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jeudi 5 janvier 2017

Dans la presse étrangère - jeudi 5 janvier 2017

Dans la presse étrangère

Allemagne : « Mein Kampf » réédité, succès de librairie

Le propriétaire d’une librairie feuillette un exemplaire de « Mein Kampf » réédité, à Munich, le 8 janvier 2016.
Le propriétaire d’une librairie feuillette un exemplaire de « Mein Kampf » réédité, à Munich, le 8 janvier 2016. © MICHAEL DALDER / REUTERS / REUTERS
  • Le dernier livre à succès outre-Rhin ? Il rappelle les heures noires d’une Allemagne pétrie de national-socialisme et d’antisémitisme fanatique. Et pour cause puisqu’il s’agit d’une édition méticuleusement annotée de Mein Kampf (Mon Combat), le brûlot écrit par Adolf Hitlerdans la prison de Landsberg (Bavière), en 1924-1925.USA Today
  • Publié il y a un an, pour la première fois depuis 1945, l’ouvrage du dictateur s’est imposé comme un succès de librairie, avec 85 000 unités écoulées, selon l’Institut d’histoire contemporaine (IfZ) de Munich, qui, à l’origine, ne l’avait tiré qu’à 4 000 exemplaires. Une sixième édition est d’ailleurs prévue pour la fin du mois. The Independent
  • « Nous nous réjouissons que ce projet, à la jonction du travail universitaire fondamental et de l’explication politico-historique, soit une réussite », s’est félicité Andreas Wirsching, le directeur de l’IfZ, cité par le New York Times. Pas moins de 3 500 notes historiques avaient été adjointes au texte afin d’éviter toute promotion de l’idéologie mortifère qu’il véhicule.
  • Par prudence, la couverture de ce livre en deux tomes de près de 2 000 pages, vendu au prix de 59 euros, a été épurée. Blanche, sobre, elle se veut parfaitement dépouillée de tout élément malséant. De fait, aucun portrait d’Hitler n’y figure, pas plus que les symboles chers aux nazis, dont la croix gammée.
  • Certains voient pourtant dans les chiffres de vente la preuve irréfragable que la propagande hitlérienne est de retour en Allemagne. Une thèse que bat en brèche Damien McGuinness, correspondant de la BBC à Berlin, pour qui il convient de remettre ces données en perspective : The Hidden Life of Trees (La Vie secrète des arbres) a comparativement séduit près de 500 000 lecteurs...
  • Dans un entretien au Tagesspiegel, M. Wirsching a néanmoins souligné qu’il serait irresponsable de laisser ce texte errer dans la nature de manière irréfléchie. A ses yeux, il est largement préférable que des professeurs « intelligents » l’utilisent à bon escient, dans leur salle de classe.
  • Pour les historiens, pas de doute : 2016 aura bien été l’année la plus faste pour Hitler. Car, outre l’édition commentée de l’IfZ, un autre ouvrage fourni (2 500 pages) a été publié en avril : Hitler - Das Itinerar (Hitler - l’itinéraire, éditions Berlin Story), une recension factuelle impressionnante de la vie du Führer au jour le jour, et parfois même heure par heure. Die Welt
Le Tchad sous pression. Il n’y a pas si longtemps, Idriss Déby Itno paradait, avec une « allure fière et souveraine », comme la figure de proue incontestée du Sahel. Désormais, le président du Tchad fait face à une crise financière sans précédent, à laquelle s’ajoute la menace des islamistes de Boko Haram. Cette situation difficile le pousse à une austérité mal acceptée. Jeune Afrique
L’UA, théâtre de l’affrontement maroco-algérien. A la fin du mois de janvier se tiendra à Addis-Abeba (Ethiopie) le 28e sommet de l’Union africaine (UA). A cette occasion, un nouveau président sera nommé à la tête de l’UA. Deux candidats d’Afrique de l’Ouest s’opposent pour ce poste : le président de la Guinée, Alpha Condé, et celui du Niger, Mahamadou Issoufou. Un duel qui, en toile de fond, met aux prises le Maroc et l’Algérie, le premier candidat étant soutenu par Rabat, le second par Alger. TelQuel
2017, année des populismes ? Vote en faveur du « Brexit » (sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne) outre-Manche, élection de Donald Trump aux Etats-Unis, camouflet infligé à Matteo Renzi en Italie : 2016 aura été l’année du rejet des élites et du « système ». A l’orée de 2017, qui s’annonce chargée sur le plan électoral, El Pais s’inquiète de la montée en puissance des populismes, en embuscade aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. A tort ?
De l’avenir du républicanisme en Australie. En tant que nation appartenant au Commonwealth, l’Australie a pour chef de l’Etat la reine Elizabeth II. Dans le pays, cependant, le républicanisme progresse. Contrairement à ce qui se passe au Canada et à la Nouvelle-Zélande voisine, beaucoup, là-bas, plaident pour couper les liens avec la monarchie britannique. Cette tendance, dont The Diplomatexplique les raisons, pourrait s’accentuer au cours des années à venir.

Source Le Monde.fr 

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