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mardi 14 avril 2026

Le Monde Moderne - La Quotidienne - Les Etats-Unis accueillent des négociations directes entre Israël et le Liban - le 14.04.2026

 

Les Etats-Unis accueillent des négociations directes entre Israël et le Liban

Le blocus du détroit d’Ormuz par Trump, le gouvernement renonce à la loi sur le travail le 1er-Mai, les ZFE de retour à l'AN, le plan d’électrification français.

 
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Les Etats-Unis accueillent des négociations directes entre Israël et le Liban

Des représentants libanais et israéliens doivent se rencontrer à Washington pour des pourparlers directs préliminaires de paix, sous médiation du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. Refusant de prendre part à ces échanges, le leader du Hezbollah libanais, Naim Qassem, a réclamé son “annulation”, affirmant que de tels pourparlers étaient une “capitulation”.

Le président Joseph Aoun a déclaré qu'il “espérait qu'un accord serait conclu sur un cessez-le-feu au Liban, dans le but d'entamer des négociations directes entre le Liban et Israël”, qui sont en état de guerre depuis des décennies. “Nous ne négocierons pas de cessez-le-feu avec le Hezbollah”, a toutefois écarté le gouvernement israélien, disant avant tout attendre de ces échanges le “désarmement du mouvement islamiste pro-iranien”.

“La balle est dans le camp” des Iraniens, a déclaré le vice-président américain, JD Vance, après l'échec ce week-end des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran au Pakistan. Selon lui, les Iraniens “ont fait un pas envers nous, mais ils ne sont pas allés assez loin”. S'agissant du détroit d’Ormuz, le vice-président américain a dit s'attendre à ce que Téhéran rouvre ce passage stratégique, en échange de la poursuite du cessez-le-feu de deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran.

Téhéran a déploré auprès de l’ONU une “violation grave de sa souveraineté” après l’entrée en vigueur du blocus maritime imposé par les Etats-Unis contre les ports iraniens dans le Golfe et en mer d’Oman. L’acte “illégal” des Etats-Unis “représente une menace grave sur la paix et la sécurité internationales, et exacerbe manifestement le risque d’escalade dans une région très volatile”, selon son ambassadeur auprès de l’ONU.

Le blocus du détroit d’Ormuz annoncé par Donald Trump

Depuis 16 heures, lundi 13 avril après-midi, les États-Unis imposent un blocus sur toute la zone maritime. Donald Trump veut se montrer inflexible : “L’Iran ne peut plus faire de commerce maintenant et on va garder ça comme ça. On ne peut pas laisser un pays faire du chantage au monde entier, et c’est ce qu’ils étaient en train de faire”, a déclaré le président américain.

Face à l’échec des négociations avec l’Iran, le président américain espère assécher la manne financière du pétrole pour les Iraniens. Pendant le conflit, le pays a pu exporter près d’un million et demi de barils par jour et continuer à financer son effort de guerre.

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Donald Trump veut empêcher la circulation des navires qui partiraient ou entreraient dans un port iranien et promet de détruire les bateaux iraniens qui s’opposeraient au blocus. Pour cela, le Pentagone a déployé deux destroyers, l’USS Peterson et l’USS Murphy. Le porte-avions Abraham Lincoln est aussi sur zone.

Selon les experts, les militaires américains pourraient arrêter les navires qui ne respecteraient pas le blocus en utilisant des hélicoptères ou des zodiacs. Plusieurs pays ont protesté contre ce blocus. La Chine appelle à une réouverture sans entrave de la zone. Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique ont annoncé l’organisation prochaine d’une conférence pour rétablir la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz.

Le gouvernement renonce à la loi sur le travail le 1er-Mai

Après avoir rencontré les syndicats, le ministre du Travail a annoncé que “le Premier ministre a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire”, qui devait statuer sur la loi sur le travail du 1er-Mai.

“J’ai entendu les inquiétudes des organisations syndicales et je veux être clair : le 1er-Mai n’est pas une journée comme les autres. C’est la journée des travailleurs et des travailleuses, c’est le seul jour férié, chômé et payé. Ce principe général doit continuer à prévaloir, même si certaines dérogations sont possibles”, a déclaré Jean-Pierre Farandou.

La proposition de loi déposée par les sénateurs LR et votée par la chambre haute élargissait la possibilité de travailler le 1er-Mai dans les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes, cinémas et théâtres. Elle n’avait pu être votée à l’Assemblée nationale, une motion de rejet déposée par Renaissance ayant été majoritaire. Les syndicats avaient envoyé un courrier à Sébastien Lecornu lui demandant de ne pas convoquer cette CMP.

Le gouvernement fera des propositions “de court et moyen terme” pour les commerçants de proximité, qui souhaitent employer du personnel le 1er-mai, et les professions concernées seront reçues “à Matignon dès cette semaine”, a déclaré le Premier ministre.

Les zones à faibles émissions sont de retour à l’Assemblée nationale

Prévu initialement avant les élections municipales, le débat a été repoussé de plusieurs semaines. Le projet de loi traitant de “la simplification de la vie économique”, censé faciliter les démarches administratives des entreprises, arrive finalement dans l’hémicycle. Dans ce texte souvent qualifié de “fourre-tout” s’est glissé un affront pour le gouvernement : la suppression des zones à faibles émissions.

Soucieux de permettre l’adoption du texte dans son ensemble, le gouvernement va déposer un ultime amendement de compromis. Plutôt que la suppression pure et simple des ZFE, il propose de laisser aux collectivités locales le choix de mettre ou non en place ces restrictions de circulation.

Le gouvernement avait déjà déposé un amendement pour permettre aux collectivités locales de mettre en place ces zones sur la base du volontariat, à l’exception de Paris et de Lyon. Sans succès. Le texte sur la simplification a été adopté de justesse le 17 juin par l’Assemblée nationale.

En janvier, le projet de loi a poursuivi son parcours législatif devant sept députés et sept sénateurs réunis en commission mixte paritaire. Chargés de trouver un compromis, ils ont adopté un texte qui maintient la suppression des ZFE, au grand dam du gouvernement, qui a alors décidé de repousser son examen final devant les deux chambres.

Pour certains députés, le vote ne suffira pas à sceller le sort des ZFE. Selon eux, le Conseil constitutionnel devrait rejeter la mesure, qui apparaît comme un “cavalier législatif”, c’est-à-dire un ajout sans lien suffisant avec le texte initial.

Plan d’électrification : l’Union française de l’électricité propose 15 mesures prioritaires

“C’est maintenant qu’il faut engager une grande transformation”, a déclaré Christian Buchel, président de l’Union française de l’électricité, après la présentation par Sébastien Lecornu d’un plan pour étendre l’électrification de la France afin de moins dépendre du pétrole ou du gaz, avec notamment l’installation d’un million de pompes à chaleur par an d’ici à 2030.

L'UFE, qui représente plus de 500 entreprises du secteur, les gestionnaires de réseau et les fournisseurs d'électricité comme EDF et RTE, a proposé 15 mesures prioritaires, dont certaines vont plus loin que ce qu'a proposé le Premier ministre, notamment sur le leasing social pour les voitures électriques. L'organisation propose de l'ouvrir au marché de l'occasion, ou encore de mettre en place ce dispositif deux fois par an au lieu d'une seule et de l'ouvrir à 70 000 véhicules au lieu de 50 000. L'objectif est d'aider 700 000 foyers modestes à s'acheter une voiture électrique d'ici fin 2030.

“C’est une profonde transformation de la politique énergétique de notre pays”, que propose l’UFE, estime Christian Buchel, qui souligne que ce plan “n’a pas vocation à répondre aux attentes des Français sur les difficultés immédiates que nous vivons, liées à la crise des énergies fossiles”. En réponse aux propositions de l’UFE, l’entourage de la ministre de l’Énergie assure que le gouvernement a fixé les grands objectifs du plan d’électrification, mais que la porte reste ouverte à la discussion.


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