destruction au bulldozer des habitations et des sites historiques”. Nawaf Salam a jugé que la “politique de la terre brûlée et de punition collective” menée par le pays voisin “ne lui apporterait ni la sécurité ni la stabilité”.
Cette intensification des opérations militaires israéliennes au Liban intervient alors que des délégations militaires des deux pays se sont retrouvées à Washington, pour préparer un nouveau round de pourparlers. Il s’agit du quatrième depuis que la guerre a éclaté.
Le président libanais a dit au chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, qu’une trêve était “le passage obligé” pour tout progrès dans les négociations. Son Premier ministre a de son côté défendu la poursuite des négociations avec Israël, qui constituent selon lui “la voie la moins coûteuse” pour le Liban.
Au total, depuis début mars, les frappes israéliennes au Liban ont tué 3 355 personnes et fait plus d’un million de déplacés, selon les autorités. Les affrontements entre Israël et le Hezbollah pro-iranien sont quasi quotidiens malgré la trêve qui n’a jamais été respectée.
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Que propose le texte visant à lutter contre les violences à l’école?
Une proposition de loi visant à protéger les enfants et lutter contre les violences en milieu scolaire est débattue à l’Assemblée nationale. Plusieurs de ses mesures ont été étendues au champ du périscolaire.
Le texte comprend un volet symbolique, avec la reconnaissance par la Nation de ces violences et la reconnaissance des défaillances de l'Etat qui leur ont permis de perdurer. Est prévue la création d'un fonds national d'indemnisation et d'accompagnement pour les victimes, afin d'indemniser “les préjudices subis” et de “financer les soins, le soutien juridique, psychologique et social nécessaire à la reconstruction”.
La proposition de loi renforce le contrôle des personnels intervenants dans les établissements, avec l'obligation, au moment du recrutement, puis tous les trois ans, de présenter un “certificat d'honorabilité”.
Le texte renforce par ailleurs le suivi des sanctions disciplinaires prises à l’encontre des personnels pour des faits de violences sur élèves, afin d’“éviter qu’un adulte dangereux passe d’un établissement à un autre sans laisser de traces”, comme plusieurs scandales récents l’ont révélé.
L'article 7 prévoit un renforcement du contrôle de l'Etat sur l'enseignement privé, instituant un contrôle obligatoire, tous les cinq ans, de tous les établissements privés sous contrat, qui serait renforcé pour les internats. Le texte instaure des sanctions administratives graduées en cas de manquement, allant de la mise en demeure à la fermeture de l'établissement.
Sur le volet judiciaire, le texte propose d’allonger le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur. Le délai actuel est de six ans mais tout dépend du point de départ retenu pour la connaissance des faits.
Une disposition prévoit par ailleurs explicitement que les ministres du culte soient soumis aux obligations de dénonciation de ces faits de violences sur mineurs, même révélés lors d’une confession.
Le nouveau congé de naissance prend effet au 1er juillet
Créé dans le cadre du budget de la Sécurité sociale pour 2026, il s’agit d’un congé supplémentaire accordé à chacun des deux parents au moment de la naissance ou de l’adoption d’un enfant. D’une durée d’un ou deux mois selon le choix de chacun, il peut être pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent. Il est possible de le fractionner en deux périodes d’un mois.
Ce congé s’ajoute aux congés maternité (seize semaines) et paternité (vingt-huit jours) existants. Les parents peuvent aussi recourir ensuite au congé parental, à temps plein ou à temps partiel, jusqu’aux 3 ans de l’enfant.
Tous les parents d’un bébé né ou dont la naissance était prévue à partir du 1er janvier 2026 sont concernés. Les parents qui adoptent un enfant à partir de cette date peuvent aussi en bénéficier, à la suite du congé d’adoption habituel (seize semaines).
En plus des salariés, les indépendants, les fonctionnaires, les contractuels du service public, les militaires, les non-salariés agricoles et les assurés des régimes spéciaux sont éligibles à ce nouveau congé.
Pour les salariés, la rémunération du nouveau congé sera dégressive : de l’ordre de 70% du salaire net le premier mois et 60% le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, dont la valeur mensuelle s’élève à 4 005 euros au 1er janvier. Il en sera de même pour les fonctionnaires.
Les parents pourront prendre leur congé de naissance à partir du 1er juillet. Ceux dont les enfants sont nés ou adoptés du 1er janvier 2026 au 30 juin 2026 pourront partir en congé de naissance jusqu’en avril 2027.
Pour les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er juillet 2026, ce congé devra être pris dans les neuf mois suivants. Dans les cas où les congés maternité et paternité sont prolongés, en raison par exemple de naissance de jumeaux ou de dispositions prévues par une convention collective, ce délai est allongé d’autant.
Annoncé en janvier 2024 par le président Emmanuel Macron en vue d’un “réarmement démographique”, le congé de naissance est présenté par le gouvernement comme une mesure de soutien à la natalité, en déclin marqué en France depuis plusieurs années.
Ce qui change au 1er juin
L’indemnité réservée aux trois millions de travailleurs modestes “grands rouleurs” face à la hausse des prix du carburant passe de 50 à 100 euros. Prolongée pour trois mois à partir de juin, elle est destinée aux actifs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16 880 euros et qui effectuent chaque jour au moins 30 kilomètres aller-retour pour aller travailler ou plus de 8 000 kilomètres par an.
Le smic va augmenter mécaniquement de 2,4%, suivant la courbe de l’inflation qui repart à la hausse sur fond de conflit au Moyen-Orient. Cette hausse représente une augmentation mensuelle d’un peu moins de 35 euros net pour une personne payée au smic et travaillant à temps plein. Depuis le 1er janvier, le smic s’établissait à 1 443 euros net par mois. Il passera à 1 477,93 euros net.
Le gouvernement a confirmé la mise en œuvre de l’indemnité différentielle, qui doit permettre qu’aucun agent public ne perçoive une rémunération indiciaire inférieure au smic. Cette mesure concernera environ 862 000 agents publics, dont 306 000 agents de l’Etat.
Le prix de vente du gaz baissera au 1er juin de 4,8%, ce qui représentera une ristourne de 1,26 euro en moyenne sur les factures du mois de juin. Cette baisse ne concerne que les 6 millions de ménages dont les offres sont indexées au prix repère de vente de gaz. Ceux qui ont souscrit une offre à prix fixe ne sont pas concernés.
Dans le cadre du “grand plan d’électrification”, les aides à l'achat ou à la location de véhicules utilitaires légers électriques sont renforcées pour les artisans et les professionnels. Le soutien sera porté jusqu'à 9 500 euros pour les grands véhicules, à condition qu'ils soient assemblés en Europe. Les aides destinées aux poids lourds électriques, notamment les tracteurs routiers, sont aussi revalorisées et passent de 60 000 à plus de 100 000 euros.
La réglementation sur l'étiquetage de certains produits du petit déjeuner, comme le miel, les jus de fruits, les confitures, la crème de marrons ou le lait déshydraté évolue à partir du 14 juin. L'objectif est de renforcer la transparence sur l'origine, la composition, la teneur en sucre et certaines allégations pour mieux informer les consommateurs.
Les traitements contre l'obésité Wegovy et Mounjaro, particulièrement populaires, seront officiellement remboursés dès mi-juin, dans le cadre d'une prescription très contrôlée. Ces médicaments seront remboursés uniquement pour certains patients majeurs : ceux atteints d'obésité massive sans comorbidité ou sévère avec comorbidité.
On débute la semaine avec une revue de presse aux petits oignons, avec le génial Karl Olive et l’incroyable courgette qui parle !
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