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lundi 24 novembre 2025

NON à la guerre ! Non aux fauteurs de guerre ! Arrêtons les propagandistes du désastre pour préserver la PAIX ! -Lundi 24 novembre 2025


 

                          


                           


                           


                          


                          


                         


rubrique : cerise.
Le colonel Soja avoue. Il n’en a plus rien à faire de la France. Ce qui compte pour lui, c’est « l’Europe ». Et pourquoi ? Parce qu’elle a « des valeurs extraordinaires ».
Ah bon ? Lesquelles ?
Soutenir bec et ongles l’État paria et le génocide qu’il pratique en Palestine ? Maintenir à la tête de la Commission une personne totalement corrompue ? Mettre en place un système de censure pour empêcher les peuples de s’exprimer ? Poursuivre obstinément une guerre perdue parce qu’elle constitue une blanchisserie d’argent détourné comme le démontre l’implication de Kaja Kalas et de l’Estonie dans les vols de Zélinsky (48 milliards de dollars !) ?
Avec pierre Schill le général aux petits poings serrés, qui vient baratiner en treillis (!) sur les plateaux, Hubert Bonneau le gendarme qui va mettre en prison les opposants à la guerre de Macron, sans oublier Nicolas Vaujour, l’amiral menteur qui accuse les Russes d’avoir « auto détruit » Norsteam2, Macron a mis à la tête des armées françaises une petite clique d’hommes de main.
Comme une cerise sur le désastre français.


                         



                         


                         


                         



Hé ! Vous là. Oui, vous, avec vos bières douces et vos mines de touristes perdus. Relevez la tête une putain de seconde. Laissez-moi grimper sur ce zinc dégueulasse qui colle comme du sang séché. Je tremble, mais ça tiendra. Si ça casse, tant mieux : j’en suis plus à un morceau près.
J’ai encore le souffle court de ma dernière chirurgie cardiaque, mais j’ai quelque chose à vous cracher à la gueule.
Parce que j’ai entendu Mandon.
Oui, ça sonne comme Macron parce qu’il est sa voix.
Ce général qui parle comme un fossoyeur qui aurait bouffé un mégaphone.
« Il faut accepter de perdre nos enfants », qu’il a dit, le soudard étoilé, à nos maires réunis en congrès.
Non mais vous l’avez entendue, la phrase de ce con-là ?
Une phrase balancée comme un coup de pelle dans une tombe qu’on n’a même pas encore eu le temps de creuser.
Froide.
Immonde.
D’une tranquillité de psychopathe.
Et les maires ? Figés.
Comme des cadavres assis.
Je les imagine, la bouche ouverte, à encaisser ça en silence, pendant que Mandon déroule son prêche de fin du monde.
Crèches militaires, terrains de manœuvre, communes transformées en casernes, tout ça dit avec la même voix que s’il parlait de repeindre une salle des fêtes. Pas une écharpe tricolore pour moufter ou aller lui cracher à la gueule.
Et moi, dans mon fourgon, j’ai senti ma poitrine se refermer comme un étau qu’on serre à mains nues.
La vieille douleur, celle que j’avais laissée dans une salle d’opération glaciale, est remontée d’un seul coup.
Comme si quelqu’un m’avait rouvert à la hache. Pas une belle hache neuve. Une hache tordue, moisie, la hache de la survie.
Quand t’as failli passer l’arme à gauche, vraiment, tu développes une allergie violente aux discours d’un criminel en képi, fût-il étoilé, qui t’explique que sacrifier des gosses, c’est « stratégique ».
Stratégique, mon cul.
Ça pue le cynisme jusque dans le choix des mots.
Et puis son baratin sur la “force d’âme”…
Bordel, mais quelle farce.
Ça veut dire quoi, leur force d’âme ?
Notre capacité à avaler leurs décisions pourries ?
À leur livrer nos mômes comme des colis de chair fraîche ?
Les enfants de Mandon, on les a vus ?
On sait où ils sont ?
Dans un blindé ?
Seront-ils dans une tranchée ou à faire mumuse avec un drone, planqués à l’arrière ?
Ou pire, sur une putain de terrasse à Paris en train de manger des gâteaux à quatorze euros ?
Ça me file la nausée.
Qu’on ne vienne pas me chanter « la menace russe », « la géopolitique », « le réalisme ».
Ça fait cinq ans qu’on nous prépare doucement à la guerre comme on prépare un veau à l’abattoir.
On te rassure, on te caresse, on te dit que c’est pour ton bien.
Et maintenant ils veulent passer au format enfant.
À l’échelle basse.
À la dose pédiatrique de viande à canon.
Alors oui, je le dis.
À quel moment on arrête cette mascarade ?
À quel moment un ministre se lève et dit :
« Ce général raconte des choses dangereuses, irresponsables, malsaines » ?
À quel moment on met un frein à ces prophètes de cercueils, ces distributeurs de drapeaux pour tombes futures ?
On menace des humoristes pour une vanne sur les violences policières ou pour un prépuce absent sur la bite d’un criminel de guerre, on verbalise un pauvre con pour un tweet ironique, mais on laisse un haut gradé annoncer la mort de nos gosses sans sourciller ?
À quand une plainte du ministre de l’intérieur contre ce général pour insulte à la paix ?
Il y a encore dix jours, nous commémorions les morts de la Première Guerre mondiale, et ils paradaient, ces salauds en uniforme bardé de médailles.
Ça manque pas d’air, même à l’armée de l’air d’où vient ce général.
Macron et Mandon qui annoncent la guerre, c’est un numéro de café-théâtre : Les Bronzés font de la stratégie. Ils transforment une crise en drame national, comme si Moscou rêvait de débarquer à Montargis. Si ce n’était pas si dangereux, on applaudirait, mais là c’est juste deux pyromanes travestis en pompiers.
On est dans quel pays, bordel ?
Un pays où on surveille les semeurs de paix, mais où on déroule le tapis rouge aux marchands de cercueils ?
Moi, Masavignol, rafistolé, cabossé, fatigué, incapable de dormir plus de trois heures sans me réveiller trempé, je vous le dis sans filtre :
La guerre ne tombe pas du ciel.
Elle s’organise.
Elle se fabrique.
Elle se fomente dans les bureaux, dans les discours, dans les uniformes sans plis, dans les budgets militaires dopés.
Et je vous le jure, si on continue à se taire,
si on reste plantés là comme des arbres morts,
on va se réveiller dans un pays vidé,
avec plus de plaques commémoratives que de visages vivants.
Alors gueulez.
Criez.
Hurlez s’il le faut.
Ici, sur ce zinc crasseux, dans le vin, dans la peur, dans tout ce qui reste.
Parce qu’une paix qu’on défend pas,
on la ramasse en pièces détachées.
Je n’aurais pas dit comme Nathalie Arthaud :
« Ils sauront bientôt que nos balles sont pour nos propres généraux » vieux couple d'un chant revolutionnaire, mais j’en pense pas moins.
Parce qu’à force de prendre les gens pour des cons, ils risquent de découvrir que même les cons savent mordre, la crosse en l’air.
Je me calme, oui, mais au fond, soyons honnêtes entre deux gorgées d’angoisse : ce serait la dernière guerre, avec ou sans ces abrutis en treillis. Parce qu’entre nous, je vous le murmure, la planète flambera quand même, très vite sous les bombes ou juste un peu moins vite sous les canicules. Voilà.
Guy Masavi

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