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Les prochaines étapes après l'annonce d'un accord entre Israël et le Hamas
La France aura un budget en 2026, crimes et délits anti-LGBT en hausse, le logiciel raté de l'Assurance maladie, une procureure inculpée pour falsification de documents.
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Les prochaines étapes après l’annonce d’un accord entre Israël et le Hamas
Pour Donald Trump, ce sont “les premières étapes vers une paix solide, durable et éternelle”. Le président américain a annoncé qu’Israël et le Hamas avaient “signé la première phase” pour la bande de Gaza, presque intégralement détruite après deux ans d’offensive israélienne. L’accord a été conclu dans le cadre de pourparlers indirects en Egypte.
Le Qatar, pays médiateur, a confirmé “qu’un accord a été conclu sur la première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, qui conduira à la fin de la guerre, à la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens, et à l’entrée d’aide humanitaire” dans le territoire palestinien.
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Le plan de paix de la Maison Blanche réclamait que “tous les otages”, qu’ils soient détenus par le Hamas ou d’autres groupes comme le Jihad islamique palestinien, soient libérés “dans les soixante-douze heures suivant l’acceptation publique de l’accord par Israël”. Ils doivent donc être libérés, au plus tard, dans la nuit de dimanche à lundi.
Pour sa part, l’Etat hébreu devait “libérer 250 prisonniers condamnés à la peine de mort ainsi que 1 700 Gazaouis détenus après le 7 octobre 2023”. Selon ce texte, Israël doit également “remettre les dépouilles de 15 Gazaouis tués” pour chaque otage israélien libéré.
Autre point clé des négociations du cessez-le-feu : la présence de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Selon le plan dévoilé par la Maison Blanche, l’Etat hébreu doit retirer ses troupes d’une partie de la bande de Gaza pour “préparer la libération des otages”, avant un recul supplémentaire lorsqu’une “force internationale de stabilisation” sera déployée dans le territoire, organisée conjointement avec les Etats-Unis, les “partenaires arabes et internationaux”.
Enfin, l’aide humanitaire autorisée par Israël dans la bande de Gaza doit “immédiatement” retrouver le niveau des entrées permises lors de la trêve du 19 janvier 2025.
La France disposera bien d’un budget en 2026
La France disposera bien d’un budget en 2026, qui sera “bon” pour les déficits et la croissance, et elle respectera ses engagements européens, a assuré le ministre de l’Economie démissionnaire, Roland Lescure, avant une réunion avec ses homologues de la zone euro.
“Il y a une majorité de parlementaires en France qui veulent la stabilité et qui s’accordent sur une chose, c’est que nous avons besoin d’un budget pour 2026, et, c’est très important, d’un budget qui respecte les engagements que nous avons pris envers nos amis européens, donc c’est ce qu’il va se passer”, a déclaré le ministre à la presse à Luxembourg.
Le ministre entend rassurer ses homologues sur l’évolution de la situation politique en France, réaffirmant que les prévisions de croissance (0,7%) et de déficit public (5,4% du PIB) seraient tenues en 2025.
Le nombre de crimes et délits anti-LGBT a triplé depuis 2016
Les services de police et de gendarmerie ont enregistré plus de 3 000 crimes et délits homophobes et transphobes en 2024, soit trois fois plus qu’en 2016, selon les données publiées par l’Observatoire des inégalités.
Sur les plus de 3 000 crimes et délits anti-lesbiennes, gays, bisexuels ou transgenres (LGBT) en 2024, 32 % des faits recensés relèvent de diffamations ou d’injures, 21 % d’agressions graves et 19 % de menaces. Le reste concerne des atteintes aux biens, des atteintes à caractère sexuel, ou du harcèlement.
Les victimes sont majoritairement des hommes, dans 72 % des cas, et souvent jeunes, la moitié ayant moins de 29 ans. Mais “une grande partie des actes ne sont pas déclarés, car ils sont très difficiles à prouver, notamment ceux qui se jouent entre proches, dans l’intimité de la famille par exemple“, indique l’organisme indépendant.
L’Observatoire des inégalités s’inquiète de “l’ampleur de cette augmentation“ et du rôle des réseaux sociaux, qui favorisent la propagation rapide “des discours de rejet de l’homosexualité“.
L’Assurance Maladie stoppe le déploiement d’un logiciel
La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) met fin au déploiement de son logiciel Arpège après de nombreuses défaillances dans le traitement des indemnités des arrêts de travail.
Lancé en début d’année en Loire-Atlantique et en Vendée, ce nouveau système de traitement des indemnités des arrêts de travail devait être généralisé à toute la France en 2026 mais le logiciel a finalement été abandonné.
Au mois de mars dernier, le déploiement national d’Arpège avait déjà été reporté à cause de nombreuses difficultés. Des milliers d’assurés ont été privés d’indemnités, parfois pendant plusieurs semaines. Toujours selon le syndicat, 15 000 réclamations sont en cours.
Une procureure générale inculpée pour falsification de documents
La procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, opposante déclarée du président américain, a été inculpée par un grand jury fédéral de l’Etat de Virginie. Cette inculpation survient après celle de l’ex directeur du FBI, James Comey, lui aussi un adversaire personnel du président américain. Depuis plusieurs jours, le chef de l’Etat met la pression sur le ministère de la Justice pour obtenir des poursuites contre plusieurs des personnalités qui s’opposent à lui.
La magistrate a été inculpée sur la base de soupçons de falsification de documents concernant des demandes de prêts immobiliers. Les procureurs affirment que Letitia James a faussement déclaré qu’une maison de Norfolk qu’elle possède était sa résidence principale dans des documents de prêt hypothécaire, ce qui lui aurait permis d’obtenir des conditions plus favorables.
Letitia James est à l’origine des poursuites pour fraudes lancées contre lui et ses deux fils, Donald et Eric Jr, tous trois reconnus coupables d’avoir fait surestimer durant les années 2010 la valeur des actifs de la Trump Organization dans le monde entier. Donald Trump avait été condamné à une amende de 464 millions de dollars, amende annulée par une cour d’appel de l’Etat de New York qui a invoqué un montant “excessif qui viole le huitième amendement de la Constitution des Etats-Unis”.
Dans un communiqué publiée après l’inculpation, la procureure a dénoncé des “représailles politiques” après la condamnation des membres de la famille Trump.
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