LeRéseau 26 octobre 2016
Pour l'Autogestion, les Alternatives, l'Altermondialisme, l'Ecologie et le Féminisme
http://pourlautogestionlereseau.blogspot.fr/
Réflexions sur la révolution longue, par Bruno Della Sudda et Romain Testoris
Lorsque les termes de « révolution longue » ont été adoptés dans le texte de leur congrès de 2000, les Alternatifs ont innové dans le paysage de la gauche radicale. Proposée alors par Michel Fiant, la « révolution longue » se justifiait par l'histoire. Mais elle est aussi inséparable de la naissance du mouvement altermondialiste, celui-ci étant entendu à la fois comme « mouvement des mouvements » et nouveau mouvement d'émancipation.
L'altermondialisme et la dynamique des forums sociaux ont poussé à s'interroger sur la révolution elle-même -processus davantage que simple rupture-, sur la stratégie révolutionnaire -sous l'angle de l'autogestion-, sur le projet de société -celui d'une nouvelle synthèse émancipatrice fondée pour nous -et sans s'y réduire- sur « le rouge et le vert ».
L'altermondialisme et la dynamique des forums sociaux ont poussé à s'interroger sur la révolution elle-même -processus davantage que simple rupture-, sur la stratégie révolutionnaire -sous l'angle de l'autogestion-, sur le projet de société -celui d'une nouvelle synthèse émancipatrice fondée pour nous -et sans s'y réduire- sur « le rouge et le vert ».
Débat - Le populisme de gauche, un oxymore dangereux, par Pierre Khalfa
Ce texte a été écrit en vue d’un débat sur la question du populisme qui a été introduit à partir des interventions et des contributions de Christophe Ventura et Roger Martelli.
L’emploi du mot populisme a une fonction dans le débat public. De la part des classes dominantes et de leurs idéologues, il s’agit de stigmatiser ainsi toute proposition et toute attitude en rupture avec « le cercle de la raison » défini comme la combinaison du marché capitaliste et de la démocratie libérale.
Comme le dit à juste titre Christophe Ventura dans son texte1, « Démagogie, manipulation des masses et des esprits, irresponsabilité, dangerosité antidémocratique sont devenus les maîtres mots associés au ‘‘populisme’’ ».
Tout rejet des pratiques et orientations dominantes est ainsi d’emblée disqualifié par l’emploi de ce mot. Il pourrait donc être tentant de le reprendre à notre compte pour en faire un étendard. Il faut pourtant résister à cette tentation.
L’emploi du mot populisme a une fonction dans le débat public. De la part des classes dominantes et de leurs idéologues, il s’agit de stigmatiser ainsi toute proposition et toute attitude en rupture avec « le cercle de la raison » défini comme la combinaison du marché capitaliste et de la démocratie libérale.
Comme le dit à juste titre Christophe Ventura dans son texte1, « Démagogie, manipulation des masses et des esprits, irresponsabilité, dangerosité antidémocratique sont devenus les maîtres mots associés au ‘‘populisme’’ ».
Tout rejet des pratiques et orientations dominantes est ainsi d’emblée disqualifié par l’emploi de ce mot. Il pourrait donc être tentant de le reprendre à notre compte pour en faire un étendard. Il faut pourtant résister à cette tentation.
Démocratie locale et autogestion. Charte municipale et intercommunale des Alternatifs pour les élections de 2014
Parmi les acquis des organisations autogestionnaires figure une attention particulière portée à la démocratie active dans les institutions et en particulier dans la commune qui tant en raison de la proximité des habitant-e-s avec celle-ci que des conséquences des politiques menées sur la vie quotidienne des populations, est un excellent lieu de mise en œuvre de celle-ci.
De nombreuses expériences de gestion différente à vocation autogestionnaire ont ainsi été menées essentiellement dans des communes de taille moyenne comme à Louviers avant hier ou Lutterbach hier. Et on pourrait citer aujourd’hui l’emblématique expérience de Marinaleda en Espagne.
Les Alternatifs comme avant eux d’autres organisations autogestionnaires ont à l’occasion de chaque élections municipales élaboré des « Chartes » pouvant servir de base pour des gestions municipales différentes à vocation autogestionnaire.
Uruguay : ABC Coop : une expérience de gestion ouvrière sous le signe de la lutte des classes, par Richard Neuville
La ville de Colonia del Sacramento est surtout connue pour la richesse de son patrimoine historique, qui lui a permis d’être classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995.
Elle fut fondée en 1680 par les portugais et appartint successivement au Portugal, à l’Espagne et au Brésil avant de devenir le chef-lieu de département de Colonia lors de l’indépendance de l’Uruguay en 1825.
Plus ancienne ville de l’Uruguay, elle a la particularité d’être située au sud-ouest du pays, sur la rive septentrionale du Rio de la Plata en face de Buenos Aires, à une heure de traversée en car-ferry. Outre son caractère touristique dû à son charme architectural et urbanistique, elle est également une ville de transit entre Buenos Aires et Montevideo.
Quand les entreprises récupérées s’organisent par branche professionnelle, l’exemple argentin de « Red Gráfica cooperativa », par Richard Neuville
Dès 2001, les entreprises récupérées par les travailleur-se-s (ERT) en Argentine ont ressenti le besoin de se fédérer au sein d’organisations spécifiques. A cela au moins deux raisons, elles n’étaient pas ou peu soutenues par les organisations syndicales (à l’exception de l’Union ouvrière métallurgique de Quilmes et, plus tardivement, la fédération de l’imprimerie de Buenos Aires) et elles ne se sentaient pas représentées par le mouvement coopératif traditionnel. Elles devaient donc se doter d’une forme de représentation susceptible d’être un interlocuteur crédible face aux pouvoirs publics mais également pour développer des liens organiques entre elles.
A l’époque, le Mouvement national des entreprises récupérées (MNER) joua un rôle prépondérant dans la transmission d’expériences et la solidarité avec les nouvelles coopératives, ce qui leur a permis d’acquérir une plus grande visibilité sociale, politique et médiatique. Entre 2002 et 2004, l’importante vague de récupération d’entreprises par les travailleur-se-s en a largement bénéficié et son intervention a été dans bien des cas décisive.
A l’époque, le Mouvement national des entreprises récupérées (MNER) joua un rôle prépondérant dans la transmission d’expériences et la solidarité avec les nouvelles coopératives, ce qui leur a permis d’acquérir une plus grande visibilité sociale, politique et médiatique. Entre 2002 et 2004, l’importante vague de récupération d’entreprises par les travailleur-se-s en a largement bénéficié et son intervention a été dans bien des cas décisive.
"ZAD Notre-Dame-des-Landes : Zone à autogestion déterminée", suivi "les composantes de la lutte", par Nicolas de la Casinière
Petit aperçu de pratiques autogestionnaires à Notre-Dame-des-Landes, dans un espace gagné provisoirement aux objectifs fonciers des promoteurs d'un nouvel aéroport en plein bocage nantais.
D'une occupation pensée comme un moyen de résistance enracinée sur le terrain, la Zad de Notre Dame des Landes est progressivement devenue un espace d'expérimentation. La Zad, ce nom technocratique de Zone à aménagement différé devenu Zone à défendre, est un lieu d'expériences plurielles bénéficie de la perspective d'une durée possible, assez rare dans les luttes et donc de temps pour penser autrement le futur proche. La zone autonome temporaire, pour reprendre la formule d'Hakim Bey, a un peu écarté l'immédiateté des menaces d'expulsion militaire, et donc d'une présence très temporaire.
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