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Destins animés. | Le hasard de l’actualité offre parfois des contrastes saisissants. Les circonstances ont ainsi conduit un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, à tenter en appel ce qu’il n’a pas réussi à faire en première instance : prouver son innocence dans l’affaire du financement libyen. Pour se sauver, l’accusé a jugé bon de se défausser sur Claude Guéant, son bras droit dévoué. Inélégante, la stratégie s’est retournée contre lui, puisque le fidèle blessé a pris la plume pour tailler en pièces la défense de son mentor, et le placer face à un dilemme bien inconfortable : s’enfoncer dans cette forfaiture stérile ou reculer dans ses affirmations au risque de saboter le raisonnement tenu jusque-là. | Pendant ce temps, l’un de ses successeurs, Emmanuel Macron, était occupé à autre chose : la participation à un exercice militaire d’ampleur, visant autant à envoyer des signaux clairs à la Russie qu’à convaincre la représentation nationale d’actualiser le budget des Armées dans un monde menaçant. Une opération qui vise, aussi, à se montrer utile alors que débute le crépuscule d’un second quinquennat sabordé par ses soins. De quoi mesurer le vertige procuré par le pouvoir présidentiel, exposant autant à la vilénie institutionnelle qu’à la vitale nécessité de se hisser à la hauteur des événements. | Raison pour laquelle, sans doute, les prétendants à la fonction suprême présentent les premiers sympômes de l’ivresse élyséenne. Comme François Ruffin qui, pour se démarquer de ses concurrents de gauche, s’aventure en terres brunes, en se disant « hostile à l’immigration pour le travail ». Le RN, qui caracole en tête des sondages, n’en demandait pas tant. | Romain Herreros, chef du service politique du HuffPost. | Des questions sur la vie politique ? Des éclairages que vous aimeriez lire ? Écrivez-nous à politique@huffpost.fr pour nous partager vos envies de lecture. | | |
En s’immergeant ce jeudi au cœur d’Orion 26, le chef de l’État revêt son costume de chef des armées pour envoyer un triple message. |
Deux lettres de Claude Guéant ont considérablement fragilisé la défense de l’ancien président. Qui modifie donc in extremis sa stratégie défensive, décrypte ici Jade Toussay. |
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