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jeudi 28 mai 2026

HISTOIRE et MÉMOIRE - Le 28 mai 1871 le gouvernement de Versailles mit fin à la Commune de Paris par une sanglante répression

 HISTOIRE et MÉMOIRE


                        







Le 28 mai 1871 le gouvernement de Versailles mit fin à la Commune de Paris, déclenchant une vague de répression et de fusillades qui fit entre 20 000 et 30 000 morts.
La Commune ne naquit pas de rien : elle fut le produit de la guerre franco-prussienne, de la défaite du Second Empire et de l’effondrement du vieil ordre bourgeois. Tandis que la France se décomposait sous le poids de la guerre, les ouvriers, artisans et secteurs populaires de Paris surent lire avec clarté le moment historique. Le prolétariat vit la possibilité de prendre le pouvoir entre ses mains et d’ouvrir la voie à une nouvelle forme de gouvernement des travailleurs.
Le 18 mars 1871, la tentative du gouvernement de Thiers de reprendre les canons à la Garde nationale déclencha l’insurrection. La capitale se souleva contre le gouvernement de Versailles et, le 28 mars, proclama la Commune de Paris, le premier essai historique de dictature du prolétariat.
Tant la bourgeoisie française que la Prusse de Bismarck comprirent rapidement l’ampleur du danger : la Commune n’était pas seulement une rébellion parisienne, mais la menace la plus redoutable pour tout l’ordre capitaliste européen. C’est pourquoi Versailles se lança à l’écraser avec une férocité implacable, et la Prusse laissa la voie libre pour que l’armée versaillaise achève le massacre.
La répression fut sauvage. Quartier par quartier, rue par rue, les communards résistèrent jusqu’au bout. Pendant la Semaine sanglante, Paris se transforma en un champ d’extermination de classe : exécutions sommaires, fusillades massives, femmes, ouvriers et militants balayés par la haine de la contre-révolution. Entre 20 000 et 30 000 communards furent assassinés — les chiffres exacts continuent d’être débattus — et des milliers d’autres furent emprisonnés, déportés ou condamnés à l’exil.
Mais bien que la Commune ait été militairement vaincue, son exemple ne mourut pas. Son exemple illumina à jamais l’histoire du mouvement ouvrier : il démontra que la classe travailleuse peut gouverner, que le pouvoir bourgeois tremble devant l’auto-organisation populaire et que la révolution prolétarienne, même écrasée dans le sang, sert d’exemple pour les générations futures.
« La Paris des travailleurs, avec sa Commune, sera célébrée pour toujours comme la glorieuse précurseure d’une nouvelle société. Ses martyrs sont inscrits dans le grand cœur de la classe ouvrière. Quant à ses exterminateurs, l’histoire les a déjà cloués sur cet éternel pilori d’où ne les tireront pas les prières de leurs prêtres. »
— Marx, K. (1871). La guerre civile en France.


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