Une proposition de loi portée par le gouvernement nationaliste de Benyamin Netanyahu visant à réformer le droit pénal israélien afin de faciliter le recours à la peine de mort pour les personnes condamnées pour des « crimes terroristes » a été adopté le lundi 30 mars 2026 par le Parlement israélien. Adoptée en troisième lecture à 68 voix contre 48, cette loi viole le droit international. Celle-ci pourrait être appliquée de manière systématique lorsque des citoyens israéliens sont tués. « La proposition soulève des préoccupations en matière de droits humains, notamment parce qu’elle est discriminatoire dans la mesure où elle s’appliquerait exclusivement aux Palestiniens», a déclaré le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, rappelant qu’il est « extrêmement difficile de concilier une telle peine avec la dignité humaine » et qu’elle comporte un risque inacceptable d’exécuter des innocents. Le bureau des droits de l’homme des Nations unies (ONU) en Palestine a appelé à « abroger immédiatement la loi discriminatoire sur la peine de mort. » L’ACAT-France, ONG chrétienne de défense des droits humains dont le mandat est la lutte pour l’abolition de la peine de mort partout dans le monde, dénonce une législation discriminatoire, taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens, et demande son abrogation immédiate. |
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