mercredi 2 janvier 2019

Manif des gilets jaunes à Paris : «On a l’impression que les flics sont là pour nous casser» le 1.12.2018


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Manif des gilets jaunes à Paris : «On a l’impression que les flics sont là pour nous casser»

 Libération.fr,Liberation.fr sam. 1 déc. 14:20 UTC+1 



A Paris, lors de la manifestation des gilets jaunes samedi.

Les abords des Champs-Elysées se sont transformés en zone de guérilla urbaine samedi matin.
Un quartier noyé sous les lacrymogènes, secoué par des détonations régulières et survolé en permanence par un hélicoptère de la préfecture de police. Depuis le début de matinée ce samedi, les abords des Champs-Elysées sont devenus une zone de guérilla urbaine. Autour de la place de l’Etoile et dans les rues adjacentes, quelques milliers de manifestants en gilets jaunes tentent de pénétrer sur l’avenue, sans succès. 
Photo Boris Allin pour Libération
Bloqués par un dispositif policier très conséquent, les accrochages se sont multiplié avec les forces de l’ordre, à coups de charges et de contre-charges. A la mi-journée, on comptait déjà 115 interpellations et 20 blessés, dont six parmi les forces de l’ordre, selon la préfecture de police de Paris. Mais le bilan est en réalité plus lourd : à la terrasse des cafés, sur un rebord de trottoir, les manifestants pansent les plaies de leurs camarades, rage au ventre.
Autour d’eux, certains sont équipés pour en découdre avec les forces de l’ordre. Marteaux, frondes, bouteilles en verre, pavés, barrières de chantier : les projectiles sont innombrables. Hyper mobiles, les plus radicaux, cagoulés et masqués, montent des barricades en quelques instants, harcèlent les CRS, voire forcent des véhicules de forces de l’ordre à déguerpir en quatrième vitesse après les avoir caillassés.

«Ce sont des cowboys !» 

Freddy et son fils Mike, 47 et 17 ans, ont fait les frais de ces échauffourées. «On reculait tranquillement face à une cinquantaine de CRS, mais ils ont fracassé mon gamin avec leurs matraques et à coups de pied dans le dos», dit le père de famille, soudeur dans le Nord. «Ce sont des cowboys !» Jordan, la vingtaine, a lui reçu une capsule de grenade lacrymogène sur le front. Hématome bien visible, il confie «avoir la haine». «On est venu pacifiquement mais on se fait taper dessus», s’emporte-t-il. 
Autour de la tombe du soldat inconnu. Photo (...)
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