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À l’heure où s’anime la campagne. |
Disputée à bas bruits depuis plusieurs semaines, voire des mois pour certains, la course aux élections municipales s’emballe enfin. Certes, les événements tragiques à Lyon continuent d’occuper une bonne part de la discussion. Certes, le gouvernement attise les tensions quand ses ministres préfèrent nourrir le vent de la recomposition politique plus que respecter la traditionnelle période de réserve. Il n’empêche, les différents candidats accélèrent. |
Pour le meilleur. Les débats télévisés s’enchaînent sous l’œil averti de téléspectateurs nombreux, et donnent souvent à voir des oppositions idéologiques franches, de bonnes tenues. Et sans doute, donc, propices à faire bouger les lignes. À Lyon, le grand favori Jean-Michel Aulas a ainsi montré sur BFMTV toutes les limites de sa candidature iconoclaste ce mardi, un soir de ligue des champions. |
Mais aussi pour le pire. Dans les grandes villes, les controverses succèdent aux polémiques et batailles stratégiques. Déjà âcre, la compétition à Paris se déporte dans les commissariats avec les plaintes mutuelles d’Emmanuel Grégoire et de Rachida Dati. Les enjeux quant à eux se cristallisent trop souvent autour des gymnastiques envisagées au second, voire troisième tour. Entre désistement, alliance ou fusion. |
Résultat, à quelques encablures du scrutin, rares sont les propositions et projets à percer le mur du son, dans la capitale ou ailleurs. Les prétendants qui n’ont plus que quelques heures pour déposer leur liste en préfecture ont désormais moins de vingt jours pour faire atterrir leurs idées et inverser les tendances. Demain ? Dès l’aube ? |
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Anthony Berthelier, journaliste au service politique du HuffPost. |
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