Cette gazette vous plaît ? Transférez-là à votre carnet d’adresses… Ils vous remercieront et nous aussi. | | La crise énergétique a déjà commencé, et nos élites ne veulent pas que vous le sachiez : « les stocks de pétrole sont en train de fondre à grande vitesse », annonce Guy de la Fortelle ce matin sur Tocsin. L’économiste souligne un point crucial : nous avons entamé nos réserves en pariant sur une guerre courte. Résultat, le risque de pénurie devient concret dès les prochains mois, avec une possible bascule « entre maintenant, cet été et cet automne ». En parallèle, la tension sur le gaz en Europe rappelle les pires moments de 2022. D’où la nécessité urgente de se préparer individuellement à des scénarios de rupture. « Se préparer, faire des stocks sont des choses qui sont absolument vitales désormais », affirme Guy de la Fortelle. Il n’est pas ici question d’un survivalisme caricatural, mais d’une réflexion plus profonde sur nos modes de vie. Notre chroniqueur souligne notamment la vulnérabilité des grandes villes : « les centres-villes sont à mon avis des endroits extrêmement dangereux. En moins de trois jours, votre supermarché peut se retrouver avec des rayons vides. » En creux, il esquisse une recomposition possible des territoires, avec un retour aux logiques locales, communautaires, démonétisées — un mouvement qu’il inscrit dans une dynamique historique de long terme. Au plan géopolitique, la guerre au Moyen-Orient a déjà changé de nature. Elle n’est plus seulement militaire : « le champ de bataille principal est la guerre économique ». D’un côté, l’Iran, sous pression sur ses exportations pétrolières ; de l’autre, les États-Unis et leurs alliés, confrontés à une explosion des prix de l’énergie et à une fragilisation des marchés. L’analyse est contre-intuitive mais assumée : l’Iran pourrait tenir plus longtemps, notamment grâce au détroit d’Ormuz, levier stratégique majeur tant pour le pétrole que pour les infrastructures numériques mondiales. Plus largement, Guy de la Fortelle estime que nous sommes « face à une crise énergétique gravissime en train de muter en crise monétaire et financière ». Le chroniqueur financier évoque une chaîne de fragilités : private equity sous pression, grandes institutions financières en difficulté, explosion de la dette publique. En filigrane, c’est la solidité du système monétaire actuel qui est remise en cause, avec l’idée d’un retour possible à l’or comme valeur refuge dans un contexte d’instabilité prolongée. Car Guy de la Fortelle ne croit pas du tout à une paix imminente entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Il se montre catégorique : « il n’y a pas de zone de négociation possible, il n’y a aucune porte de sortie honorable pour tous les pays en même temps ». Derrière les annonces contradictoires — jusqu’à une déclaration iranienne sur un accord de paix immédiatement démentie par Washington — la réalité est celle d’un conflit gelé, mais sans issue. Les intérêts sont inconciliables : nucléaire vital pour l’Iran, ligne rouge pour Israël, enjeu stratégique pour les États-Unis en pleine pression électorale. Autrement dit, la paix est un mirage. Le choc, lui, sera bien réel. |
|
|
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire