dimanche 12 avril 2026

VU DU DROIT : - Accélérateur enfoncé, plus de frein, plus d’airbag, à fond vers le mur...Dimanche 12 avril 2026

 


Lorsque l’on prend un peu de temps pour regarder calmement ce qui est en train de se passer en Occident, on se dit « mais nous n’en sommes pas là quand même ? ».

Si si, nous en sommes là. L’Occident moribond est devenu un grand asile psychiatrique. Un président américain après une victoire électorale politiquement écrasante, annonce qu’il va faire la paix partout, et qu’il faut lui remettre immédiatement le prix Nobel de la paix. Comme les laquais du comité norvégien n’ont pas tout compris et l’attribuent à une domestique de l’empire, voilà que le Donald est contrarié. Il insulte les Norvégiens, la domestique attributaire, qui craintive lui refile son propre trophée. Et le président de la FIFA crée prestement « un prix de la paix du football » (!!!) pour lui faire plaisir. Que l’homme orange ne boude pas d’ailleurs.

Bon, comme il n’a pas le prix Nobel de la paix, il pense pour faire joli, qu’il doit postuler pour le prix Nobel de la guerre. Il commence par attaquer le Venezuela, puis remet la pression sur l’Iran. Les Iraniens, bons garçons, acceptent de reprendre des négociations alors même qu’ils avaient déjà subie une agression en pleine discussion en juin 2025. Et là rebelote dis donc ! Au moment où les négociateurs arrivent à un accord, boum il bombarde. En commençant par une école, histoire de massacrer 150 écolières pour le fun. Tout le monde lui avait dit, « surtout ne fait pas ça malheureux ! Tu vas te foutre dans la merde ! ».

Il l’a fait quand même, et chose promise chose due, ça tourne à la catastrophe. Les Iraniens se battent comme des chiens, les Américains affichent leur impuissance, et à la grande joie du reste du monde Israël en prend plein la gueule. Et surtout, cela provoque une crise économique énergétique mondiale grosse de dangers pour tout le monde. Les chefs d’états occidentaux ne savent pas quoi faire. S’installe alors une cacophonie où au fur et à mesure de leurs déclarations, ils changent d’avis comme de chemise. Ou prennent des initiatives parfaitement débiles comme Macron qui décide de lancer la construction d’un nouveau porte-avions alors que chacun sait qu’en cas de conflit militaire, la place d’un tel engin sera au fond de la mer. Il organise même un référendum pour lui trouver un nom ! Cela étant, pour ce qui est des changements d’avis, c’est le patron qui donne l’exemple. Trump dit absolument n’importe quoi et son contraire, parfois d’une heure sur l’autre. Avec quand même une constante, il entonne la comptine enfantine de cour d’école « on a gagné, les doigts dans le nez » et fort heureusement il ne poursuit pas avec la suite « on a perdu, les doigts dans le… ». Encore qu’il en serait capable.

Quiconque émet la moindre réserve concernant ces foucades est immédiatement injurié. Il faut pas croire, la servilité ne met pas à l’abri car il s’essuie également les pieds sur les larbins qui le soutiennent. Et quand il fait des compliments ça se transforme immédiatement en baiser de la mort. Après s’être copieusement foutu de la gueule du couple Macron, voilà qu’il encense l’épouse du président à l’occasion d’une bordée d’insultes contre son ancien soutien Candace Owens, « qui accuse la très respectée Première dame de France d’être un homme, ce qui est faux, et qui, je l’espère, gagnera beaucoup d’argent dans le procès en cours. Franchement, à mes yeux, la Première dame de France est bien plus belle que Candace, il n’y a même pas photo ! » Voilà un brevet dont Brigitte Macron se serait probablement bien passée. Encore que…

Et maintenant le New York Times nous a appris comment et pourquoi Trump avait pris cette décision de partir en guerre, dont chacun savait qu’elle était absurde et dangereuse. Le criminel Netanyahu flanqué des gangsters Kushner et Witkoff est venu lui présenter un PowerPoint (!) qui expliquait que détruire l’Iran prendrait cinq minutes et qu’il ne fallait pas se priver de l’occase. Rubio, toujours lâche a grommelé un inaudible « bullshit », les autres conseillers sont restés silencieux. Quant à JD Vance, il a pris des notes dans la perspective de la fuite qu’il allait orchestrer pour le New York Times. Mesure-t-on le caractère absolument effarant de cette histoire. Comment le chef de « la plus grande puissance du monde » a pris tout seul une décision, qui allait inévitablement, tout le monde le savait, plonger la planète dans un invraisemblable bordel. Même si la cuisante défaite militaire américaine n’était pas sûre, elle était au moins prévisible. Quant à Israël, et tout le monde le souhaite, le compte à rebours de sa disparition est commencé. La panique des fanatiques génocidaires risque de rendre ça très laid.

Ce qui est quand même extraordinaire, c’est d’abord la rapidité avec laquelle le chaos s’est installé aux États-Unis après une élection présidentielle dont la clarté politique était pourtant évidente. Ensuite que dire du spectacle de cet empire dirigé par un cinglé, que les quelques adultes qui restent dans la pièce rêvent de débarquer mais ne savent pas comment faire. L’article 25 de la constitution américaine offrirait bien une piste. Il faudrait pour cela que le vice-président et une majorité du cabinet déclarent qu’il est inapte. Le vice-président deviendrait immédiatement président par intérim. Et ensuite le congrès devrait trancher avec une majorité des deux tiers dans les deux chambres. Bon courage les amis ! Il y a une deuxième possibilité, c’est d’attendre les élections de mi-mandat de novembre prochain. En espérant que les démocrates récupèrent la majorité simple au congrès et la majorité des deux tiers au Sénat. Bon courage là aussi ! La procédure d’impeachment serait alors possible mais prendrait évidemment des mois. Il y a donc toutes les chances pour que pendant ce temps-là, l’Occident reste dirigé par un malade mental. Avec son économie et ses finances aux abois.

Mesurons-nous que l’ensemble du monde, avec l’Occident particulier, est suspendu au chaos interne américain, à base de blocage institutionnel, de risque de coup d’État légal ou illégal, voire de guerre civile ?

Accélérateur enfoncé, plus de frein, plus d’airbag, à fond vers le mur, bienvenue dans l’Empire romain devenu fou.

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