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samedi 15 décembre 2012

Google numérise les livres de la Bibliothèque de Lyon et devient le propriétaire des fichiers qu’il mettra en ligne


Google numérise les livres de la Bibliothèque de Lyon et devient le propriétaire des fichiers qu’il mettra en ligne

google livres
s'informerLa Ville de Lyon et sa Bibliothèque Municipale (BM), ont lancé officiellement, le 12 décembre leur bibliothèque numérique – Numelyo – appelée à mettre à la disposition de chacun sur l’internet 450 000 livres et documents libres de droits d’ici 2015. Déjà 200 000 sont en ligne. Ce qui rend possible de tels résultats est l’accord signé en juillet 2008 entre la Ville, la BM et Google.
Google n’a demandé à la Ville aucune «contrepartie financière », s’est engagé à ne pas mêler de publicité à la mise en ligne mais reste propriétaires des fichiers numériques utilisés également sur Google Books qui compte 20 millions de titres tirés du fond de 43 bibliothèques du monde entier et de milliers d’éditeurs.
Giles Eboli, directeur de la BM, a rejeté l’idée que le contrat serait « une dépossession du patrimoine », « un contrat faustien », arguant que le numérique est l’avenir, que la Ville économise 60 millions d’euros et que la BM, avec ses faibles moyens, aurait mis 150 ans pour arriver aux mêmes résultats.
Jean-Noël Jeanneney, historien, ancien ministre socialiste et président de la Bibliothèque Nationale de France jusqu’en 2007, cité par Rue 89,  estime qu’un accord avec Google serait « un renoncement » et « une idée assez saugrenue ». « Tout monopole dans le domaine de la culture, explique-t-il, est un péril. Je n’ai rien
 contre Google en tant que tel, mais laisser un monopole à une seule 
firme commerciale anglo-saxonne est dangereux. »

vendredi 14 décembre 2012

Florange : Deux syndicats qualifient l’accord Mittal-gouvernement d’« inacceptable » et claquent la porte


Florange : Deux syndicats qualifient l’accord Mittal-gouvernement d’« inacceptable » et claquent la porte

s'informerArcelorMittal a donné hier aux syndicats, le détail des investissements qu’il prévoit en France, lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire.
Deux syndicats, CFDT et CFE-CGC, ont dit être en partie rassurés par l’accord passé le 30 novembre entre Mittal et le gouvernement. La CGT et FO ont quant à elles claqué la porte et ont qualifié l’accord d’« inacceptable ».
Selon Jean-Marc Vécrin, délégué central CFDT, l’accord prévoit l’investissement par ArcelorMittal de180 millions à Florange d’ici 2017 dont 40 millions dès le  premier trimestre 2013 dans des infrastructures de haute technologie et 15 millions sur 5 ans à Basse-Indre (Loire Atlantique).
Il programme la fin de la filière liquide avec 629 suppressions de postes à Florange (Moselle).
À Basse-Indre, où ArcelorMittal emploie 550 CDI et 150 sous-traitants, la grève contre le transfert à Florange de 60 CDI, lancée par les syndicats CGT, CFDT et FO devait être suspendue vendredi, les syndicats ayant obtenu une contre-enquête sur ce projet. Ce transfert qui commencerait dès 2013, fait partie d’une vaste réorganisation du groupe en France.
Le syndicat FO « ne reconnaît pas la légitimité de l’accord » et refuse « d’accompagner le suivi d’un accord de liquidation des installations et de l’emploi». La CGT dénonce une politique de « casse industrielle et sociale » et appelle « les salariés partout sur les sites de France à la mobilisation dans l’unité syndicale ».
La CGT et FO  refusent de participer à la commission de suivi des engagements confiée au sous-préfet de Thionville (Moselle) François Marzorati.

L’Union Générale Tunisienne du Travail a annulé son appel à la grève générale


L’Union Générale Tunisienne du Travail a annulé son appel à la grève générale

s'informerLe 12 décembre, la Commission administrative nationale de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), a annulé la grève générale du 13 décembre, décidée à la suite des violences physiques conduites le 5 décembre contre l’organisation syndicale, par les membres de milices liées au parti islamiste Ennahda au pouvoir. L’UGTT exigeait du gouvernement la dissolution de ces milices et la traduction en justice des agresseurs.
La Commission administrative (CA) déclare « avoir pris connaissance du projet d’accord conclu entre les deux délégations du gouvernement et de l’UGTT ». Tout en estimant que ce projet « ne rend pas justice à l’UGTT », la Commission administrative a annulé l’appel à la grève générale, « eu égard à la conjoncture délicate que traverse le pays et aux dangers pouvant menacer la paix civile et sociale et la sécurité des citoyens », ainsi que « par souci de permettre à la commission d’enquête issue de l’accord conclu d’achever ses tâches et à la justice d’appliquer la loi ». Une nouvelle réunion de la CA jugera des résultats.
L’UGTT est une organisation syndicale puissante de 800 000 membres. Elle a obtenu le 4 décembre une augmentation de 6% des salaires dans le public et le privé et organisé, la semaine dernière, les grèves régionales de Sfax, Gafsa et Sidi Bouzid. Elle se veut aussi le pilier d’un dialogue national. Le parti Ennahda l’accuse de faire de la politique et de ne pas s’en tenir à sa fonction syndicale.

Cra : pas de droits pour les personnes, pas de liberté pour les associations ?


Communiqué LDH
Paris, le 14 décembre 2012

Cra : pas de droits pour les personnes, pas de liberté pour les associations ?
La Ligue des droits de l'Homme a eu connaissance des nouvelles dispositions que le gouvernement a prises en ce qui concerne les centres de rétention administrative. Les conditions dans lesquelles les associations concernées vont devoir répondre au nouvel appel  d'offre sont inacceptables : liberté d'action limitée, droit à investigation dénié, limitation du droit des personnes à bénéficier d’une aide. Au lieu d'une amélioration des conditions de fonctionnement et du respect des personnes, le gouvernement accentue les mesures restrictives.
Alors qu'aucune diminution du nombre de personnes retenues dans les centres de rétention n’est attendue, compte tenu du chiffrage du nombre d'expulsés d'ores et déjà annoncé par le ministère de l'Intérieur,  l'intervention des associations contractantes est rendue plus difficile, en recourant à un contrôle étroit de leurs activités.
Ainsi, elles devront par exemple prévenir les chefs des centres de rétention, dès qu’une des personnes enfermées qu’elles accompagnent osera déposer un recours, et les personnes étrangères enfermées ne pourront plus s’entretenir avec les associations accompagnées d’un co-retenu de leur choix, ce qu’elles souhaitent pourtant très fréquemment.

Enfin, en matière de liberté d’information, les associations seront soumises à un « devoir de réserve » et une « obligation de discrétion », et devront exprimer « de manière mesurée, des opinions dans le domaine des politiques publiques relatives à l'immigration ».

L’empilement de ces mesures de restriction signifie que le regard critique et de dénonciation que portaient les associations est largement mis en cause. Ainsi, tout affichage dans leurs bureaux est soumis à l’autorisation préalable du chef du centre de rétention. De même, le prêt de moyens de communication vers l’extérieur est interdit, mettant ainsi en cause le droit de correspondre pour se  défendre. 

Enfin le texte de l’appel prévoit des sanctions, des pénalités financières, l’interdiction définitive pour les salariés d’accéder au centre de rétention, voire la résiliation des contrats des associations. Ces sanctions seront prononcées par la police ou le ministère de l’Intérieur, sans moyen de recours compte tenu de la liberté d’appréciation qui leur est laissée.

En matière de rétention des étrangers, l'orientation va donc dans le sens de la répression : expulsions collectives, absence d'amélioration du traitement des étrangers malades, création, après l'arrêt du conseil d'Etat sur la garde à vue, d'une nouvelle disposition de retenue, au mépris du droit commun, poursuite de l’enfermement d’enfants dans le centre de rétention de Pamandzi à Mayotte, mise à l'écart des Cra de Mayotte et de Martinique du marché public. Ce faisant, les mesures d’assouplissement de la politique antérieure sont noyées dans un ensemble défavorable.
La LDH se prononce pour la fin de la politique d'enfermement des étrangers sans papiers, et pour le retrait de l'appel d'offre du marché  public de la rétention, tel qu'il est proposé  aux associations intervenant dans les centres de rétention.

La politique de Marisol Touraine, ou comment désespérer à nouveau les couches populaires

La politique de Marisol Touraine, ou comment désespérer à nouveau les couches populaires < --- un article à lire sur RESPUBLICA


La politique de Marisol Touraine, ou comment désespérer à nouveau les couches populaires

Vendredi 14 décembre 2012
Par Bernard Teper
Co-animateur du Réseau Education Populaire.
Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info


Florange : pour tenir à la pression nous avons besoin d’un soutien populaire


Pour répondre à l'appel des sidérurgistes de Florange ,signons la pétition



Combat social

Florange : pour tenir à la pression nous avons besoin d’un soutien populaire

Lundi 10 décembre 2012
Par Edouard Martin
CFDT ARCELOR MITTAL Florange
Chers amis,
Nous sommes aujourd’hui plus de 15.000 personnes à avoir signé la pétitionhttp://sauvonsflorange.wesign.it/fr que nous avons lancée le 29 novembre 2012. Nous vous remercions pour ce soutien et pour les nombreux mails et messages d’encouragements que vous nous avez adressés.
Comme vous l’avez tous compris, nous exigeons du gouvernement et de Mittal les garanties du respect de l’accord actuel.
Nous souhaitons avoir des garanties quant à l’échéancier sur un investissement réel d’un niveau suffisant pour garantir la pérennité de l’activité et de l’emploi sur le site.
Tant que nous ne serons pas satisfaits des garanties proposées, nous continuerons à mettre la pression sur le gouvernement et sur Mittal,.
Nous maintenons donc notre pétition lancée par et pour les salariés de Florange pour qu’en cas de non respect de l’accord, la nationalisation revienne sur la table et redevienne possible.
Nous vous demandons donc de continuer à signer et à faire signer cette pétition :http://sauvonsflorange.wesign.it/fr .
C’est un formidable moyen de pression populaire et si chacun de nous l’envoie à 5 personnes de son entourage, nous aurons une formidable arme dans les négociations à venir.
Edouard MARTIN, CFDT ARCELOR MITTAL Florange
Serge BANQUART, ARCELOR MITTAL Florange
Ali Yahiaoui Djaffar, ARCELOR MITTAL Florange
Marc MICHEL, ARCELOR MITTAL Florange
Cela Gregory, ARCELOR MITTAL Florange
Nicotra Maurizio, ARCELOR MITTAL Florange
Baron Jérôme, ARCELOR MITTAL Florange
Thach Vet Thierry, ARCELOR MITTAL Florange
Jolliot Jérémie, ARCELOR MITTAL Florange
Defreitas Luis, ARCELOR MITTAL Florange
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Par Edouard Martin
CFDT ARCELOR MITTAL Florange

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Nouvelle donne résultant des législatives partielles de décembre 2012

Nouvelle donne résultant des législatives partielles de décembre 2012 <---- à lire sur  RESPUBLICA

Les syndicats mitigés après leur rencontre avec les dirigeants d'ArcelorMittal


Un article du Monde.fr

Les syndicats mitigés après leur rencontre avec les dirigeants d'ArcelorMittal

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
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Le site d'ArcelorMittal à Florange.
La direction d'ArcelorMittal a détaillé, jeudi 13 décembre, les investissements prévus en France lors d'une réunion "âpre et tendue" qui a laissé la CFDT et CFE-CGC "mitigées" mais en partie rassurées. La CGT et FO ont quant à eux claqué la porte pendant la réunion, qualifiant d'"inacceptable" l'accord avec le gouvernement.
"Les nombreux points d'inquiétude ont tous été abordés, pour la plupart d'entre eux, des réponses ont été apportées. On a réussi à obtenir point par point les assurances sur le traitement de chaque salarié d'ArcelorMittal", a déclaré François Pagano, délégué central CFE-CGC, à l'issue d'un Comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire consacré à l'accord passé le 30 novembre entre le gouvernement et le géant de l'acier.
. "IL Y A DES CHOSES QUI ONT L'AIR POSITIVES"
Pour la CFDT, Jean-Marc Vécrin, délégué central CFDT, s'est dit "mitigé""Il y a des choses qui ont l'air positives, particulièrement le traitement social, et sur les investissements dont on a tout le calendrier par mois et par trimestre", a-t-il déclaré.
Selon l'accord signé qui n'a toujours pas été remis aux organisations syndicales, ArcelorMittal doit investir 180 millions d'euros à Florange d'ici 2017. Dans le détail,"40 millions d'euros seront mis en oeuvre dès le 1er trimestre 2013", selon M. Vécrin, dans des infrastructures de haute technologie telles qu'une soudeuse laser dédiée notamment à l'acier Usibor (destiné à l'automobile) et à un moteur du train à chaud (qui permet de transformer les barres d'acier en bobines), et dont le début des travaux est prévu pour 2014.
"IL RESTE DES ZONES D'OMBRE"
"Si certains points nous rassurent, il reste des zones d'ombre", comme Ulcos, "le consortium" autour de ce projet de captage-enfouissement de CO2 et les hauts fourneaux. La filière liquide reste "le point d'achoppement", a reconnu le cédétiste. Interrogé sur la mort annoncée de cette filière, il a admis que "c'était compliqué"mais que "si des compensations sont là, en termes d'emploi, on prendra nos responsabilités".
Sur le volet social, la direction veut commencer les négociations dès janvier, selon les deux syndicalistes, qui ont précisé que "des mesures d'âges" vont être appliquées à Florange où 629 postes" de la filière liquide vont disparaître.
LA CGT ET FO QUITTENT LA RÉUNION
La réunion avait pourtant pris un mauvais tour, alors que moins d'une heure après le début du CCE, la CGT et FO ont claqué la porte pour manifester leur refus"catégorique" de l'accord. Accusant la direction de mener une politique de "casse industrielle et sociale", la CGT, premier syndicat du groupe, a appelé "les salariés partout sur les sites en France à la mobilisation dans l'unité syndicale". Philippe Verbeke, délégué CGT, a demandé aussi que "Lakshmi Mittal ait le courage de venir voir les salariés", déplorant un accord qui "entérine la fin de la filière liquide".
Pour FO, Norbert Cima a indiqué que son syndicat "ne reconnaît pas la légitimité de l'accord", le qualifiant de "tissu de mensonges""On enterre Ulcos, on nous sort Ulcos II sur lequel on investit deux fois moins et dont on n'est même pas sûrs qu'il sera implanté à Florange", a dit M. Cima.
La CGT et FO avaient déjà annoncé leur décision de bouder les travaux de la commission de suivi des engagements, créée pour veiller à la bonne application de l'accord et confiée au sous-préfet de Thionville, François Marzorati.
La direction d' ArcelorMittal a estimé pour sa part que le CCE s'est "déroulé dans un climat de dialogue constructif", mais a regretté le départ des syndicats FO et CGT de la réunion. Dans un communiqué, la direction "espère que leurs représentants reviendront rapidement participer aux prochaines rencontres".

Un bureau d’étude dirigé par l’ex-patron d’AXA (assurances) demande de baisser énergiquement les dépenses publiques


Un bureau d’étude dirigé par l’ex-patron d’AXA (assurances) demande de baisser énergiquement les dépenses publiques

s'informerPour l’Institut Montaigne, «si rien n’est fait, le modèle français se fracassera sur le mur de l’endettement et de l’atonie de la croissance», proclame-t-il dans son rapport de décembre 2012. Pour  réduire de 70 milliards d’euros le déficit public en cinq ans, il faut, plutôt que d’augmenter les impôts, baisser énergiquement les dépenses publiques, dont certaines sont qualifiées de « matelas de dépenses inefficaces ».
Ce «centre de réflexion», créé et dirigé par Claude Bébéar, ex-patron d’AXA (assurances), financé par nombre de grandes entreprises, propose  par exemple de continuer à supprimer des postes de fonctionnaires (300 000) et en particulier poursuivre la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Parmi les quinze propositions qu’il énumère dans son document de 150 pages on trouve aussi un allongement de la durée de travail des fonctionnaires, de 2,5 heures, sans augmentation de traitement ; la réduction des indemnités de chômage en les rendant dégressives ; une réforme vigoureuse du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle, une baisse des remboursements de l’assurance maladie, en particulier en les différenciant selon le niveau de vie des patients et en diminuant ceux des malades chroniques, une réduction des aides au logement ; une diminution des prestations sociales et familiales, en supprimant par exemple la prime pour l’emploi et la prise en charge des congés parentaux.
Selon l’institut, il ne s’agirait pas seulement de réduire la dette mais aussi d’améliorer l’évaluation des politiques publiques.