mercredi 28 décembre 2022

La Russie face à son passé, les marques de fatigue du régime iranien, les victimes de William M., les radiés du chômage : au sommaire de Mediapart mercredi 28 décembre 2022

 


La lettre quotidienne
mercredi 28 décembre 2022

À la une de Mediapart

Dans la région de Carélie, Sandormokh a été l’un des lieux secrets des exécutions de masse mises en œuvre par Staline pendant la Grande Terreur. Un site emblématique dont l’histoire passée et présente illustre l’attitude des autorités russes face à la mémoire des répressions staliniennes, alors que la guerre en Ukraine fait rage.

Le régime, qui a fait le choix de la terreur et durcit sans cesse ses menaces, rapatrie du front syrien les milices chiites afghanes et pakistanaises. Du côté de la contestation, les manifestations sont devenues plus sporadiques.

L’écrivain José Carlos Agüero revient sur les trois semaines d’instabilité politique au Pérou, marquées par la mort d’au moins vingt-huit manifestants dans les Andes, tués par les forces de l’ordre. Et dénonce la stratégie politique « insultante » de la nouvelle présidente Dina Boluarte.

La coalition de gauche au pouvoir en Espagne a décidé de supprimer la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité pour freiner l’inflation. Dans l’opposition, le parti conservateur juge que ces mesures arrivent trop tard.

Mediapart a retrouvé deux victimes de l’attaque au sabre perpétrée à Paris le 8 décembre 2021 par William M., mis en examen dans la tuerie récente rue d’Enghien. Alors qu’ils ignoraient que l’homme avait été libéré, les deux exilés font part de leur incompréhension et de leur sentiment d’insécurité.

Plus de 58 000 personnes ont été radiées de la liste des inscrits à Pôle emploi en novembre 2022. Un chiffre jamais atteint depuis que les statistiques du chômage existent. Sur un mois, la hausse est de 19 %. Pôle emploi dit n’avoir « aucune explication particulière » à fournir à cette augmentation.

Marie Lajus, préfète d’Indre-et-Loire, vient d’être débarquée après s’être opposée à un projet de construction près d’un château classé et sur un terrain non constructible.

La lutte contre les réservoirs d’eau artificiels, qui a surgi et s’est imposée dans le monde agricole en 2022, devrait se poursuivre en 2023. Le mouvement, qui rassemble syndicats, politiques, associations environnementales, zadistes… a mis en lumière l’accaparement d’une ressource au profit de quelques-uns.

Les médecins libéraux ont entamé une nouvelle grève, en plein désastre sanitaire à l’hôpital. Ils veulent peser sur les négociations avec l’Assurance maladie, prête à augmenter leur rémunération, à condition d’améliorer l’accès aux soins. Permanence des soins, déserts médicaux : les sujets de friction sont nombreux.

La célèbre autrice de polars Dominique Manotti et la sociologue Rachida Brahim ont publié coup sur coup deux livres ramenant sur le devant de la scène les tueries qui ont visé il y a cinquante ans plusieurs dizaines d’Algériens, notamment à Marseille. Dialogue autour d’un passé qui dévoile des mécanismes d’invisibilisation toujours à l’œuvre aujourd’hui.





Dans le Club  Les lecteurs prennent la parole

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart.

Alors qu’elle marquait l’entrée de la BD dans l’ère Metoo, la polémique autour du dessinateur Bastien Vivès s’est embourbée dans les lieux communs. Revue du débat en quatre points.

 

Le Centre Pompidou à Paris revisite l’œuvre de l'artiste américaine Alice Neel, peintre à la figuration très personnelle, portraitiste des marges, dont le travail plastique répond à un engagement politique et social, un humanisme radical. Communiste, mère célibataire vivant des aides sociales, elle fait de la peinture une arme de combat.

 

La Grande Distribution et Mediapart présentent la programmation du festival « La grande révolte », des films et des luttes, du 12 au 15 janvier 2023 au Cinéma Saint-André-des-Arts dans le 6ème arrondissement de Paris.

 
Par 

L’arrestation du journaliste El Kadi Ihsane, au milieu de la nuit du 24 décembre 2022, est choquante. La perquisition et la mise sous scellés des bureaux de Radio M et Maghreb Émergent, deux médias dont il est l’éditeur, sont scandaleuses. Une pétition est en ligne. Elle a déjà été signée par plus de 1360 personnes, dont Pierre Audin, Souad Massi, Edwy Plenel, Mohamed Fellag. Elle exige la libération immédiate du journaliste El Kadi Ihsane. Et la levée des scellés des bureaux.

 

Qu’a bien pu écrire Ihsane El Kadi de si terrible en ces derniers jours de décembre pour que les forces de sécurité algériennes aient tenu vendredi dernier à l'incarcérer avant que le jour ne se lève ?  Quelle est cette urgence qui a fait que des personnalités haut placés, et non seulement leurs exécutants, ont sans doute passé à cette fin une nuit aussi blafarde que la sienne ?

 
« Notre vengeance sera la révolution des femmes ! » Aujourd’hui, ce slogan écrit sur une banderole de la marche à la mémoire des trois victimes kurdes de l’attaque du 23 décembre sonne étrangement juste à mes oreilles.
1€ seulement
Redécouvrez Mediapart !
Découvrez de nouveau Mediapart pendant 15 jours pour 1€ seulement et profitez de la richesse d’un média 100% indépendant (sans publicités sur le site, sans actionnaires, sans subventions).
Je découvre

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire