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Le préjudice du cambriolage au Louvre évalué à 88 millions d'euros par le musée
Emmanuel Macron et la réforme des retraites, Bruno Retailleau opposé au projet de budget, une protection particulière pour le prisonnier Sarkozy, urgence pour les orques et dauphins de Marineland.
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Le préjudice du cambriolage au Louvre évalué à 88 millions d’euros par le musée
Le préjudice du cambriolage au Louvre a été évalué à 88 millions d’euros par le musée, a annoncé la procureure de Paris. “Le préjudice a été estimé par la conservatrice du Louvre à 88 millions d’euros”, une somme “extrêmement spectaculaire” mais qui “n’a rien de parallèle et de comparable au préjudice historique”, a ajouté Laure Beccuau, précisant que les malfaiteurs “ne gagneront pas” cette somme “s’ils avaient la très mauvaise idée de fondre ces bijoux”.
La magistrate a indiqué “attendre avec intérêt de savoir si les empreintes retrouvées vont matcher ou pas”. Laure Beccuau a confirmé le chiffre de “quatre personnes identifiées comme étant présentes sur les lieux”, tout en évoquant la possibilité d’une équipe plus importante. La procureure a par ailleurs précisé que le véhicule-nacelle qui a servi à commettre le vol a été obtenu par les malfaiteurs via “une pseudo-location sur un prétendu déménagement”.
La police est toujours à la recherche de quatre malfaiteurs qui ont subtilisé dimanche huit joyaux de la Couronne de France dans la galerie d’Apollon du Louvre. Parmi ces bijoux figurent le diadème de l’impératrice Eugénie, qui compte près de 2 000 diamants, et le collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie, et d’Hortense de Beauharnais, mère de Napoléon III.
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Emmanuel Macron sème le trouble sur le futur de la réforme des retraites
Emmanuel Macron ne veut pas entendre parler de “suspension” ni “d’abrogation” de la réforme des retraites, évoquant un simple “décalage” dans le temps de l’âge de départ.
Alors que le Parti socialiste crie victoire depuis une semaine, le président livre pour la première fois sa version de l’annonce du Premier ministre : “Ce n’est ni l’abrogation, ni la suspension, c’est le décalage d’une échéance, celle des 63 ans, au 1er janvier 2027, qu’il a décalée au 1er janvier 2028 avec un financement par des économies. C’est ce qu’il a dit dans son discours de politique générale.”
Emmanuel Macron semble ne pas vouloir entendre parler de “suspension”. De son côté, Sébastien Lecornu a bien prononcé ce mot lors de son discours de politique générale et a envoyé une lettre rectificative du budget de la Sécurité sociale au Conseil d’État. Il s’agit d’un détail de procédure pour graver dans le marbre cette suspension.
Alors que Sébastien Lecornu a obtenu de haute lutte la clémence du Parti socialiste, en agissant de la sorte Emmanuel Macron peut mettre le feu aux poudres. “Les faits sont têtus”, ironise le président qui appelle à un débat serein à l’Assemblée avant de, potentiellement, consulter les Français. “Les perspectives de référendum sont possibles, encore faut-il qu’on sache sur quoi”, assure le chef de l’État.
Bruno Retailleau opposé au projet de budget du gouvernement
Le président des Républicains Bruno Retailleau a jugé que le projet de budget du gouvernement est “en l’état invotable pour la droite” précisant que “si les choses devaient en rester là, Les Républicains voteraient donc évidemment contre et ne s’interdiraient aucun débat, y compris celui de la censure”.
Bruno Retailleau juge “terrible” le “signal” de la suspension de la réforme des retraites, confirmée par le Premier ministre Sébastien Lecornu et se “félicite” d’avoir “provoqué une rupture immédiate en quittant” le gouvernement Lecornu 1.
Pour l’ancien ministre de l’Intérieur, “d’une façon ou d’une autre, le retour aux urnes s’imposera. Ce sera alors au président de la République de décider comment : dissolution, démission ou référendum”. En réponse à Edouard Philippe, Bruno Retailleau a cependant indiqué : “Je n’associerai pas ma voix au chœur de ceux qui exigent sa démission, ce qui fragiliserait tous ses successeurs”.
Deux officiers assurent la protection de Nicolas Sarkozy 24 heures sur 24
Deux officiers du service de la protection (SDLP) sont chargés de la sécurité de Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé. Ces officiers sont logés dans une cellule voisine de celle de l’ancien chef de l’Etat, dont ils assurent la surveillance 24 heures sur 24. Ce binôme est relayé par un autre binôme toutes les douze heures.
Cette protection s’explique par le statut de Nicolas Sarkozy, ancien président de la République. “Ces mesures de protection sont accordées sur décision du ministre de l’Intérieur en vertu d’une tradition républicaine non écrite qui prévoit la protection, sans limitation de durée, des anciens présidents de la République”, précise un rapport de l’Assemblée nationale pour le projet de loi finance 2025.
Situation critique pour les orques et dauphins de Marineland
Dans une lettre ouverte, le parc animalier d’Antibes, dans les Alpes-Maritimes, exhorte les pouvoirs publics à œuvrer pour le transfert des derniers cétacés qu’il héberge. Évoquant une “situation d’urgence”, le parc marin, fermé au public depuis janvier et vidé de ses animaux hormis deux orques et douze dauphins, demande au gouvernement français de convaincre les autorités espagnoles, qui s’y étaient refusées, d’accepter le transfert de ses deux orques à Loro Parque.
“Nous sommes convaincus que les autorités scientifiques espagnoles, face aux risques vitaux encourus par les animaux à Marineland, accepteraient de les accueillir au titre d’un cas d’urgence. Il suffirait que la France explique cette urgence à l’Espagne”, indique le parc.
“La situation d’urgence dans laquelle se trouvent les orques de Marineland est factuelle, prouvée et incontestable. Le gouvernement français en a été alerté sur la base de multiples preuves tangibles”, précisent les responsables du parc.
Marineland alerte également sur le sort de ses douze dauphins, expliquant que pour huit d’entre eux, l’Espagne a donné en septembre son accord pour un transfert vers le parc Selwo, à Malaga. Mais les autorités françaises n’ont toujours pas statué sur cette demande alors que “l’urgence est avérée et que les dauphins pourraient être déplacés dès réception de l’autorisation”.
Pour les quatre dauphins restants, une demande de transfert a été faite pour l’Oceanografic de Valence en Espagne, le parc ignorant “si le dossier a seulement été transmis par la France à l’autorité scientifique espagnole pour évaluation”.
Prise de constantes de Sarkozy et enlisement ukrainien
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