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mercredi 13 août 2025

La Santé avec Alternatif bien -être - Loi Duplomb : victoire ou sursis ?

 

La Santé


Chers amis,

Emmanuel Macron a promulgué hier la loi Duplomb[1].

Si vous avez suivi le feuilleton de l’été, vous savez que la version de la loi ainsi promulguée a été amputée de sa mesure la plus dangereuse pour la santé, à savoir la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide interdit depuis 2018 en France pour son caractère hautement cancérogène et neurotoxique.

Cette mesure a en effet été censurée par le Conseil constitutionnel jeudi dernier[2].

C’est précisément cette mesure dangereuse et irresponsable que j’avais ciblée dans la pétition que j’avais lancée il y a un mois, le 10 juillet dernier[3].

Cependant, à tout seigneur tout honneur, c’est une autre pétition contre l’ensemble de la loi Duplomb, lancée le même jour sur le site de l’Assemblée nationale par une étudiante, qui a fait bouger les lignes.

Cette pétition, la première à dépasser les 500 000 signatures (le seuil nécessaire pour organiser un débat en séance publique à l’Assemblée nationale – et non, malheureusement, un réexamen du texte), avait déjà atteint, à la fin du mois dernier, les 2 millions de signatures !

Cette mobilisation massive se traduit par un succès inespéré.

Inespéré, mais fragile.

Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt

Pour ma part, j’ai suivi ce feuilleton le mois dernier en Bretagne, dans la presse locale, en lisant Le Télégramme.

La mobilisation exponentielle autour de cette pétition m’a redonné foi en notre sagesse collective.

Ce n’est pas la moindre de ses victoires que d’avoir déjoué le plan du sénateur Duplomb, qui comptait sur une adoption du texte à la veille des vacances parlementaires pour la faire promulguer, ou passer crème, au cœur de la torpeur estivale.

Raté ! Les départs en vacances, et même les chassés-croisés des juilletistes et aoûtiens, n’ont pas fait reculer les citoyens face à la connexion et à la validation un peu compliquée des signatures via FranceConnect.

En revanche ce même feuilleton a, à mes yeux, un peu plus creusé le fossé entre la population et la classe politique qui nous gouverne.

Là, c’était un concours de purin dans les yeux.

Il fallait quand même être sacrément accroché pour entendre sans bondir la ministre Aurore Bergé déclarer que « les inquiétudes des Français ont été alimentées avec de fausses informations »[4] !

Pour un membre d’un gouvernement qui s’est fait une spécialité d’édulcorer, tordre ou tout simplement détourner (rayer la mention inutile) la réalité, cette accusation en désinformation était culottée.

Qui fait de la désinformation, Madame Bergé, en prétendant que l’acétamipride est sans danger pour la santé humaine, quand même le Conseil national de l’Ordre des médecins , pourtant bien connu pour ses prises de position « pro-industrielles », se donne la peine de déclarer officiellement qu’« il s’agit de substances susceptibles d’exposer la population à des risques majeurs »[5] ?!

Mais la palme de l’indécence et de la bêtise, dans cette affaire, a probablement été remportée par les politiques qui, tels Gérald Darmanin, ministre de la Justice et ci-devant de l’Intérieur, ont dénoncé les « menaces inacceptables » adressées à l’encontre des députés ayant voté ce texte mortifère !

Je ne suis évidemment pas partisan de ce type de procédé, mais quand la représentation nationale vote en faveur de l’empoisonnement de notre nourriture et de la hausse de nos risques de cancer, elle ne peut pas ne pas s’attendre à une réaction indignée et excessive.

Et si c’est là tout ce que M. Darmanin retient d’une mobilisation démocratique sans précédent en France, c’est que, décidément, dans ce pays, quand la sagesse collective montre la lune, l’imbécile au gouvernement regarde le doigt… et cherche à le mordre.

Cet aspect hargneux – et au fond antidémocratique – de notre classe politique se retrouve dans la réaction du sénateur Laurent Duplomb.

Et c’est celle-ci qui est à surveiller de très près.

Laurent Duplomb ne s’avoue pas vaincu

Il n’a échappé à personne que la censure par le Conseil Constitutionnel de la mesure de la loi Duplomb la plus dangereuse pour notre santé et notre avenir est une victoire partielle et fragile.

Les « sages » ont en effet, pour l’essentiel, entériné le reste de la loi.

Autrement dit, cette censure partielle ressemble, pour une fois, à un authentique compromis entre partisans et opposants à cette loi, à l’image de ce qui se produit régulièrement dans la vie législative de pays réellement parlementaires comme la Suisse ou l’Allemagne.

Sauf que l’on est en France, où l’on aime le tout ou rien.

Ainsi, on aurait pu croire que le sénateur Laurent Duplomb se féliciterait du maintien de ses autres mesures controversées, telles la création de méga-bassines, et se montre beau joueur.

Il n’en est rien.

Le soir même de l’annonce de la décision du Conseil constitutionnel, le 7 août, j’entendis sur France Info le sénateur Duplomb non seulement s’enfermer dans ses accusations en désinformation (« tout ça, c’est la faute de la désinformation au sujet de l’acétamipride ! » – il faut croire qu’il n’a pas eu connaissance de la déclaration officielle du Conseil de l’Ordre des médecins !…) mais surtout promettre de faire réautoriser cet insecticide toxique coûte que coûte[6].

Le Conseil constitutionnel ferme la porte à la réintroduction de l’acétamipride, mais Laurent Duplomb veut nous le faire rentrer par la fenêtre !

Il faut prendre très au sérieux cette démarche de Duplomb, car elle est « raccord » avec une certaine tendance de la vie politique française.

Cette tendance consiste à ignorer l’issue de la voie légale et démocratique quand elle va à l’encontre de l’agenda de l’entre-soi politique.

Duplomb affûte ses recours

L’exemple le plus fameux, c’est Nicolas Sarkozy qui, dès son accession au pouvoir en 2007, fit un bras d’honneur au résultat du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005.

Rejeté démocratiquement à une large majorité (55 %), ce traité fut de facto adopté tel quel, mais sous le nom de Traité de Lisbonne deux ans plus tard.

Le plus ironique, c’est que si la décision souveraine du référendum avait été respectée, l’agriculture française n’en serait pas, vingt ans plus tard, à ployer sous les normes étouffantes de Bruxelles.

Parmi les autres exemples de ce mépris technocratique pour l’expression démocratique, il y a les vaccins infantiles.

Le précédent des vaccins hexavalents

Il y a dix ans, le Pr Henri Joyeux lançait une pétition demandant le rétablissement de l’accès au vaccin trivalent DTP : ce vaccin – le seul obligatoire pour les nourrissons en France à l’époque – n’était plus disponible depuis 2008.

Les médecins et les familles étaient donc obligés de vacciner les nourrissons avec des vaccins combinés (tétravalents, pentavalents ou hexavalents), incluant d’autres valences non obligatoires (coqueluche, Haemophilus influenzae B, hépatite B).

En 2017, soit près de dix ans après la fin de la commercialisation du vaccin DTP, l’appel du Pr Joyeux a été entendu : le Conseil d’État a considéré que la loi imposait en effet aux personnes responsables des enfants de pouvoir satisfaire l’obligation vaccinale sans être contraintes de leur administrer des vaccins non obligatoires[7].

Victoire, donc, pour la voix du bon sens et du droit : le Conseil d’État avait alors enjoint le ministère de la Santé à prendre toutes les mesures nécessaires (y compris possiblement par une licence d’office) pour assurer la disponibilité d’un vaccin DTP seul, dans un délai de six mois.

Le gouvernement et le ministère de la Santé n’ont pas appliqué l’injonction du Conseil d’État.

Qu’ont-ils fait ?

La même année, ils ont étendu l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins[8].

Ces 11 vaccins qui, évidemment, étaient déjà ceux présents dans les doses préparées par l’industrie pharmaceutique…

C’est ainsi que la France est devenue le pays d’Europe imposant le plus d’injections vaccinales à ses nourrissons du jour au lendemain.

Et pourquoi ? Pour contourner une injonction du Conseil d’État, et ménager les intérêts de l’industrie pharmaceutique, qui produit ces vaccins.

Résultat ?

La France est aujourd’hui en bas du classement de la mortalité infantile en Europe.

En 2024, selon l’INSEE, en France 4,1 enfants sur 1000 sont morts avant leur premier anniversaire, soit un taux de 4,1 ‰.

Ce chiffre est en hausse depuis 2011, passant de 3,5 ‰ à 4,1 , avec une augmentation particulièrement notable chez les nouveau-nés âgés d’1 à 27 jours[9].

Autrement dit : le chiffre est en hausse constante depuis l’indisponibilité du vaccin DTP au profit des vaccins combinés.

C’est ainsi que la France s’est retrouvée – et se maintient – nettement au-dessus de la moyenne de mortalité infantile dans l’UE en 2023 qui était de 3,3 [10].

Une honte.

Mais une honte légale !

Voici ce qui nous attend

On doit reconnaître à Laurent Duplomb l’honnêteté d’annoncer la couleur : il va tout faire pour rétablir l’usage de l’acétaprimide, cet insecticide toxique, en France.

Les précédents coups de Trafalgar, dans notre pays, laissent penser que sa démarche, soutenue par le lobby de l’agriculture industrielle, la FNSEA, a de bonnes chances d’aboutir, nonobstant la censure du Conseil constitutionnel.

Il suffira, pour Laurent Duplomb et les lobbyistes derrière lui, d’attendre que l’attention citoyenne se détourne de cette question pour faire passer en catimini à l’Assemblée nationale cette mesure isolée, mais qui aura des conséquences sanitaires déplorables.

Il faut simplement espérer qu’il y aura, alors, suffisamment de personnes éveillées pour empêcher ce coup de Trafalgar tel que nos politiques français savent si bien les fomenter.

Vous pouvez, en attendant, me donner votre opinion sur ce feuilleton de la loi Duplomb en commentaire.

Portez-vous bien,

Rodolphe Bacquet

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