AU PROGRAMME Cette fois, on peut vraiment ranger les urnes. Ce mardi, la nouvelle assemblée de la métropole Aix-Marseille, composée des élus fraîchement (re)nommés après les municipales, a choisi son nouveau président : Nicolas Isnard, le maire LR de Salon, était le seul candidat au poste, soutenu aussi bien par la gauche marseillaise, à qui il a cédé en retour quelques vice-présidences, que par les autres chapelles politiques du territoire. Un consensus auquel l’institution nous avait rarement habitués, plombée par les chicayas permanentes sous la présidence de Martine Vassal, mais surtout un happy end pour cette séquence électorale particulièrement tendue sur le fond comme sur la forme – mais ne dit-on pas ça à chaque échéance ?
Alors qu’on pensait en avoir terminé avec les joutes électorales, voilà que Renaud Muselier choisit la fin de la récré pour siffler son entrée en jeu pour les sénatoriales de septembre. Le président (Renaissance) de la région Paca l’a dit mercredi au Figaro et le détaille ce jeudi : il veut mener «le combat» depuis Paris en vue de la présidentielle, face au «risque d'offrir un laissez-passer funeste à la victoire des extrémistes». S’il est élu, il quitterait la présidence de la région, soutient-il. Lui qui jurait s’épanouir à la tête de l’institution, juge-t-il désormais le fauteuil trop étroit ?
Eux sont coincés sur un banc derrière la vitre d’un box, encadrés par des policiers cagoulés. Cela fait bientôt trois semaines que cinq hommes, dont certains sont des cadres présumés de la DZ Mafia, sont jugés pour un double homicide commis en 2019. Pourtant, on ne les a presque pas entendus, spectateurs contraints d’un procès mené à marche chaotique, miné par les incidents d’audience au détriment des discussions de fond. Même quand l’affaire est enfin abordée, c’est poussif, comme avec l’audition de cette capitaine de police, morcelée en trois passages, qui a peiné à répondre aux assauts des avocats. Le verdict, théoriquement prévu ce vendredi, devrait être repoussé face au retard accumulé.
Que se passe-t-il après les joutes politiques, après le temps médiatique ? C’est justement ce temps d’après qui intéresse le documentaire la Communale, diffusé ce soir sur France 3. La réalisatrice Valérie Simonet se met à hauteur d’enfants pour raconter la mise en œuvre de la rénovation de nombre d’écoles marseillaises des quartiers populaires, dont l’état de délabrement avait été qualifié en une de Libé de «honte de la République» en 2019. En creux, c’est la question de l’égalité républicaine que le film interroge. Dommage que le sujet n’ait que trop peu occupé la campagne qui vient de se terminer.
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