Guerre d’indépendance algérienne. Vous êtes plusieurs à m’avoir aidé pour cet épisode. A m’avoir beaucoup aidé. Et vous êtes plusieurs à m’avoir permis de lire Yamina Mechakra aussi. Merci à toutes et à tous. J’espère que le résultat vous plaira. Ce sera d’ici un mois, un mois et demi. Je ne vous cache pas mon impatience de voir le résultat, avec le montage, la musique, les extraits et tout. La seule chose qui me calme, c’est que je dois avoir écrit mon épisode sur Hara-Kiri avant. C’est du boulot. Alors je me calme et j’écris.
Drumont, Pétain et Co. Il se passe plein de choses dans cet épisode de retour de convalescence. C’est dans cet épisode que je parle du Grand Jeu. Enfin, surtout de Roger Gilbert-Lecomte. En relation avec Ruth Kronenberg. Il y a eu tant de gens qui se plaignaient que je ne parlais pas du Grand Jeu dans l’épisode sur le surréalisme. Ils m’agaçaient à un point. Pour des raisons de construction, c’était pas le moment. Y avait beaucoup à construire autour de Nadja, d’Artaud et de Desnos. Et de Colette Thomas. C’était plus juste de garder Le Grand Jeu pour ensuite. Dans la continuité de cette saison où la place des poètes se déplace d’épisode en épisode : Nerval et Baudelaire dans le premier, Lautréamont et Rimbaud dans le deuxième. Les commentateurs YouToube ne peuvent pas s’empêcher de réagir tout de suite. Ils voient l’épisode comme une entité close sur elle-même. Et surtout ils pensent que tout peut se faire tout le temps. Que tout peut se dire en même temps. Alors que chaque élément s’inscrit à l’intérieur d’une continuité sinon rien ne marche ni ne résonne. On ne parle pas de tout dans chaque épisode. On construit un “arc”, comme dans toute série.
Après, je n’ai pas non plus à leur dire quoi faire. Les gens regardent les choses comme ils veulent les regarder. Personne n’est obligé de tout voir. Mais pourquoi toujours vouloir commenter avant de savoir ce qui va se passer ? Ce serait peut-être doux si les hommes attendaient de voir ou de lire quelque chose avant de le commenter.
La semaine dernière, il y a eu le spectacle d’Olivier Mellano sur David Lynch au Théâtre du Châtelet. In My Head. Les chanteurs et chanteuses étaient incroyables. Gaspard Royant, Kyrie Kristmanson, Mona Soyoc. Et les musiciens magnifiques. Ils m’ont emporté très loin. J’étais dans plusieurs mondes à la fois. Et je suis monté sur scène au début et à la fin pour dire des textes d’introduction et de conclusion. Vous me croirez si vous voulez, mais j’ai eu un de ces tracs. Ce n’est pas une blague, le trac. L’espace entre les coulisses et la scène au Théâtre du Châtelet est si grand, on aurait dit une mare aux crocodiles. Et en haut du théâtre, en plus du lustre, allez savoir pourquoi, on avait le nom des “grands-hommes”. Pendant les répétitions, je les découvrais et disais leurs noms à haute voix : Jules César, Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, Hitler….
- Nan, c’est pas vrai, y a pas Hitler, a dit une personne du Châtelet en riant.
On a fait quelques radios aussi avec Olivier Mellano. On a fait l’émission d’Arnaud Laporte sur France Culture. Comme un Samedi. Avec François Angelier et Nathalie Bittinger. Passion David Lynch. C’est toujours une joie d’aller chez Arnaud Laporte. Il a toujours de bonnes idées. Des idées de radio. Là, c’étaient les extraits d’interviews de Lynch numérotés et mis dans un chapeau, tirés au hasard. Ça nous a fait parler autrement. Ça nous a sorti de notre zone de confort, même si cette zone est celle de William Hastings et de Ruth Davenport.
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