mercredi 21 septembre 2016

L’Inde et le Pakistan pris dans l’ornière du Cachemire

Dans la presse étrangère

L’Inde et le Pakistan pris dans l’ornière du Cachemire

Des militaires indiens portent les cercueils de leurs camarades lors d’une cérémonie de dépôts de couronnes en hommage aux 18 soldats tués lors de l’attaque d’Uri, le 19 septembre.
Des militaires indiens portent les cercueils de leurs camarades lors d’une cérémonie de dépôts de couronnes en hommage aux 18 soldats tués lors de l’attaque d’Uri, le 19 septembre. INDIAN ARMY / AFP
  • Entre eux, phases de détente et périodes de confrontation alternent. Depuis la partition de 1947, l’Inde et le Pakistan se regardent en chiens de faïence. Et la « guerre des mots » n’est jamais loin. Elle a de nouveau éclaté, après que dix-huit soldats eurent été tués dimanche lors d’une attaque visant la base militaire indienne d’Uri, au Cachemire, région himalayenne que se disputent les deux pays.The Washington Post
  • L’armée indienne a imputé la responsabilité de cet assaut – le plus meurtrier depuis quinze ans – au groupe djihadiste Jaish-e-Mohammed, établi au Pakistan, que le ministre de l’intérieur, Rajnath Singh, a qualifié « d’Etat terroriste ». Le ministère des affaires étrangères pakistanais n’a pas tardé à répliquer, fustigeant une « tentative flagrante » de New Delhi de détourner l’attention des violations des droits humains au Cachemire (administré par l’Inde). BBC
  • Après cet attentat, le premier ministre indien, Narendra Modi, est sous pression. D’autant que des échanges de tirs ont eu lieu mardi aux abords de la ligne de contrôle qui fait office de frontière de facto entre les deux puissances nucléaires.
  • Pour The Hindustan Times, cependant, l’escalade militaire n’est pas la solution.« La réponse à Uri ne peut et ne doit pas être guidée par la colère populaire, la rage des militants du BJP [le parti nationaliste hindou] ou même l’armée », souligne-t-il dans un éditorial.
  • Le quotidien indien appelle plutôt à isoler le Pakistan sur la scène internationale, méthode également privilégiée par le quotidien Daily News and Analysis.
  • En écho, le journal pakistanais The Nation appelle Islamabad à torpiller la réputation de l’Inde à la tribune de l’ONU en évoquant le sort des Cachemiris face à la « répression du gouvernement Modi ». Correspondant de Dawn à New Delhi, Jawed Naqvi déplore à cet égard « l’appétit gargantuesque de l’Inde lorsqu’il s’agit d’infliger la violence ».
  • Face au « discours hostile propagé par l’Inde », le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, Raheel Sharif a assuré que ses hommes étaient « parfaitement préparés à répondre à toute menace, qu’elle soit directe ou indirecte ».
Bilinguisme de façade au Canada ? Tous les prétendants à la succession de Stephen Harper à la tête du Parti conservateur du Canada (PCC), qu’ils soient déclarés ou pressentis, s’accordent à dire que le bilinguisme est essentiel. Mais qui parmi eux peut se targuer de maîtriser aussi bien la langue de Shakespeare que celle de Molière ? C’est ce qu’a voulu savoir Le Devoir, en passant au crible les sites Internet des candidats.
Telegram à la conquête de l’Afrique. L’application cryptée Telegram, créée en 2013 par les frères Nikolaï et Pavel Durov (également fondateurs du réseau social VKontakte, le « Facebook russe »), revendique aujourd’hui plus de 100 millions d’usagers dans le monde. Pour l’heure, son utilisation en Afrique demeure confidentielle. Mais cela pourrait bientôt changer. Jeune Afrique explique pourquoi.
Clinton et Trump, aux antipodes. Qui de la démocrate Hillary Clinton ou du républicain Donald Trump s’installera à la Maison Blanche le 20 janvier 2017 ? A moins de deux mois de l’élection présidentielle américaine du 8 novembre, The Globe and Mail évoque le fossé idéologique béant qui sépare les deux candidats, sur tout un éventail de sujets (contrôle des armes à feu, immigration, économie, santé). Tour d’horizon détaillé.
Répression accrue en Azerbaïdjan. Arrestations en série, incarcérations arbitraires, musellement des derniers médias encore libres : les militants azerbaïdjanais dénoncent un régime de plus en plus autoritaire, à l’aube du référendum du 26 septembre censé accroître la mainmise d’Ilham Aliev sur le pays caucasien. D’aucuns, à l’instar de la journaliste Khadija Ismaïlova, évoquent même une « prison » à ciel ouvert. Radio Free Europe
Sources Le monde.fr

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