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jeudi 1 septembre 2016

L'actu de la France insoumise - 1er septembre 2016

L'actu de la France insoumise - 1er septembre 2016
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Une belle rentrée pour la France insoumise !

Ce dimanche 28 août avait donc lieu, à Toulouse, le pique-nique de rentrée de la France insoumise. Nous étions finalement 2500 à nous retrouver dans une ambiance conviviale et fraternelle, autour des tables qui avaient été montées dans ce magnifique jardin de l'Observatoire. A l'issue du pique-nique, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole. Il a ainsi pu réagir à l'actualité de l'été, présenter les prochaines étapes de notre campagne et avancer des réponses programmatiques aux enjeux sociaux et écologiques. Une belle rentrée donc pour la France insoumise !
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Contribuer financièrement à la campagne

La France insoumise n'a pas le soutien des banques mais a pour elle la force du grand nombre. C'est donc la participation de chacun qui permettra le financement de notre campagne. Pour cela, nous lançons la possibilité de faire un don mensuel jusqu'au mois de juin 2017. Participez-y, même modestement, pour donner un coup de pouce à la campagne !
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Objectif 500 signatures

A l'issue du travail de l'été, nous avons récolté à cette heure 200 promesses de parrainages pour l'élection présidentielle. Mais 500 sont nécessaires pour pouvoir déposer notre candidature. La participation de chaque insoumis est donc plus que jamais nécessaire. Pour cela, nous lançons ce jour un outil permettant à chacun de prendre rendez-vous avec un maire et de nous informer du résultat de son rendez-vous. On compte sur vous !
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La France insoumise élargit sa présence sur les réseaux sociaux. Ainsi, après Facebook et Twitter, notre candidat est désormais présent sur Youtube, Snapchat, Instagram, LinkedIn, Periscope et Google +.Rejoignez-nous et partagez les publications pour faire connaitre notre démarche et nos propositions !
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Communiqué syndical - 120 ans de haine contre la CGT

Communiqué syndical     
      120 ans de haine contre la CGT.


 Entre mépris de classe et répression sociale, le déferlement de propos venimeux qui s’exerce contre la CGT à l’occasion de la mobilisation contre le projet El Khomri n’est pas une nouveauté. Depuis sa création, la Confédération est la cible d’attaques violentes du pouvoir, du patronat, comme le démontre, exemples à l’appui, l’historien Michel Pigenet.

Ainsi la CGT serait « à la dérive », associée à des « minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes » (Pierre Gattaz). Sur la lancée, un médiacrate patenté a pu identifier les « deux menaces » qui pèseraient sur la France : « Daech et la CGT ». 
Tandis qu’une pétition exige la dissolution de la centrale, son secrétaire général n’est pas épargné. « L’homme qui veut mettre la France à genoux » (« le Figaro ») rappellerait le « Beauf » de Cabu, ce que suggère le portrait d’un Philippe Martinez à la « vie un peu terne et sans apparat », issu d’« une banlieue sans âme » et qui « roule dans une vieille Renault Scenic » (« Capital »). Frappés au double coin de la défense de l’ordre et du mépris de classe, les thèmes du discours anticégétiste ne se renouvellent guère. À trois décennies de distance, les propos de Pierre Gattaz font écho aux sorties de Coluche contre la CGT « force du désordre » et « cancer général du travail ».

L’antisyndicalisme est aussi, sinon d’abord, affaire d’État. Dotés des moyens qu’offre la puissance publique, nombre de ministres ont attaché leur nom aux plus violentes diatribes anticégétistes. Avant 1914, Clemenceau revendiqua le surnom de « premier flic de France » face à une CGT qu’il défiait en ces termes : « Vous êtes derrière une barricade ; moi je suis devant. »

 En 1921, un tribunal correctionnel ordonnera la dissolution de la CGT au lendemain d’une défaite ouvrière marquée par la révocation de 18 000 cheminots dont une violente campagne de presse dénonçait l’« entreprise criminelle contre la prospérité de la nation » (« le Temps »). Il en ira de même en novembre 1938, au sortir du Front populaire et en riposte à la grève générale contre les décrets-lois mettant fin aux 40 heures. Son initiateur, Paul Reynaud, confiera qu’il voulait « en finir avec une CGT désormais dominée par les communistes ».
 Passons sur la dissolution effective de la CGT, exécutée en novembre 1940 par Belin, ancien secrétaire confédéral rallié à Vichy. Après la Libération, la guerre froide verra les autorités assimiler la CGT à un PCF tenu pour être au service de l’URSS. Lors des durs conflits sociaux de 1947 et 1948, des milliers de grévistes, sur lesquels les CRS sont autorisés à tirer par Jules Moch, ministre socialiste de l’Intérieur, sont licenciés et des centaines condamnés par la justice.

La radio et la presse ne sont pas en reste. « L’Aurore » du 21 octobre 1948 appelle le gouvernement à « briser » le « plan clandestin du Kominform ». Tout au long de ces années, l’État gendarme a la main lourde. Sa bienveillance va aux maintes officines que finance le patronat. Certaines lui sont liées, à l’instar des caisses que créée l’UIMM dès 1906 afin de couvrir les pertes dues aux grèves. D’autres monnaient leurs prestations au gré des besoins : recrutement de briseurs de grève, diffusion de publications anticégétistes, formation de dirigeants d’entreprise. À partir de 1955, d’anciens rescapés de la collaboration publient ainsi les Études sociales et syndicales, aujourd’hui sous le contrôle de l’Institut supérieur du travail, dont les analystes alimentent les médias bien-pensants.

Nous en sommes là. Aussi évidente que soit la permanence de méthodes et d’argumentaires aux relents de racisme social, notons la quasi-extinction de la thématique anticommuniste à l’honneur depuis les années 1930. L’évolution laisse intacte, en revanche, la dénonciation d’un syndicalisme menaçant la cohésion et l’économie nationales.

 Une seule réponse,

Contre la Loi Travail et contre le Maire de Bourgoin qui exclue  les O S des locaux, alors que l'Union Locale CGT est logée gratuitement depuis 1938.

 Tous à la manif du 15 septembre à Bourgoin-Jallieu.

LA LIBRE PENSEE - Affaire du Burkini , Le point de vue de Terry Sanderson Président de la National Secular Society d’Angleterre....

http://www.fnlp.fr



1 septembre 2016

Communiqués

Le point de vue de Terry Sanderson

Président de la National Secular Society d’Angleterre

Organisation sœur de la Libre Pensée Française




Vivre mieux tous ensemble : la laïcité française risque d’être détruite par les ambitions politiques


Posted: Thu, 25 Aug 2016 11:43 by Terry Sanderson

Malgré quelques conflits ponctuels, la tradition laïque française a permis tant à la cohésion sociale qu’à la liberté de religion de bien fonctionner. Pour Terry Sandersonprésident de la National Secular Society, détourner la laïcité à des fins politiques risque de saper les fondements de l’une et de l’autre.
L’interdiction en France des ainsi nommés "burkinis" – tenues de bain enveloppant tout le corps – soulève toutes sortes de questions quant à l’approche de l’Etat en matière de laïcité, de politiques identitaires et de minorité musulmane croissante. Les municipalités d’un certain nombre de communes des bords de la Méditerranée ont décidé que ce vêtement allait à l’encontre de leur conception de la laïcité, qui est un élément central de la Constitution française. Bien sûr, cette partie du sud de la France est encore sous le choc et traumatisée par les événements du 14 juillet à Nice, quand un islamiste fanatique a utilisé un poids lourd pour tuer 85 personnes qui faisaient la fête sur la Promenade des Anglais et en a estropié 400 autres.
Dans des moments pareils, certains peuvent émettre des objections à l’encontre de ce qu’ils perçoivent comme une déclaration très visible d’une identité islamique conservatrice. Mais transformer ces opinions personnelles en actes politiques pose problème. Le Premier ministreManuel Valls a déclaré au journal La Provence la semaine dernière «Le burkini n’est pas un nouveau style de maillot de bain, une nouvelle mode. C’est la traduction d’un projet politique contre la société, fondée en particulier sur la servitude de la femme. »
La laïcité française qui s’efforce d’éviter les conflits entre l’identité personnelle et le droit civil est devenue, à tort ou à raison, la source de telles dissensions. Un petit nombre de femmes musulmanes, qui considèrent que leur religion est plus importante que le Code civil, résistent aux règles. Et c’est ainsi que maintenant on assiste de plus en plus à des confrontations déplaisantes avec la police chargée de faire appliquer l’interdiction.
En Grande-Bretagne, bien sûr, nous avons une approche beaucoup plus décontractée au sujet des vêtements religieux. Beaucoup (parfois avec des préoccupations légitimes, parfois avec des préjugés) se sentent mal à l’aise quand ils voient des femmes dans la rue avec le voile intégral ou le niqab, mais très peu éprouvent le besoin de faire quelque chose sur cette question (à l’exception de circonstances concrètes très spécifiques) et peu souhaiteraient que l’Etat interdise de telles pratiques.


En France, néanmoins, la réponse est très différente. La France n’autorise pas le port du voile recouvrant le visage dans les rues, elle n’autorise pas les symboles religieux (incluant les croix, les hijabs et les kippas) dans les écoles. Elle n’autorise pas les institutions publiques qui servent des repas à interdire le porc dans les cantines. Les contestations répétées de ces interdictions devant la Cour européenne des Droits de l’Homme ont toutes échouées. La Cour a établi que la France a le droit d’imposer ces restrictions parce qu’une large marge d’appréciation rend ceci acceptable si le pays pense que cela est nécessaire pour vivre ensemble de manière harmonieuse.La laïcité française est différente de celle, plus libérale, d’autres pays d’Europe ou des traditions nord-américaines – en particulier la plupart des associations traditionnelles laïques britanniques ou américaines sont contre l’interdiction.
Les Français ont eu besoin d’une révolution pour ne plus avoir les cléricaux sur le dos et pour remettre l’Eglise catholique toute puissante à sa place. Ils sont parvenus depuis à une espèce de« règlement » avec le Vatican qui permet à l’Etat et aux Eglises de fonctionner de manière indépendante – même s’il y a quelques exceptions pour des raisons historiques. Par exemple, certaines écoles catholiques reçoivent des fonds publics et toutes les églises construites avant la promulgation de la loi de 1905, qui a séparé les Eglises de l’Etat, sont entretenues par ce dernier, en partie pour compenser la confiscation des bâtiments par l’Etat sous la Révolution.
Malgré ses déclarations publiques, l’Eglise catholique n’apprécie pas la laïcité en France. Elle sera toujours contente de se joindre à toute campagne pour lui porter des coups ou la détruire. Comme l’Islam, elle est sujette à des comportements théologiques totalitaires, avec la conviction inébranlable qu’elle possède un droit divin à gouverner le monde. Alors, pour débarrasser la France des laïques, elle rejoindra de manière pragmatique les islamistes pour passer à l’attaque.

Mais c’est cette alliance même qui montre l’importance de la laïcité.

Comment deux tels régimes autoritaires pourraient-ils vivre ensemble en paix alors qu’un jour il y aurait la possibilité pour l’un d’entre eux de prendre le dessus et de gérer l’Etat ? Tous deux à la base veulent une théocratie, mais la laïcité les empêche l’un et l’autre de l’obtenir. L’Eglise catholique a encore une place dans la vie de nombreux Français et l’Etat n’intervient pas dans ce domaine. A l’occasion, il y a des conflits lorsque l’Eglise essaie de réaffirmer son influence sur les processus politiques – comme dans le cas des droits des homosexuels.
Parfois il y a une transversalité de préoccupations, comme quand un islamiste fanatique assassine un prêtre catholique dans son église. A cette occasion, le président Hollande – « grand défenseur de la laïcité » – a rencontré le Pape et a transmis le message que la laïcité française espérait unir le peuple et non le blesser, affirmant "la République doit défendre le droit de croire, mais aussi de ne pas croire. Quand une figure religieuse est assassinée, la République est aussi profanée.» Contrairement à la Grande-Bretagne, avec son Eglise établie, où la plupart des cérémonies nationales importantes, incluant le couronnement, se tiennent dans les cathédrales et sont encadrées par des prêtres, en France, l’Eglise n’a aucune place dans les fonctions étatiques.
Lors des commémorations des attaques islamistes à Paris, le Président de la République a organisé une cérémonie dans un cadre laïc où les prêtres ont brillé par leur absence. Bien sûr, il y a eu également des offices religieux, mais ils étaient d’ordre privé, à l’attention des croyants, et sans participation de l’Etat. Actuellement, toutefois, d’aucuns pensent (encore une fois certains pour des raisons légitimes et d’autres pour des motifs préjudiciables) que l’Islam s’affirme de plus en plus en France, qu’il est une force déterminée et puissante n’ayant pas l’habitude du compromis et insistant fréquemment pour avoir son propre mode de vie, qui n’est pas, pour beaucoup, celui de la France.
L’histoire coloniale de la France fait qu’elle a une très large population musulmane, la plus large en Europe, venant pour la plupart de ses anciens territoires d’Afrique du Nord. Cette population se sent marginalisée et discriminée, et il y a de bonnes raisons à cela. Associated Press a interviewé Rim-Sarah Alouane, un expert de l’Université de Toulouse sur ces questions, qui a déclaré : "L’islamophobie est une nouvelle manière de dire "je suis patriote et c’est de cette manière que je défendrai mon pays contre vous, les gens qui ne voulez pas vous intégrer"Les hommes politiques actuellement font tout ce qu’il faut pour que ces populations ne s’intègrent pas. Ils font tout pour que les musulmans ne puissent pas se sentir Français. » Cela sert à la fois les intérêts des islamistes et des bigots anti-musulmans.
Les musulmans expliquent qu’il est difficile pour eux de trouver du travail à cause de la discrimination raciale et religieuse. Et dans le même temps, le reste de la population éprouve du ressentiment face à l’apparente réticence de beaucoup de musulmans à embrasser la culture française. Le nombre d’attaques horribles perpétrées par des islamistes en France ces dernières années n’a rien fait pour accroître la confiance ni améliorer les relations. Bien sûr, tout cela n’est pas totalement vrai. D’innombrables musulmans se sont établis en France – des générations entières y sont même nées – et aiment le pays, les traditions, la langue, la culture. Ils se sont intégrés tout en gardant leur foi comme un domaine privé.
Mais alors que l’insurrection islamiste à travers le monde s’intensifie, les confrontations vont devenir de plus en plus fortes. Les musulmans se sentent comme des victimes ou des exclus dans ce qui est, pour beaucoup d’entre eux, le pays où ils sont nés. Dans le même temps, une grande partie de la population, qui n’est pas religieuse ou ne se sent pas concernée par la religion, estime que les demandes religieuses des musulmans minent leur conception de la France.
C’est un terreau propice pour les groupes d’extrême-droite comme le Front National qui utilise sa propre version déformée de la laïcité comme cri de ralliement, pas seulement pour ceux qui s’inquiètent de la montée de l’islamisme, mais aussi pour les personnes ouvertement racistes. Comme l’a dit un universitaire, ils cherchent à transformer la laïcité en instrument« d’islamophobie » et de confrontation. Marine Le Pen, leader du Front National a déclaré : "Je n’ai absolument pas peur d’être traitée d’anti-musulmane, parce que je ne le suis pas.» Elle dit que le sentiment anti-musulman qui monte est le résultat de « groupes politiques religieux » qui veulent installer la Sharia en France et utiliser « l’immigration massive » pour ce faire.
"Nous n’avons pas de problème avec l’islam," dit-elle. Mais "la France a des racines chrétiennes. Ils [les Français] veulent reconnaître leur propre pays, leur propre mode de vie, leurs habitudes, leurs traditions.» C’est un message fort qui est devenu de plus en plus populaire dans les régions de France où d’importantes populations musulmanes ont un grand impact sur les communautés et où les islamistes radicaux sont actifs pour attiser le mécontentement. L’actuel gouvernement de François Hollande a vu l'influence grandissante du Front National et s’en est alarmé : il semble répondre en se proclamant « vrais laïques ». Mais en essayant de rivaliser avec Marine Le Pen pour obtenir des voix, Hollande et son gouvernement risquent d’adopter leur compréhension déformée de la laïcité comme un outil pour contrôler et désavantager les musulmans.
Nicolas Sarkozy, qui est entré dans la course pour l’élection présidentielle l’an prochain en France, a écrit un livre dans lequel il s’explique au sujet de l’Islam en France. Il indique clairement qu’il pense que l’islam (pas l’islamisme ou l’extrémisme) est le problème, pure et simple. Il dit qu’aucune autre religion ne pose les mêmes problèmes que l’islam. Le danger maintenant est que la laïcité française devienne un match de football politique qui l’amène à être redéfinie comme anti-religieuse et plus particulièrement anti-islamique. Son grand potentiel à unir le pays serait sacrifié sur l’autel de l’ambition électorale.
La laïcité, ce noble objectif pour traiter tous les citoyens de manière égale, est en danger, non seulement à cause de ses adversaires islamistes et catholiques, mais aussi à cause des politiciens qui voudraient la dévoyer cruellement pour des fins électorales.


 
Propos traduits de l’anglais par Catherine Le Fur

Pour en savoir plus :
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Prix : 15€ + 4 € de Frais de port = 19€
A : Libre Pensée 10/12 rue des Fossés-saint-Jacques 75005 Paris
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