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Opération de sauvetage d'un pilote américain en Iran
Des explosifs retrouvés à proximité d’un gazoduc, une pétition contre la loi Yadan, couac dans la communication gouvernementale sur le prix des carburants, 70 migrants disparus en Méditerranée.
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Opération de sauvetage d’un pilote américain en Iran
“NOUS L’AVONS !” La course contre la montre entre Washington et Téhéran est terminée : Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que le second aviateur rescapé du crash d’un avion F-15E en Iran vendredi, et porté disparu depuis, avait été secouru par les Etats-Unis dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 avril.
Après le sauvetage d’un premier pilote du chasseur-bombardier F-15E, que l'armée iranienne revendiquait avoir abattu vendredi, l'armée américaine avait lancé une opération de grande ampleur pour retrouver le deuxième soldat à bord de l'engin, détruit dans la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, dans le sud-ouest de l'Iran. L'antenne locale de la télévision d'Etat iranienne avait promis une “généreuse récompense” à toute personne qui livrerait l'aviateur.
D’après le New York Times, qui cite un officier américain, le soldat recherché a profité du terrain montagneux où il avait échoué pour se cacher dans une crevasse, ce qui l’a dissimulé aux yeux de l’Iran mais aussi des Etats-Unis. L’aviateur a dû escalader “une crête à plus de 2 100 mètres d’altitude”.
Le rescapé était bien équipé d’une balise et d’un dispositif de communication, mais il a dû en faire un usage limité pour éviter que les forces iraniennes ne détectent elles aussi son signal. C’est finalement la CIA qui a découvert sa cachette avant d’en informer le Pentagone pour qu’il prépare l’opération de sauvetage.
Selon des médias américains, dont le New York Times, l’opération a impliqué “des centaines de troupes d’opérations spéciales et d’autres personnels militaires”, ainsi que “des capacités cybernétiques, spatiales et de renseignement”. Le soldat recherché a été exfiltré par des membres de la Navy SEAL Team 6.
Toujours selon des sources militaires à des médias américains, la CIA a participé à l'opération de sauvetage. L'agence du renseignement américain a notamment semé la confusion au sein des troupes iraniennes en essayant de les convaincre que le second pilote avait déjà été sauvé et quittait l'Iran à bord d'un convoi au sol.
Lors de l’opération de sauvetage, les avions et hélicoptères d’attaque américains ont bombardé et ouvert le feu sur des convois iraniens pour les garder éloignés de la cachette de l’aviateur. Les Etats-Unis ont utilisé une piste d’atterrissage abandonnée à environ 50 kilomètres de la ville d’Ispahan.
L’opération aurait pu se finir plus mal. Les troupes américaines ont récupéré l’aviateur, mais les deux avions de transport MC-130J qui devaient leur permettre de fuir l’Iran n’ont pas pu décoller. L’armée américaine a préféré utiliser trois autres avions et détruire les deux qui ne fonctionnaient pas, pour éviter qu’ils ne servent à l’Iran.
Donald Trump affirme que le membre d'équipage, un officier des systèmes d'armes, “est blessé, mais tout ira bien pour lui”. Dimanche, le chef d'Etat républicain a finalement écrit sur Truth Social que l'aviateur était “sérieusement blessé”.
Des explosifs retrouvés à proximité d’un gazoduc transportant du gaz russe vers l’Europe
Des sacs à dos contenant des explosifs ont été retrouvés à proximité du tracé du gazoduc Balkan Stream, en Serbie, a annoncé le président serbe, Aleksandar Vucic. “De larges paquets d’explosifs et des détonateurs” se trouvaient dans des sacs déposés “à quelques centaines de mètres du gazoduc”, au niveau de la ville serbe de Kanjiza, dans le nord du pays, a-t-il déclaré.
Balkan Stream, prolongement de TurkStream qui passe sous la mer Noire, est destiné à transporter le gaz russe vers la Serbie et la Hongrie. La Serbie en est largement dépendante puisque l’immense majorité de son gaz provient de Russie, pour un prix bien inférieur au prix du marché en Europe. Sans évoquer de possibles suspects ou motifs, le président serbe a déclaré avoir “informé le Premier ministre hongrois des premiers éléments de l’enquête”.
Soulignant que ce gazoduc était “une infrastructure gazière essentielle”, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a réagi en réunissant un conseil national de défense.
Candidate à l’adhésion à l’Union européenne, la Serbie est l’un des rares pays du continent à ne pas avoir imposé de sanctions à la Russie après son invasion de l’Ukraine, et elle reste vue comme un allié du Kremlin. La Hongrie dépend également des importations d’hydrocarbures russes, que ce soit par le gazoduc Balkan Stream, pour le gaz, ou l’oléoduc Droujba, pour le pétrole russe.
Cette infrastructure, qui permettait d’acheminer l’or noir de Russie, via l’Ukraine, jusqu’en Hongrie et en Slovaquie, a été endommagée par des frappes russes, fin janvier. Depuis, Viktor Orban accuse l’Ukraine de retarder les réparations. En représailles, il a notamment décidé de bloquer un prêt européen de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.
Une pétition contre la proposition de loi contre les formes renouvelées de l’antisémitisme dépasse les 300 000 signatures
Une pétition contre une proposition de loi visant à lutter contre les “formes renouvelées de l’antisémitisme”, visible sur le site de l’Assemblée nationale, a dépassé les 300 000 signatures. 333 317 personnes ont signé ce texte. La pétition, lancée le 18 février dernier par un demandeur d’emploi de 26 ans, dénonce “un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme)”, ce qui pourrait constituer selon lui “un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne”.
La proposition de loi, portée par la députée des Français de l’étranger basés notamment en Israël et en Palestine, Caroline Yadan, vise à lutter “contre les formes renouvelées de l’antisémitisme” en élargissant le délit d’apologie du terrorisme et crée un délit de négation d’un État. La proposition est inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale les 16 et 17 avril prochain.
Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont mises en avant sur le site de l’Assemblée nationale, pour plus de visibilité. À 500 000 signatures, dans 30 départements différents, la pétition peut être débattue dans l’hémicycle, si la conférence des présidents de groupe l’accepte.
Hausse du prix du carburant : toute aide de l’Etat sera compensée par des coupes dans le budget
Alors que les prix de l'essence et du gazole ont dépassé les 2 euros le litre en France, du fait de la guerre au Moyen-Orient, l'Etat va venir en aide à certains secteurs. Mais ces mesures seront compensées dans le budget par des coupes dans les dépenses, a assuré le ministre de l'Action et des Comptes publics.
David Amiel a déclaré que le gouvernement “prendrait des mesures, des décrets d'annulation pour faire des économies à proportion cette année des aides ciblées qui seront nécessaires”. “Nous aurons des annulations de dépenses qui étaient prévues pour pouvoir financer ces aides indispensables”, a-t-il déclaré, ajoutant que le “travail était en cours” pour déterminer quels seraient les crédits concernés. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a déclaré que de nouvelles aides ciblées seraient annoncées en début de semaine.
Le ministre des Comptes publics a par ailleurs rappelé que si la hausse des prix des carburants avait créé, en mars, un surplus fiscal de 270 millions d’euros pour l’Etat, elle avait dans le même temps engendré une hausse des dépenses de 430 millions d’euros. Ce montant inclut, selon le gouvernement, 300 millions d’euros d’intérêts supplémentaires sur la dette publique et 130 millions de dépenses “de soutien” aux Français, notamment 70 millions pour aider les transporteurs, pêcheurs et agriculteurs.
“Les finances publiques se dégradent à cause de la crise”, a souligné David Amiel. “On ne garde rien” des recettes supplémentaires liées aux taxes sur le carburant, a-t-il poursuivi, alors même que Sébastien Lecornu avait suggéré d’utiliser “les surplus” de recettes fiscales liées à l’envolée du prix du carburant pour contribuer à l’électrification de l’économie.
Plus de 70 personnes portées disparues en Méditerranée après le naufrage d’une embarcation
Plus de 70 personnes sont portées disparues en Méditerranée. Au lendemain du naufrage d'une embarcation transportant des migrants, les ONG Mediterranea Saving Humans et Sea-Watch ont annoncé avoir récupéré les corps de deux personnes, ainsi que 32 survivants. Sur X, les ONG précisent que l'embarcation était partie de Libye, avec à son bord environ 105 femmes, hommes et enfants. Les survivants ont été secourus par deux navires marchands et débarqués sur l'île italienne de Lampedusa.
19 corps ont été retrouvés par les garde-côtes italiens à bord d’un bateau au large de l’île italienne. 58 survivants, parmi lesquels cinq enfants, avaient alors été conduits à Lampedusa, où sept personnes, dont deux enfants, ont été hospitalisées pour hypothermie et intoxication aux émanations d’hydrocarbures. Depuis le début de l’année, 683 migrants sont morts ou ont été portés disparus en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations.
Joyeuses Pâques !
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