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mercredi 4 avril 2018

HISTOIRE et MEMOIRE -La Galerie de l'Histoire - HENRI GUILLEMIN 1903 Mâcon-1992 Neuchâtel (Suisse)

HISTOIRE et MEMOIRE

 La Galerie de l'Histoire.
   
Christian LE Moulec
4 avril, 09:27
HENRI GUILLEMIN 

1903 Mâcon-1992 Neuchâtel (Suisse) 
«Curieux comme il est difficile de casser les légendes, comme les gens n'aiment pas être dérangés, comme les vérités les moins contestables ont du mal à se faire admettre si la place est prise par un mensonge.» 
Selon la présentation officielle, Henri Guillemin est un historien, critique littéraire, conférencier et polémiste. Il est connu pour ses talents de conteur historique et pour ses travaux sur les grands personnages de l’Histoire. Il a aussi publié sous le pseudonyme de Cassius. 
Il n’hésite pas à malmener certains « grands noms ». Dans la plupart de ses livres, (c’est toujours la définition officielle qui parle) il affirme prendre le contre-pied de ce qu’il appelle « l’histoire bien-pensante » héritée d’Ernest Lavisse, et quant à moi j’ajouterai : de Jules Michelet (un Michelet qui, évoquant la fête de la fédération du 14 juillet 1790 prenait pour une liesse populaire ce qu’il convient d’appeler un congrès armé de la bourgeoisie). Il revendique une passion sans faille pour la vérité, bien qu’il soit parfois partial dans son traitement. Ah, nous y voilà.
En outre, nous dit-on, sa méthodologie historique est critiquée par plusieurs historiens (lisses et de cour ?). Guillemin, ajoute-t-on, est qualifié d’iconoclaste et de pamphlétaire pour ses interprétations portant sur certaines personnalités tels Jeanne d’Arc, Robespierre, Napoléon Bonaparte, Pétain, et certains événements de notre histoire, comme la Révolution française ou la Commune de Paris. 
Eh bien, justement, voilà en gros ce qu’il dit en introduction de sa remarquable série de treize conférences télévisées (diffusées notamment par la TSR) sur la Commune de Paris. 
Guillemin commence par citer Chateaubriand : 
« Faites attention à l’Histoire que l’imposture se charge d’écrire. » 
Puis la philosophe Simone Weil : 
« Croire à l’Histoire officielle, c’est croire des criminels sur parole. » 
Et de citer ensuite Victor Hugo s’adressant aux historiens : 
« Dites le vrai. Ne nous racontez pas une opprobre notoire comme on raconterait n’importe quelle histoire : quelle est la quantité d’assassinats permise ; jusqu’où peut-on s’entendre avec l’ennemi ; jusqu’où peut-on couper la gorge à la patrie… Non, non, je ne veux point de ces recherchés-là! » 
Qu’ajoute Guillemin à ces citations ? 
« L’objectivité, dont on parle toujours en Histoire, n’est pas possible. L’objectivité, ça veut dire considérer les faits comme des objets. Comment voulez-vous que l’on considère comme des objets une histoire humaine, une aventure humaine, des choses qui nous concernent tous ? 
L’impassibilité est impossible pour une histoire comme celle de la Commune qui est une histoire affreuse, une histoire atroce. Mais si l’impassibilité est impossible, la loyauté est le premier devoir. Il faut donc être avant tout honnête… » 
Voilà ! 
Toujours est-il qu’Henri Guillemin, surtout par ses conférences télévisées (un genre hélas plus ou moins disparu aujourd’hui) a rendu accessible à un vaste public des questions historique et littéraire de première importance. 
Proche de la Résistance, Guillemin est dénoncé comme gaulliste par un article d’un certain Poulain publié dans –Je suis partout-. Il doit fuir la France en juillet 1942. Il se réfugie à Neuchâtel. 
A compter de 1936, Guillemin a publié quelque 65 ouvrages. 
Il possède une rue à son nom dans sa ville natale, à Mâcon. 
Il existe une association –Les Ami(e)s d’Henri Guillemin, Avenue Aristide Briand, Antony. 
« Lorsque j'apprends une vérité méconnue, je ne peux pas me taire ! »
HENRI GUILLEMIN
1903 Mâcon-1992 Neuchâtel (Suisse)
«Curieux comme il est difficile de casser les lég..

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