jeudi 26 juillet 2018

Benalla La pression s'accentue sur l'Élysée

25 juillet 2018

Benalla La pression s'accentue sur l'Élysée

agrandir la taille du texte
diminuer la taille du texte
imprimer cet article
 Les premières auditions de la commission d'enquête parlementaire ont mis en évidence les lignes de fracture entre la Préfecture de police et l'intérieur
 Les hauts fonctionnaires de la Préfecture de police ont refusé d'endosser la responsabilité des dysfonctionnements
Pages 8-10
© Le Monde
25 juillet 2018.

Benalla, l'ascension d'un homme de l'ombre

Le " petit gars de la Madeleine ", une ZUP d'Evreux, a réussi à se forger une place prépondérante auprès du chef de l'Etat

agrandir la taille du texte
diminuer la taille du texte
imprimer cet article
C'est un gros trousseau mé-tallique. Accrochée à l'anneau, l'une des clés ouvre le petit portail gris du Touquet, au pied de l'escalier qui mène à la maison de Brigitte et Emmanuel Macron, ce lieu de vacances où le président de la République aime passer week-ends et moments en famille, avec les enfants et les petits-enfants de sa femme. Alexandre Benalla y accompagne souvent le couple, pour assurer sa sécurité. Lorsqu'il va dîner en ville au Café des sports ou quand il regagne Paris et l'Elysée, Alexandre Benalla ouvre et ferme la maison.
On ne se sépare pas facilement d'un homme auquel on a confié les clés de son intimité. On ne quitte pas de gaîté de cœur un compagnon de route qui connaît une bonne dose des secrets de campagne, écoute et participe aux conversations au sommet. Benalla était bien davantage qu'un simple garde du corps présidentiel, bien plus qu'un homme chargé " de la logistique et des bagages ", comme l'a dit lundi 23 juillet le patron de La République en marche, Christophe Castaner. Il rencontrait des élus, des chefs d'entreprise et des lobbyistes, croisait des hommes du renseignement, des avocats et des hommes de pouvoir étrangers. La confiance était telle qu'il participait, selon une source à l'Elysée, au petit groupe de travail préparant la réforme de la sécurité du Palais, visant à créer une Direction de la sécurité de la présidence de la République, une structure indépendante de la police et de la gendarmerie et rattachée directement au chef de l'Etat.
" Qu'est-ce que je demande, pour après ? ", s'interrogeait Alexandre Benalla devant quelques-uns de ses amis au lendemain du premier tour, alors que la victoire de son champion Emmanuel Macron devenait une évidence. Il réfléchit à un poste au ministère de l'intérieur, dont on dit alors qu'il reviendra à Christophe Castaner, croisé et recroisé au cours de la campagne. Benalla préfère suivre Emmanuel Macron et choisit un simple poste de " chargé de mission ". C'est la meilleure façon de ne pas apparaître, explique-t-il très franchement à quelques connaissances. Une loi d'octobre 2013 votée après l'affaire Cahuzac oblige bien " les membres des cabinets ministériels et les collaborateurs du Président de la République " à transmettre leur déclaration d'intérêt à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), mais le texte ne concerne que les personnes figurant au Journal officiel ou sur les organigrammes ministériels.
Jusqu'ici, pourtant, Alexandre Benalla appréciait les titres ronflants et gonflait volontiers l'intitulé de ses fonctions. En juin 2016, il entre à la délégation interministérielle pour l'égalité des chances des Français des outre-mer, dirigée par le triple champion du monde de boxe Jean-Marc Mormeck. Le jeune homme de 24 ans se fait fabriquer des cartes de visite le présentant comme " chef de cabinet ", un poste inexistant dans cette petite structure au budget minuscule. Il est en réalité chargé de conseiller Mormeck sur la jeunesse et les banlieues, bénévolement qui plus est. Il travaille à la même époque pour une société de sécurité privée. Un jour, ses collègues de la rue Oudinot l'aperçoivent à la télévision : le vrai-faux chef de cabinet travaille dans le même temps pour la campagne du candidat Macron !
Nettoyer la fédération" La sécurité, c'est un monde de mythomanes ", nous avait prévenus un professionnel ayant participé à plusieurs missions pour la campagne d'Emmanuel Macron. Le parcours d'Alexandre Benalla tel que Le Monde a pu le reconstituer ne manque pas en effet de zones d'ombre et d'exagérations. Seule certitude : il est né à Evreux, dans l'Eure, le 8 septembre 1991. Après son bac ES, il obtient une licence de droit à Rouen et un master de " sécurité publique " à Clermont-Ferrand, avec une mention " assez bien ".
A ses amis, il raconte peu de choses sur sa jeunesse et sa famille. " Il ne parlait jamais de son père ", Abderazzak, s'étonne maintenant une vieille connaissance. Sa mère aurait été permanente du PS. " J'ai l'impression qu'elle l'élevait seule ", confie aujourd'hui un dirigeant du PS local. " C'était un petit gars de la Madeleine ", une ZUP d'Evreux, se souvient Marc-Antoine Jamet, ancien collaborateur de Laurent Fabius, pilier de la " fédé " socialiste de l'Eure, par ailleurs secrétaire général du groupe de luxe LVMH. Il a rencontré le garçon quand il frayait avec le MJS local. Benalla est revenu le voir deux fois, en 2015, accompagné du patron de la société de sécurité Velours, son employeur de l'époque, puis en 2017, fort de son nouveau poste à l'Elysée.
Au PS, Benalla croise la route d'Eric Plumer, dit “Jaurès”, patron historique du service d'ordre, qui le prend sous son aile. En 2010, Solférino entre en guerre avec le maire de Montpellier, Georges Frêche, et met sous tutelle la fédération de l'Hérault. Pascale Boistard, secrétaire nationale du PS, descend parfois à Montpellier. Elle demande à être accompagnée d'un membre du service d'ordre, en cas de dérapages. Eric Plumer lui adjoint le tout jeune Alexandre Benalla pour " nettoyer la fédération ". Il devient quelques mois le collaborateur non rémunéré de la nouvelle députée de la Somme, bénéficiant de l'accès à la bibliothèque ou à la salle de sport du Palais-Bourbon. A Pascale Boistard, il explique qu'il travaillait dans la sécurité privée pour payer ses études.
Selon un CV adressé par le jeune homme à de potentiels employeurs et que Le Monde s'est procuré, il est recruté fin 2012 par Velours International, fondé par deux anciens policiers de l'anti-gang. Il y aurait été chargé de " conseil stratégique et influence ", du “lien avec les institutionnels” ou de la " mise en place des partenariats stratégiques ". Du vent, selon un ancien de la société, qui assure que celle-ci attendait davantage du carnet d'adresses que le jeune homme se vantait de posséder. Benalla travaille pour le groupe Velours jusqu'en 2015. Il monte notamment une filiale marocaine. Elle ne décolle jamais et ferme vite.
On retrouve ensuite l'ancien gamin d'Evreux à Munich, au siège de l'Office européen des brevets (ŒB). Entre novembre 2015 et novembre 2016, cette institution dépendant de l'Union européenne fait appel aux services d'une société de sécurité basée au Luxembourg et dirigée par deux anciens militaires français, Sigma 3D Security Services. C'est dans ce cadre que Benalla devient garde du corps du président de l'ŒB, le Français Benoît Battistelli. L'atmosphère est lourde à l'ŒB. Les collaborateurs reprochent au président son autoritarisme. Le président, lui, se croit menacé de mort. Sur son CV, Benalla gonfle une nouvelle fois ses fonctions : le simple prestataire de services devient " fonctionnaire international ".
A cette époque, ses amis se souviennent l'avoir vu se transformer physiquement. Il était plutôt gringalet, le voilà qui gagne en carrure et en musculature grâce à des entraînements intensifs en salle et la pratique de la boxe, comme son nouvel employeur, Jean-Marc Mormeck. Il fréquente notamment les rings d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Une vraie baraque. Il ressemble enfin à un garde du corps, un " bodyguard ", un vrai, qui peut jouer au dur sans être ridicule.
Un ancien du PS l'ayant croisé à l'époque se souvient qu'il évoquait des liens avec le milieu du banditisme. " On a passé énormément de soirées ensemble et je peux vous dire que c'est un monde qu'il ne connaît pas ", assure Karim Achoui, ancien avocat favori du milieu, aujourd'hui radié du barreau. Benalla lui aurait été présenté par " des amis communs " au moment où le jeune homme travaillait chez Velours International. L'ancien avocat se souvient d'un gamin curieux et serviable. Quand Karim Achoui, déjà victime d'une tentative d'assassinat en 2007, se sent à nouveau menacé, Benalla lui rend service : " J'avais saisi le ministère de l'intérieur d'une demande de permis de port d'arme, Benalla m'avait accompagné dans cette démarche, il m'avait conseillé sur les arcanes administratifs " (la demande avait finalement été refusée).
Avec Emmanuel Macron, Alexandre Benalla passe à une vitesse et un niveau supérieurs. Il est présent à toutes les étapes qui marquent l'ascension de l'ancien ministre de l'économie de François Hollande. Le jour de la déclaration de candidature, le 16 novembre 2016, il se fait pourtant remarquer d'une étrange manière : il expulse manu militari un militant communiste venu poser une question. " Il l'a jeté violemment de la salle ", raconte au Monde le photographe de l'agence Sipa Mario Fourmy, qui assistait à la scène.
Le lendemain, Alexandre Benalla accompagne le tout nouveau candidat pour un déplacement de deux jours à Marseille. Au programme, un meeting aux Pennes-Mirabeau, dans la banlieue de la ville, en présence de Christophe Castaner. La sécurité du candidat était jusqu'ici assurée par trois boxeurs bien connus dans les Ardennes, les frères Zaïm, recrutés juste après le départ de Bercy. Ce 17 novembre 2016, Benalla fait le fier devant le trio. Hamid Zaïm tente de l'arrêter par une clé de bras. On évite de justesse la bagarre, mais à compter de ce jour-là, les frères Zaïm disparaissent du circuit : place à Alexandre Benalla, " directeur de la sûreté et de la sécurité d'En marche ! ", comme disent ses cartes de visite.
Stands de tirIl est bien d'autres choses. Un après-midi d'avril 2017, le 14 exactement, le journaliste Georges Malbrunot a rendez-vous au Ritz avec Jamal Al-Dhari, exilé irakien fortuné. " Son oncle, Hareth Al-Dhari, avait été contacté pour nous libérer d'Irak, moi et les autres otages, en décembre 2004 ", raconte le grand reporter du Figaro au Monde. Quand il arrive dans la suite du cheikh, à l'étage du palace parisien, un jeune homme est là. Il se montre discret et fait bonne impression au journaliste, lui dit s'occuper de la sécurité du cheikh, et se passionne pour l'Irak. A la fin de l'entretien, il lui glisse sa carte de visite. Celle d'En marche !
Le soir de la victoire, à la Pyramide du Louvre, c'est lui seul qui guide dans la nuit les pas du tout nouveau président. En ce mois de mai 2017, il se vante devant plusieurs amis d'avoir caché un " flingue " dans le sac en bandoulière qu'il porte devant lui. Bluff, ou réalité ? Benalla s'exerce dans des stands de tir et rêve depuis toujours d'un permis de port d'arme en bonne et due forme, qu'il obtiendra finalement le 13 octobre 2017 via le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, sans prévenir la place Beauvau. Rien n'est jamais sûr avec Alexandre Benalla. Seule certitude : le soir de la victoire, il possède bien, depuis plusieurs semaines, un permis de port d'armes temporaire qui lui a été délivré par la préfecture de police de Paris, a confirmé Gérard Collomb le 23 juillet devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, rassemblée en commission d'enquête. Petit bémol : l'autorisation n'était valable…. qu'à " l'intérieur des locaux " parisiens d'En marche !, rue de l'Abbé-Groult, a précisé le ministre de l'Intérieur.
Dans son porte-feuille se trouve aussi un passeport diplomatique. Bien rangée aussi, une carte d'accès à l'Assemblée, un badge H, celui qui permet de rentrer jusque dans l'Hémicycle. Un pass réservé en principe aux conseillers parlementaires des ministres et aux conseillers de la Présidence du Palais-Bourbon, dont la demande a été faite par le directeur de cabinet du Président, M. Stzroda. Alexandre Benalla semble avoir accès à tout et à tout le monde, bien au-delà du petit monde des flics, des gorilles et des vigiles où il avait choisi d'évoluer. Il porte désormais des petites lunettes cerclées et des costumes bien ajustés. Mais après avoir été celui qui fermait à double tour la maison du Touquet, il a été obligé de rendre les clés de son bureau de l'Elysée, et de son tout nouvel appartement de fonction du quai Branly, la prestigieuse dépendance de l'Elysée.
Ariane Chemin, et François Krug
© Le Monde

25 juillet 2018.

Ludovic Chaker, l'autre conseiller secret de l'Elysée

L'ex-secrétaire général d'En marche ! aurait supervisé le recrutement d'Alexandre Benalla. Les deux hommes sont restés proches

agrandir la taille du texte
diminuer la taille du texte
imprimer cet article
Depuis une semaine, tout le monde connaît le " cow-boy " de l'Elysée, Alexandre Benalla. On ignore que le Palais a aussi son " ninja ". Tel est le surnom de Ludovic Chaker, 39 ans, amateur d'arts martiaux et amoureux de culture asiatique, ex-secrétaire général d'En marche ! et collaborateur influent d'Emmanuel Macron. Un homme invisible dans l'organigramme officiel. Lui aussi occupe, depuis l'élection présidentielle, un bureau à l'Elysée et un poste encore plus stratégique au Palais. Contacté lundi par Le Monde, Ludovic Chaker n'a pourtant pas souhaité détailler ses fonctions exactes, invoquant des raisons de sécurité. Mardi matin, le cabinet du président de la République nous a précisé qu'il occupait le poste de " chargé de mission auprès du chef d'état-major particulier " du président.
C'est lui qui aurait supervisé le recrutement d'Alexandre Benalla comme directeur de la sécurité du candidat. Surtout, c'est lui qui, après avoir organisé des meetings et mobilisé une armée de bénévoles pendant la campagne du candidat Macron, s'occuperait de renseignement et de terrorisme auprès du chef de l'Etat. Le président dispose pourtant d'un très officiel coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme (CNRLT), Pierre de Bousquet de Florian, ancien patron de la direction de la surveillance du territoire (DST), un pro qui n'a le droit de rencontrer des journalistes qu'en présence de Sibeth Ndiaye, la conseillère presse du président. Ce service a été installé il y a peu à l'hôtel de Marigny, juste à côté de l'Elysée.
Erreur de débutantPas davantage que celui d'Alexandre Benalla, le recrutement de Ludovic Chaker n'a fait l'objet d'une annonce dans le Journal officiel. On suit sa carrière au fil des décrets annonçant son entrée dans la réserve opérationnelle de l'armée de terre, en  2005, et les promotions successives qui l'ont conduit, en décembre  2017, jusqu'au grade de commandant.Ludovic Chaker n'a pas davantage souhaité évoquer ses activités -militaires au Monde. Selon nos informations, il aurait été un temps rattaché au Commandement des opérations spéciales, qui supervise les missions des forces spéciales à l'étranger, au service des " actions indirectes ".
Le CV posté par Ludovic Chaker sur le réseau social LinkedIn n'évoque pourtant que ses activités dans le civil. Des études de chinois à l'Institut national des langues et civilisations orientales, de sciences politiques à Nanterre et de communication au Celsa, avant un dernier diplôme à Sciences Po. Un poste au consulat de France à Shanghaï, chargé de la coopération universitaire, puis des activités de consultant. Ludovic Chaker a créé, en  2014, une -petite société de conseil, Ooda-consulting. Son entreprise a annoncé sa cessation d'activité en janvier  2017.
En politique, ses débuts ont été discrets.Il a un temps dirigé le cabinet de Philippe Le Breton, maire socialiste de Joué-lès-Tours, ville de 37 000 habitants de l'Indre-et-Loire. Lors des législatives de 2012, il s'est présenté comme candidat indépendant dans la 11e circonscription des Français de l'étranger, couvrant l'ex-URSS, l'Asie et l'Océanie. L'élection a été remportée par l'UMP Thierry Mariani, ancien ministre de Nicolas Sarkozy. Ludovic Chaker n'a obtenu au premier tour que 1,99  % des voix. Ses comptes de campagne n'ayant pas été validés par un expert-comptable agréé, ils avaient été rejetés, et le Conseil constitutionnel avait déclaré l'apprenti politique inéligible pour un an.
Cette erreur de débutant est déjà oubliée quand Ludovic Chaker rejoint En marche !. A Sciences Po, il se lie d'amitié avec Ismaël Emelien, un des futurs -fondateurs du parti, aujourd'hui conseiller spécial du président. L'officier réserviste rencontre Emmanuel Macron. Quand En marche ! est lancé, en avril  2016, Ludovic Chaker en devient le premier permanent salarié, occupant le rôle de secrétaire général du parti sans en avoir précisément le titre. " Il n'y a jamais eu d'organigramme à En marche !, tous les titres étaient relativement flous ", insiste une figure historique du mouvement. Une façon de fonctionner visiblement toujours de mise à l'Elysée.
M.  Benalla rejoint En marche ! comme simple bénévole. C'est M.  Chaker qui l'aurait ensuite embauché comme salarié du mouvement. Le jeune homme lui aurait été recommandé par des contacts dans le milieu de la sécurité. " Recrutement d'Alexandre vu avec JMG et Ludo ", précise, en décembre  2016, un courriel interne ayant fuité dans les MacronLeaks, ces documents volés et mis en -ligne par des hackeurs anonymes. " JMG " désigne Jean-Marie Girier, directeur de cabinet de -Gérard Collomb à la mairie de Lyon, devenu directeur de la campagne d'Emmanuel Macron, et aujourd'hui chef de cabinet du ministre de l'intérieur.
" Il ne vient jamais en frontal "Pendant la campagne, Ludovic Chaker et Alexandre Benalla partagent le talent d'être si présents qu'on ne les remarque pas. Même le récit de campagne de l'écrivain Philippe Besson oublie ces deux personnages romanesques. Le premier organise les meetings, parfois en haussant le ton, le second les sécurise. " Ludo " a le privilège de tenir compagnie au candidat dans sa loge, souvent seul avec Brigitte Macron et Sibeth Ndiaye, " Alex " l'escorte au milieu de la foule.
Et quand " Alex " veut muscler le dispositif de sécurité, " Ludo " répond présent. En mars  2017, le service d'ordre tente de commander des armes non létales, comme des pistolets à balles en caoutchouc ou un Flash-Ball. -Selon les MacronLeaks, la direction de la campagne s'étonne et refuse. L'occasion pour Grégoire Potton, le directeur des affaires générales d'En marche !, d'une tentative d'analyse psychologique : " J'arrive assez bien à gérer Alex, qui est malin, écrit-il dans un e-mail à Cédric O, trésorier de la campagne et aujourd'hui conseiller à l'Elysée. Ludo, c'est une autre histoire, car il ne vient jamais en frontal. "
Après l'élection, " Alex " et " Ludo " sont restés proches. Jusqu'à ces derniers jours, on les apercevait ensemble dans les bistrots proches de l'Elysée qui bordent la place Beauvau. A l'intérieur du palais, ils suivaient ensemble et de près le projet de réforme du dispositif de sécurité du palais, visant à remplacer les gendarmes et policiers du groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) par une direction de la sécurité de la présidence de la République, future DSPR, une structure ne répondant qu'aux ordres du chef de l'Etat. Comme ses deux conseillers, aux fonctions aussi vastes que stratégiques.
Ar. Ch. et F. K.
© Le Monde

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire