Chère lectrice, cher lecteur,
L'anecdote émane d'un voyageur du TGV espagnol en route pour La Corogne. Alors qu'une partie du paysage partait en fumée dans les incendies de cet automne, les autres passagers n'avaient à la bouche que la question du séparatisme catalan.
Il est pourtant un mal bien plus insidieux en Espagne. Le désert progresse depuis des années. Après trois automnes sans pluie, la problématique s'est accentuée et les grandes infrastructures fluviales, construites durant les derniers soupirs du franquisme, ne fonctionnent plus.
Accompagné d'une photographe, j'ai suivi sur des centaines de kilomètres le tracé du détournement du Tage vers les plantations agricoles du sud du pays. Sur notre route, nous n'avons trouvé que terres en friches, villages abandonnés et barrages inutilisés. Même les grands exportateurs de fruits commencent à tirer la langue. Le désert frappe aux portes de l'Europe.
– Adrià Budry Carbó, journaliste
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