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mardi 5 mars 2013

Le gouvernement tente de faire davantage participer les élus locaux à la politique d’austérité


Le gouvernement tente de faire davantage participer les

 élus locaux à la politique d’austérité

s'informerLe 12 mars prochain, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault réunira une conférence des finances publiques locales. À l’ordre du jour: tenter de trouver un terrain d’entente avec les représentants des collectivités sur l’application territoriale de la politique d’austérité qui va amputer les budgets des communes et départements de 4,5 milliards d ‘euros d’ici a 2015.
Ce sujet était au menu d’un dîner qui a réuni jeudi dernier autour du Premier ministre, des grands élus socialistes : Michel Destot (président de l’Association des maires de grandes villes), Christian Pierret (villes moyennes), Martin Malvy (petites villes), Claudy Lebreton pour les départements, Alain Rousset pour les régions ainsi que le président du Comité des finances locales André Laignel et la ministre Marylise Lebranchu.
« Une vraie réunion de travail », a déclaré M. Rousset. Toutefois les élus semblent sans illusion sur la détermination de l’exécutif à appliquer les restrictions de crédits. « L’affaire est jouée », a affirmé M. Pierret, précisant que la conférence du 12 mars « servira à confirmer que les collectivités locales vont se débrouiller toutes seules pour assumer les charges multiples qui leur sont imposées ». Quand à M. Laignel, numéro deux socialiste de l’Association des Maires de France (AMF), il considère que la question est de savoir si les collectivités obtiendront « des contreparties ». «Pour l’instant, il n’y en a pas et cela n’ a pas vraiment été évoqué » par M. Ayrault jeudi soir, a-t-il déclaré.

lundi 4 mars 2013

PASCAL TERRASSE (PS) PAS OPPOSÉ À UNE AUGMENTATION DE L’ÂGE LÉGAL DE DÉPART À LA RETRAITE

                                                          LCP Assemblée nationale

PASCAL TERRASSE (PS) PAS OPPOSÉ À UNE AUGMENTATION DE L’ÂGE LÉGAL DE DÉPART À LA RETRAITE

Pascal Terrasse (PS) pas opposé à une augmentation de l’âge légal de départ à la retraite 
Publiée le 28/02/2013 
[Tags] réforme , retraites , pascal terrasse , âge départ
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A PROPOS DE CETTE VIDEO

Le député socialiste précise qu’il devrait y avoir deux réformes des retraites. Une réforme de financement en 2014 et 2015 puis une réforme plus structurelle.
Le secrétaire national du PS chargé de la protection sociale, Pascal Terrasse, était l’invité mercredi de Ça vous regarde. Il a assuré qu’il n’est pas opposé à un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite. "Le problème ce n’est pas l’âge de départ à la retraite. Si on a commencé à travailler tôt, on doit pouvoir partir plus tôt. Si on a commencé à travailler tard, on part plus tard", a précisé le député PS.

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LE GOUVERNEMENT VEUT CRÉER UNE MÉTROPOLE DE PARIS

                                                           LCP Assemblée nationale

LE GOUVERNEMENT VEUT CRÉER UNE MÉTROPOLE DE PARIS

Le 4 mars 2013 à 17h30 , mis à jour le 4 mars 2013 à 19h58
Une vue de Paris
Une vue de Paris,
Par Stéphanie LEROUGE

Le gouvernement veut créer à partir du 1er janvier 2016 une Métropole de Paris, qui pourra mener des politiques urbaines à l’échelle du coeur de l’agglomération, mais cette innovation institutionnelle suscite déjà l’inquiétude des élus de la région de droite comme de gauche.

La création de cette nouvelle collectivité territoriale est inscrite dans le projet de loi de décentralisation qui vient d’être transmis au Conseil d’Etat, et dont l’AFP a obtenu copie lundi. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault devrait en dévoiler officiellement les grandes lignes mercredi, parallèlement à ses annonces sur les transports franciliens.
La Métropole de Paris concrétise une promesse du président de la République. François Hollande s’était engagé le 15 mai dernier, jour de son investiture, à "créer les conditions nécessaires à l’émergence d’une métropole parisienne, capable d’affronter à l’échelle pertinente tous les défis qui se présentent à elle".
Le projet de loi, qui a connu de multiples versions, a donné lieu à un bras de fer entre la mairie de Paris et la région Ile-de-France, et à d’intenses tractations entre le gouvernement et les élus.
Point d’achoppement des discussions : la question du logement, cruciale alors que le rythme annuel des constructions nouvelles tourne autour de 40.000 logements, soit 30.000 de moins que l’objectif fixé par la loi sur le Grand Paris.
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS), a défendu la création d’une instance compétente à l’échelle du coeur de l’agglomération ("l’unité urbaine de Paris", soit 412 communes regroupant dix millions d’habitants), quand le président du conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, PS lui aussi, est resté arc-bouté sur celle d’une autorité agissant à l’échelle de la région tout entière.....
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Accord emploi: «Vu l’enjeu, c’est la mère des batailles» pour Chassaigne

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 le 4 Mars 2013
Travail

Accord emploi: «Vu l’enjeu, c’est la mère des batailles» pour Chassaigne


André Chassaigne président du groupe 
Front de gauche à l’Assemblée.
               
                  André Chassaigne
André Chassaigne annonce que le groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale entend "détricoter pièce par pièce" l'accord dit de sécurisation de l'emploi, "pour montrer aux parlementaires et aux Français la nocivité de ce texte."
L'accord signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC sera présentée ce mercredi en Conseil des ministres, pour une application "début mai", selon Michel Sapin, le ministre du Travail. La CGT, Force ouvrière, Solidaires et le FSU organisent une journée de manifestation ce mardi contre la transposition de l'accord du 11 janvier dans la loi.
Accord minoritaire
«Nous considérons que ce sont 
les élus qui font la loi et ce serait une lourde dérive 
de la République que, au nom du dialogue social, 
la représentation nationale se voie imposer une loi dictée, en fait, par le Medef, explique André Chassaigne dans un point de vue publié dans l'Humanité de ce lundi. D’autant que cet accord est minoritaire. Les organisations syndicales signataires ne représentent que 38 % des salariés."
"Avec cet accord tel quel, le licenciement serait plus facile sous prétexte de compétitivité ; la mobilité 
serait imposée à tous les salariés et tout refus 
pourrait entraîner le licenciement pour faute personnelle. La baisse du salaire ou l’augmentation du temps de travail, sur la base d’un simple accord d’entreprise, pourrait s’imposer aux salariés sans garantie réelle pour l’emploi. Les recours en justice seraient limités, de même que celui auprès des prud’hommes."
Construire une alternative
"Quand le projet de loi du gouvernement viendra en débat à l’Assemblée, nous entendons le détricoter pièce par pièce pour montrer aux parlementaires et aux Français la nocivité de ce texte. Nous voulons faire bouger les lignes. Nous allons déposer des centaines d’amendements pour construire une alternative. Nous avons élaboré, avec nos collègues du Sénat, une loi contre les licenciements boursiers. Nous allons la décliner en amendements pour redéfinir les licenciements économiques, les licenciements abusifs, les licenciements boursiers, pour permettre 
aux salariés de saisir les juges pas seulement sur la forme mais sur le fond… Avec le Front de gauche, nous avons construit ce projet en lien avec les salariés en lutte. Pour la première fois depuis le début de la législature, la jonction entre luttes sociales et luttes parlementaires va se faire. Tenant compte du sujet 
et de l’enjeu, c’est la mère des batailles."
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Propos recueillis par Max Staat

Accord emploi: mobilisation contre cet ANI qui vous veut du mal

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 le 4 Mars 2013
Travail

Accord emploi: mobilisation contre cet ANI qui vous veut du mal


Ce mardi, la CGT et FO, rejointes par la FSU et Solidaires, appellent à une journée d’action contre l’accord national interprofessionnel dit de sécurisation de l’emploi et sa transposition en un projet de loi, qui faciliterait les licenciements.
Consultez ici la carte des 170 manifestations et rassemblements prévus dans toute la France ce mardi
C’est d’ores et déjà une première. Demain, la CGT et FO, rejointes par des dizaines d’organisations, appellent à « créer les conditions de la mobilisation la plus large possible », à travers des manifestations et des arrêts de travail. Cette démarche, inhabituelle de la part de deux « frères ennemis » habitués à se combattre depuis plus de soixante ans, vise à dissuader le gouvernement de « retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux ». Ce mauvais accord, c’est l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier dernier « pour un nouveau modèle économique et social, au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », signé par le patronat, avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Le gouvernement, qui s’est engagé à le transformer en loi, doit en adopter l’avant-projet en Conseil des ministres, le 6 mars.
« Engager un bras de fer »
Alors que les ministres martèlent que « l’équilibre » du texte doit être maintenu, les deux confédérations n’ont eu de cesse de faire monter la pression. L’actuel numéro un de la CGT, Bernard Thibault, répète que le gouvernement ne peut pas « dans le même temps adopter une loi qui accélère les procédures de licenciement et dire on va adopter un autre texte qui va permettre d’imaginer la reprise des sites rentables ». « Nous sommes contraints d’engager un bras de fer et d’engager la riposte pour que ce projet de loi tel qu’il est transmis aux députés n’aboutisse pas en l’état, a expliqué le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon. Nous souhaitons que cette mobilisation soit de nature à inverser la politique telle qu’elle est voulue par le Medef et décidée par le gouvernement, qui tourne véritablement le dos aux engagements qu’il avait pris devant les Français lors de la campagne électorale. »...
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Chine: Xi Jinping arrive au pouvoir

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 le 4 Mars 2013

Chine: Xi Jinping arrive au pouvoir


                  
                       Xi Jinping, nouvel homme fort du régime chinois
La nouvelle équipe dirigeante de la République populaire de Chine va être officiellement nommée par le Congrès qui s'ouvre ce mardi à Pékin, avec à sa tête, Xi Jinping. Portrait du nouveau président chinois, fils d’un dirigeant historique qui, après avoir supporté de plein fouet les affres de la Révolution culturelle, s’est imposé surtout depuis 2007.
Ce qu’on a connu avant tout de Xi Jinping, c’est son passé de jeune instruit, envoyé à la campagne durant la Révolution culturelle, comme des millions d’adolescents de son âge. Les télévisions de Chine passent en boucle des reportages sur l’exil du futur dirigeant. Né en 1953, dans le Shaanxi, il est le fils de l’ancien vice-premier ministre Xi Zhongxun, héros de la révolution chinoise, dont sa critique du Grand Bond en avant lui vaut d’être limogé en 1962. Le jeune Xi subit de plein fouet la répression qui frappe son père. Une expérience éprouvante qui ne remet pas en cause son engagement politique. Après avoir essuyé neuf refus, Xi Jinping est admis dans les rangs du Parti. Sa carrière débute réellement en 1979, à la direction générale de la commission militaire centrale. Le fils de Xi Zhongxun y renforce ses réseaux au sein de l’armée. Ce qui peut expliquer qu’hier il a également pris la tête de la commission militaire, quand son prédécesseur Hu Jintao avait dû patienter deux ans avant que Jiang Zemin passe le relais.
Ecuries d'Augias
En pleine période d’expansion économique de la Chine, il est nommé à la direction de provinces côtières stratégiques comme le Fujian, le Zhejiang puis ­Shanghai. Il y nettoie quelques écuries d’Augias et s’engage dans la lutte anticorruption. Il tance les cadres du Parti en les appelant à « contrôler épouses, enfants, proches, amis et collaborateurs ».
Dès 2007, après son passage éclair à Shanghai, il connaît une ascension fulgurante. Il est promu membre du comité permanent du bureau politique et vice-président de la République en mars 2008. Assurant dans la foulée la direction de l’École centrale du PCC, il remet au goût du jour les cours de marxisme-léninisme et déplore que « certaines personnes entrent aujourd’hui au Parti non parce qu’elles croient au marxisme mais parce que devenir cadres leur procure des avantages personnels ».
Talents de communication
S’il montre des talents de communication en acceptant volontiers de poser avec des agriculteurs de l’Iowa ou en assistant à un match de basket américain, il sait faire face aux critiques de l’Occident. Il y a trois ans, au Mexique, Xi Jinping avait fermement répliqué : « Certains étrangers au ventre repus et qui n’ont rien de mieux à faire nous montrent du doigt. Premièrement, la Chine n’exporte pas la révolution ; deuxièmement, elle n’exporte pas la famine et la pauvreté, et troisièmement, elle ne se mêle pas de vos affaires. »
  • A lire aussi:
D.B. et L.S.

Les Harlem Shake surfent sur la contestation dans le monde entier

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 le 4 Mars 2013

Les Harlem Shake surfent sur la contestation dans le monde entier


         
                    Le premier Harlem Shake en Tunisie, le 23 février dans un lycée de Tunis
Harlem Shake, ou comment une danse totalement loufoque devenue phénomène mondial fait trembler les censeurs du monde entier par sa portée contestataire. Explications.
Au départ, il s'agit d'une blague de potache. Une vidéo de quatre jeunes débraillés ou déguisés de Harlem, New-York, dansant n'importe comment, si possible en enchaînant les pauses tendancieuses, durant trente secondes sur une musique techno d'un DJ inconnu. En un mois (celui de février) et à l'image du Gangnam style du Coréen Psy, la vidéo de ce "Harlem Shake" a gagné ses galons de "buzz mondial". Jusqu'à devenir un symbole de la lutte pour la liberté d'expression et contre la censure.
"La révolution va continuer"
Jeudi dernier, quelque 70 Egyptiens se sont rassemblés devant le quartier général des Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi, au Caire, pour faire leur Harlem Shake à eux, un pied de nez aux islamistes conservateurs au pouvoir.
"A Bas le guide", ont scandé les danseurs en référence au guide suprême des Frères musulmans, cheikh Mohamed Badie. "Le message est clair. Nous sommes opposés à la politique des frères musulmans, car c'est leur guide qui dicte au gouvernement sa politique et non pas la présidence", a déclaré à l'AFP Farid Sayyed, organisateur de la danse, assurant que la révolution allait continuer dans le pays.
Quelques jours auparavant, quatre étudiants avaient été arrêtés par la police pour s'être filmés en sous-vêtement et en public lors d'un Harlem Shake devant les pyramides de Guizeh, dans la banlieue du Caire.
Répression menée par les Salafistes
En Tunisie, à trois occasions au moins, des militants islamistes radicaux ont attaqué les jeunes danseurs à Tunis et Sidi Bouzid (centre) pour dénoncer ce phénomène qu'ils jugent contraire à l'islam, dans la mesure où de nombreux participants imitent des actes sexuels en dansant. ...
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Montebourg s’enthousiasme pour un accord de compétitivité-flexibilité du travail chez Renault


Montebourg s’enthousiasme pour un accord de

 compétitivité-flexibilité du travail chez Renault

s'informerD’après le ministre du Redressement productif, l’accord de « compétitivité » chez Renault est « en bonne voie ». C’est ce que Arnaud Montebourg a déclaré hier, lors du Grand rendez-vous Europe1-Aujourd’hui en France-iTélé, ajoutant qu’il pourrait être signé « dans les prochains jours ». Selon des méthodes proches de l’accord MEDEF-CFDT que le gouvernement veut transformer en loi, les efforts demandés aux salariés consisteraient à accepter la mobilité obligatoire, la remise en cause de leurs congés, la flexibilité des horaires de travail, la baisse de la majoration des heures supplémentaires de 25 à 10 % et le blocage des salaires pendant quatre ans.
L’accord Renault, pour être validé, doit être signé par au moins deux syndicats représentant 30 % des salariés, a déjà reçu l’aval de la CFE-CGC. Les syndicats CGT et FO se sont déclarés opposés à la signature de cet accord qu’ils considèrent comme un « chantage ».
Il prévoit d’augmenter de 80 000 le nombre de véhicules produits en France par le groupe Renault-Nissan (500 000 actuellement), de ne pas fermer de site, même si 8 260 emplois seront supprimés d’ici 2016, et de maintenir en France l’ingénierie et les activités tertiaires. M. Montebourg a considéré que « si des efforts doivent être faits de la part des salariés, ils doivent servir la cause du Made In France ».
« Si nous arrivons à un accord, la mise en œuvre des mesures proposées nous fera gagner environ 300 euros par voiture produite en France » a déclaré Gérard Leclerc, Directeur des opérations France du groupe Renault.

Tous ces nouveaux impôts qui ne serviront qu'à boucher les trous

                                             Challenges

Tous ces nouveaux impôts qui ne serviront qu'à boucher les trous

Créé le 04-03-2013 à 12h43 - Mis à jour à 17h28

Les recettes attendues par le fisc ne permettront pas de boucler le budget en 2014. Il faut trouver 6 milliards de plus. Voici les pistes sur lesquelles Bercy travaille.

Jean-Marc Ayrault et, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac à l'Assemblée nationale le 26 février. (Chesnot/Sipa)
                     Jean-Marc Ayrault et, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac à l'Assemblée nationale le 26 février. (Chesnot/Sipa)
SUR LE MÊME SUJET
Jérôme Cahuzac a-t-il fait une erreur de communication, en lâchant, lundi 25 février, au micro d'Europe 1, que la "stabilité fiscale" imposera de "trouver 6 milliards d'euros de recettes supplémentaires" pour boucler le prochain budget. Il s'est certes exprimé en comptable sérieux... mais pas en politique habile.
Car le chiffre a occulté l'explication. Alors que l'exécutif répète en boucle que, après l'effort fiscal massif réclamé de 2013 (quelque 35 milliards d'euros!), le temps n'est plus aux hausses d'impôts mais aux coupes dans les dépenses, le message est brouillé! D'où les efforts de Pierre Moscovici, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI pour tenter de désamorcer la question d'une hausse de la fiscalité.
Son ministre délégué au Budget en a, en fait, trop dit sur les dessous de la fabrication du budget de l'Etat, qui exige chaque année des "réajustements". Ainsi, il était déjà indiqué noir sur blanc dans une annexe de la loi de programmation des finances publiques 2012-2017, publiée en décembre, qu'il manquerait 4 milliards en 2014 par rapport aux recettes attendues, de 394,5 milliards en 2013.
Ce que Bercy n’avait pas prévu
Comment est-ce possible ? Parce que certaines mesures votées en 2012 étaient des "fusils à un coup", censées ne remplir les caisses qu'en 2013, tels la taxe sur les assureurs, l'avance réclamée sur l'impôt sur les sociétés (IS), la majoration temporaire de ce même impôt (-2,6 milliards). D'autres mesures ont eu un rendement surélevé lors de leur mise en œuvre car elles ont prélevé sur deux exercices (2012 et 2013) mais sont moins rentables à partir de 2014, en rythme normal (- 4,5 milliards), telles les restrictions sur les niches des entreprises ("niche Copé" sur les plus-values sur vente de filiales, déductibilité des intérêts d'emprunt, report des déficits...). En revanche, certaines mesures (la hausse des taxes sur les tabacs par exemple) rapporteront davantage à partir de 2014 (+2,5 milliards).
Enfin, deux mauvaises surprises ont alourdi la facture : le rendement de la taxe sur les transactions financières a été largement surestimé (-1 milliard), et le Conseil constitutionnel a censuré certains alourdissements d'impôts votés dans le budget 2013 (-500 millions). Et voilà comment se créée un "trou" de 6 milliards.
Pourquoi le gouvernement se donne jusqu'à l'été pour trancher
Il s'agit donc bien de compenser de moindres rentrées fiscales et pas d'accroître, au total, les prélèvements... mais comment?...
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Moscovici veut mettre la pédale douce sur les impôts

                                              Challenges

Moscovici veut mettre la pédale douce sur les impôts

Créé le 04-03-2013 à 08h20 - Mis à jour à 15h01

Le ministre de l'Economie Pierre Moscivici a assuré que l'objectif du gouvernement était d'"inverser la proportion" entre prélèvements et économies dans les dépenses, de deux tiers pour les premiers, un tiers pour les secondes, dans le budget 2013.

Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances (C) Sipa
                                                           Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances (C) Sipa
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“Des économies, des économies, des économies”. Tel Harpagon répétant sans cesse “ma cassette, ma cassette, ma cassette”, le ministre de l’économie a martelé ce mot à l’antenne du Grand Jury RTL/LeMonde/LCI, tout en n’évoquant que mezzo voce le concept “d’impôts”. Economies sur la dépense publique ? Impôts supplémentaires ? Pierre Moscovici, à défaut de trancher, a compris quel était le levier sur lequel il fallait s’appuyer pour faire passer auprès de l’opinion publique les efforts rendus nécessaires par l’état des finances publiques.
 "L'effort essentiel doit passer par des économies sur la dépense publique", a-t-il ainsi martelé. Le ministre de l'Economie a promis que les futures mesures de rigueur devraient peser d'abord sur le budget de l'Etat. Elles entreront en vigueur après un premier effort de 30 milliards d'euros prévus dans le budget 2013. Lequel prévoit des prélèvements de 20 milliards d'euros, pris pour moitié sur les ménages et pour moitié sur les entreprises, ainsi que des économies de 10 milliards d'euros. "Je le dis avec force, pour la suite, cette proportion doit au moins s'inverser",a affirmé le locataire de Bercy.
Il s’agit donc pour le ministre de mettre la pédale douce sur les impôts, et d’accélérer sur le volet des économies. Ce levier n’a pas pu encore donner sa pleine mesure car, selon le ministre, “il faut du temps pour faire des économies". Le choix entre les deux leviers relève surtout d’une alternative tactique : les hausses d’impôts sont en effet durement ressenties par les contribuables, mais les baisses des prestations dues aux économies sont elles aussi assez mal vécues, même si celles-ci s’étalent dans le temps et semblent de ce fait moins violentes que “l’électrochoc” des hausses d’impôts qui frappent tout le monde en même temps, notamment (pour ce qui concerne l’impôt sur le revenu), l’avis d’imposition, dont l’enveloppe bleue égaye les boîtes aux lettres dès la fin de l'été.
L’objectif est que les deux leviers contribuent au rééquilibrage global des finances publiques : "nous voulons faire redescendre la dépense publique autour de 53% du Produit intérieur brut", a-t-il annoncé. En 2011, la dépense publique équivalait à 56% du PIB, selon des chiffres de l'Insee. 
(Avec AFP)