samedi 4 avril 2015

Faire condamner la Troïka pour la tragédie grecque

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Consultant et enseignant en action sociale
AUCH - France

Faire condamner la Troïka pour

 la tragédie grecque

Tous les reportages et les témoignages attestent que les exigences de la Troïka ont
 provoqué une catastrophe humanitaire en Grèce. Les diktats de cette Troïka ont été
 imposés par des technocrates sans légitimité démocratique, et souvent en violation 
avec la législation internationale en vigueur. Le soutien au peuple grec justifie que l'on
 se batte pour que ces fauteurs de misères soient poursuivis et jugés. 
Désastre humain
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 Dans les rues d'Athènes [capture d'écran du film Ne vivons plus comme des esclaves]
Trois millions de Grecs sont sans couverture de santé (sur 11 millions d'habitants). Le taux 
de chômage atteint 29 % de la population active (60 % chez les jeunes). Un tiers de la
 population est en dessous du seuil de pauvreté. 400 000 foyers n'ont aucun revenu, les
 prestations sociales ont été réduites, les allocations de chômage supprimées pour de 
nombreux chômeurs. Des enfants font des malaises à l'école car insuffisamment nourris.
 Des tickets alimentaires ont dû être édités pour les plus pauvres. 40 % des hôpitaux ont 
été fermés. Plus de la moitié des médecins du secteur public ont été licenciés : sur 5000,
 il n'en reste plus que 2000. Les dépenses de santé qui représentent 10 % du PIB en 
Allemagne, 8 % en moyenne européenne, peinent à arriver à 6 % en Grèce (et sur un PIB 
qui a fondu, aussi vite que la dette croissait). Des consultations externes doivent être 
organisées par des médecins et secouristes bénévoles. Des médecins attestent que des
 centaines de Grecs meurent chaque mois faute de soins. D'autres sont affamés, les indigents 
sont pléthore. Le nombre de sans-abri a considérablement augmenté. Des familles vivent
 dans des caves. Des commerçants sont ruinés. Des charrettes de fonctionnaires se sont
 retrouvées sur le pavé. Les salaires et pensions de retraite ont baissé le plus souvent de 30 %.
Tout cela sur pression de la Banque centrale européenne, du FMI, et de l'Union
 européenne : la Troïka. Dans un documentaire diffusé sur Arte le 24 février (Puissante 
et incontrôlée : la troïka, de Harald Schumann), véritable réquisitoire, acte d'accusation
 terrible, Yanis Varoufakis, interviewé sur fond d'Acropole l'été dernier, les accuse de
 "crime contre l'humanité".
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 [Ne vivons plus comme des esclaves]
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Varoufakis : la troïka a commis "un crime contre l'humanité" [documentaire Arte]
En réduisant ses dépenses d'un tiers en 4 ans, l'Etat grec a pourtant réalisé l'"exploit" 
d'être en excédent budgétaire, hors service de la dette. Mais la dette, quant à elle, a 
explosé (175 % du PIB, bien davantage qu'au début de la crise). C'était prévisible, les
 économistes sérieux l'avaient annoncé. Je ne parle pas de nos "experts", ceux qui sont
 à la botte des multinationales et des technocrates ultralibéraux européens, qui s'ingénient
 à insulter les Grecs, les accusant de tous les péchés du monde, obtenant, il faut bien le
 dire, un certain écho auprès du  Français moyen qui croit pouvoir faire de l'économie en 
chambre. Samir Amin, interviewé dans Debtocracy (documentaire de 2011), déclare :
 "Les Grecs sont-ils paresseux ? C'est du racisme pur et simple". Mais les Dominique
 Reynié, Nicolas Beytout, Eric Le Boucher, Arnaud Leparmentier (Le Monde) et autres 
Philippe Dessertine, n'ont cessé de le colporter, comme ils ont tourné en dérision Syrisa.
 Ne parlons pas de Marc Fiorentino qui a beaucoup milité pour que la Grèce "coupable" 
soit exclue de la zone euro, tandis que Carl Meeus (Le Figaro Magazine) répète sans 
cesse que Syrisa veut désormais y rester par pur opportunisme après avoir longtemps 
annoncé le contraire (ce qui est faux).
 Ces "économistes", qui roulent pour le "parti de l'étranger", l'Allemagne, s'offusquent 
lorsque Syrisa rappelle le pillage de la Grèce par l'Allemagne nazie, et l'assouplissement 
de la dette allemande en 1953 ; ces "économistes", qui ne se contentent pas de livrer une
 opinion, mais militent délibérément en faveur de l'oligarchie financière, n'ont cessé de
 tresser des lauriers à une Allemagne, travailleuse, ingénieuse, économe, se gardant bien
 de relever ses points faibles. S'il est vrai que sa réussite doit beaucoup à ses innovations,
 la durée moyenne de travail en Allemagne était en 2009 inférieure à la France, et, pire
 encore, à la Grèce (selon Patrick Artus, de Natixis).
Ne_vivons_plus_.jpg 

"Pas seulement les classes laborieuses" [Ne vivons plus..]
Mais surtout, l'Allemagne a mis à genoux, sans vergogne, ses partenaires européens 
en pratiquant un dumping social, "en déclarant la guerre à sa classe ouvrière
(extrait de Debtocracy). En bloquant les salaires dans son pays, l'Allemagne a joué
 ouvertement la perte de compétitivité dans les autres pays d'Europe (alors même que
 son intérêt à long terme n'est pas de saigner à blanc ses partenaires, avec lesquels elle 
fait les 2/3 de son commerce extérieur). Des économistes de l'Ofce le disent depuis
 longtemps, Alternatives économiques également, Mediapart aussi, mais cela horripile
 souverainement les Ghislaine Ottenheimer (Challenges), Agnès Verdier-Molinié (Ifrap)
 et autres Jean-Marc Daniel, qui veilleront toujours à bien dissimuler le fait que la crise de
 la dette publique est d'abord une crise de la dette privée, encouragée par les financiers pour 
compenser la baisse du pouvoir d'achat voulue par le grand capital, dans une course effrénée
 qui, finalement, a débouché sur les subprimes.
Tout a été fait pour nous inculquer que les Grecs étaient globalement responsables de ce 
qui leur arrivait. Il ne fallait pas préciser que la troïka imposait la récession et donc la misère
, ni dire que, dans ce contexte, France et Allemagne vendaient encore des armes à la Grèce
 (frégates, chars, sous-marins) pour plusieurs milliards d'euros : il fallait bien lui prêter pour
 qu'elle rembourse !
La boucle du cynisme
De même qu'il était plus efficace de traiter tous les Grecs de "fainéants", de "corrompus"
 (propos d'un directeur du FMI auprès d'un ministre grec, humilié), plutôt que de révéler la
 "liste Lagarde", c'est-à-dire une liste de 2062 Grecs évadés fiscaux, dont six seulement ont
fait l'objet d'un contrôle, Madame Lagarde, alors ministre des finances en France, refusant 
de donner cette liste qui prouvait un détournement de 2 milliards d'euros.
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 "Pauvres, ne vous bouffez pas entre vous, bouffez les riches, ils sont mieux nourris" [Debtocracy]
Si le cadastre n'existe pour ainsi dire pas en Grèce, si le système fiscal est injuste (privilégiant
 les armateurs, les Popes et les classes moyennes supérieures), ce ne sont pas les Grecs 
victimes de la récession qui en sont responsables. Si, ici comme ailleurs, une classe sociale
 possédante continue à s'enrichir outrageusement, malgré la crise, et plus que jamais, avec
 la complicité des possédants des autres états, ce n'est tout de même pas de la faute des 
femmes de ménages et des personnels hospitaliers d'Athènes !
Si les comptes publics de la Grèce ont été truqués, c'est une caste politique qui y a procédé, 
avec la complicité de Goldmann Sachs, ce qui n'a pas empêché un de ses fondés de pouvoir 
de devenir président de la BCE (Mario Draghi). Tandis que l'organisateur du scandale du
 Luxleaks, Juncker, était promu, en toute impunité, président de la Commission européenne !
 Pendant ce temps Martin Schulz, président du Parlement européen, admet qu'il y a 
2000 milliards d'euros d'évasion fiscale en Europe (déclaration devant le Parlement,
 répétée sur France inter le 10 février).
Et pour boucler la boucle du cynisme, rappelons que DSK, à la tête du FMI, n'hésitait pas 
à violer la conscience humaine en se réjouissant de la réforme des retraites en Grèce, du 
blocage des salaires (cité dans Debtocracy). En tant que futur candidat à la présidentielle
 en France, s'il veillait à ce que la Grèce soit renflouée, c'était non pas pour la sauver, mais
 pour qu'elle rembourse les banques françaises (et allemandes), comme cela est précisé 
dans le documentaire d'Arte.
Les actions illégales de la Troïka
Or, non seulement, une part non négligeable de la dette en général, et de celle de la Grèce
 en particulier, est abusive (taux d'intérêt exorbitants, baisse d'impôts pour les plus riches),
 mais encore, dans le cas de la Grèce, des actions illégales, menées par les technocrates 
de la Troïka, ont mis le pays à terre.
Tout d'abord, le FMI a dû changer à la dernière minute ses statuts pour pouvoir prêter à la
 Grèce en sachant qu'elle ne pourrait pas rembourser (ce que le règlement du FMI ne
 permettait pas auparavant). C'est un directeur exécutif du FMI, Paulo Nogueira Batista, 
qui le dénonce dans le documentaire diffusé sur Arte.
Par ailleurs, le mémorandum (le MOU, memorandum of understanding, qualifié 
de "masturbation intellectuelle de la part des thuriféraires de la pensée unique",
 selon le député européen Philippe Lamberts) n'y va pas de main morte : non seulement 
ce sont des milliers de pages détaillant par le menu, de façon souvent humiliante, tout
 ce sur quoi le pays doit économiser (comme licencier les femmes de ménages des
 ministères), mais il a imposé, par exemple, le licenciement de médecins : de quel droit,
 la Troïka pouvait se positionner ainsi ? Qui lui a donné mandat pour le faire ? L'idéologie
 de ces technocrates était, selon un médecin condamné à travailler gratuitement : "celui 
qui a de l'argent peut vivre, celui qui n'en a pas peut mourir". Une députée du groupe
 "socialistes et démocrates" au Parlement européen déclare que la Troïka c'est "un
 monstre qu'on a créé".
Medecin_benevole.jpg
 Médecin bénévole : pour la troïka, celui qui n'a pas d'argent peut mourir
 [documentaire Arte, capture d'écran]
La Troïka a également imposé la suppression de conventions collectives en Grèce (et
 aussi au Portugal, où pourtant même le patronat y était opposé). En Grèce le salaire 
minimum est passé de 757 € à 586 par décret, sans consultation du parlement. D'après le 
traité de Maastricht, la Commission européenne, partie dans ce bras de fer, n'a aucune 
compétence pour intervenir sur les salaires et les conventions collectives.
Enfin, la Troïka a couvert des opérations suspectes, comme la vente d'une banque de Chypre,
 la BPN, au profit d'une banque grecque, la banque du Pirée : les épargnants chypriotes ont
 perdu 3,4 milliards d'euros, encaissés par cette banque grecque. "Un des plus gros scandales
 de la zone euro", dit un député chypriote. Et tout ça avec la complicité des ministres des
 finances de la dite zone. Si Chypre avait refusé ce tripatouillage, la Troïka menaçait ce
 pays d'être exclu de la zone euro : "c'était marche ou crève", dit un ministre dépité. 
Moins que les petits retraités floués.
Des banques grecques ont été vendues selon les mêmes procédés. L'Union européenne a
 exigé également de la Grèce qu'elle privatise ses actifs à hauteur de 50 milliards d'euros. 
Ainsi des biens publics ont été vendus aux conditions dictées par l'acheteur, sans mise en 
concurrence (Syrisa vient d'obtenir de pouvoir au moins vendre au prix du marché, et sous
 réserve qu'il y ait plusieurs candidats à l'achat). Les technocrates ont imposé à la Grèce de
 consacrer 4,5 % de son PIB au remboursement de sa dette pendant 20 ans : or c'est
 impossible, aucun état ne l'a jamais fait et n'est capable de le faire. Le député européen
 belge Philippe Lamberts dit que des officiels de l'UE et de la BCE lui ont avoué en privé 
qu'ils savaient que c'était impossible, que le taux au final sera forcément plus bas. On joue 
manifestement avec les nerfs des peuples pressurés, ce qui suffirait, en soi, à faire 
condamner ces tortionnaires. 
Il va de soi que les dirigeants politiques européens qui sont directement complices ou qui
 ne font rien pour empêcher ces exactions, sont tout autant coupables.
La résistance s'organise
Yannis Youlountas, réalisateur, qui sillonne la France pour expliquer ce qui se passe en
 Grèce, défendre Syrisa et faire connaître son film Ne vivons plus comme des esclaves,
 montre que le peuple grec a déjà fait beaucoup : l'élection de Syrisa vient après des 
années de révoltes, significatives d'une exaspération à son paroxysme (300 agences de
 banques auraient été attaquées et brûlées). Fin des discours, la résistance s'organise.
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 Distribution de repas : "la nourriture est gratuite pour tous : chômeur ou pas, SDF ou riche" [Ne vivons plus...]
 Des projets sociaux autogestionnaires ont été lancés dans des quartiers : des militants ont 
mis en place des dispositifs de solidarité (comme l'expérience utopique d'Exarcheia au cœur
 d'Athènes). Des coopératives sont créées. Des chômeurs inventent leur emploi dans le 
cadre des réseaux des "espaces sociaux libres". Des productions "sauvages" reprennent 
dans des usines abandonnées par leurs propriétaires. Des actes de désobéissance civile 
prolifèrent. Des sites magnifiques en voie de privatisation sont devenus de véritables ZAD,
 pour empêcher cette dilapidation du patrimoine grec. Des grillages clôturant les zones
 bradées ont été arrachés par la population révoltée. Des luttes sont menées contre la 
privatisation de l'eau, contre les coupures d'électricité. De simples citoyens, parfois très
 âgés, ont confectionné eux-mêmes des affiches et vont les apposer sur les murs. Les réseaux 
sociaux ont fonctionné à haut régime, dans une utilisation subversive. Cette société en
 mouvement, qui ne veut pas mourir, est tolérante, solidaire, ouverte aux étrangers. Parfois,
 les fascistes ont cherché à contrer ce bouillonnement, et ont attaqué violemment ces
 différentes initiatives. Mais les militants progressistes savent se défendre et l'extrême-droite
 (dont Aube dorée) reste minoritaire. Cependant, elle utilise les mêmes méthodes que
 le FN en France : "un loup revêtu d'une toison de mouton pour entrer dans la
 bergerie", dit un militant dans le filmNe vivons plus..
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"Plus jamais le fascisme, dehors les néonazis[Ne vivons plus...]
Syrisa est obligée de faire quelques compromis avec l'Union européenne. Certains le lui
 reprochent, craignant que, comme souvent, les meilleurs s'écrasent une fois arrivés au
 sommet. En fait, Tsipras cherche à gagner du temps. Cela suppose que le reste de
 l'Europe le soutienne, en Espagne, Italie et Portugal. Et aussi en France. Si François 
Hollande, de façon opportuniste ou par conviction, a marqué ses distances, entre autres
 pour gagner les bonnes grâces d'Angela Merkel, le peuple de France devrait réagir,
 pour dire qu'il refuse ce qu'on impose au peuple grec, affirmant ainsi sa solidarité. Ne 
serait-ce que pour ne pas subir un jour le même sort.
Un rêve : la Troïka devant un tribunal international
Enfin, il ne serait que justice que des démocrates de toute l'Europe se liguent pour
 dénoncer, y compris devant un tribunal international (pourquoi pas), les exactions des
 technocrates non élus de la Troïka. Ils ont prétendu vouloir sauver la Grèce, en fait ils n'ont
 fait que l'enfoncer davantage, en agissant dans les seuls intérêts des oligarchies ultralibérales,
sans pitié, sans foi ni loi, imposant froidement leur diktat à des populations injustement 
condamnées.
______
Epouvantail :
A noter que si Syrisa réussit, ce sera la preuve qu'il existe une alternative à la pensée unique
 (libérale), prônée par la droite ou les "socialistes", indiquait le député Vert et belge Philippe
 Lamberts, sur France inter le 26 février. D'où l'intérêt des libéraux à contribuer à l'échec de
 Syrisa : ce qui signifierait sortie de l'euro, non remboursement de la dette, et incitation pour
 les Grecs de tenter l'autre alternative : Aube dorée, le parti nazi. La Grèce servant
 d'épouvantail en Europe. Yannis Youlountas explique que, selon lui, l'entrée de la Grèce
 dans l'Europe avait cet objectif pour les "libéraux" : créer le dumping social et, en effet 
domino, provoquer dans tous les pays de la zone euro des restrictions drastiques. Aujourd'hui, 
le discours dominant (colporté par les valets des oligarques, nos "experts" que je citais plus
haut et qui squattent les plateaux de télévision) est : "attention, si vous ne faites pas les
 réformes, vous finirez comme la Grèce".
______
Les manipulations des "experts" :
Un exemple : Jean-Marc Daniel, économiste libéral, prétend que les Grecs n'ont pas à se
 plaindre, car, selon lui, le niveau de vie des Allemands de l'ancienne RDA serait inférieur
 à celui de la Grèce ! Du coup, ces Allemands considéreraient les Grecs "comme des
 enfants gâtés" (dixit J.M. Daniel sur France inter le 21 février, dans On n'arrête pas 
l'éco). Or le PIB par habitant en Allemagne en 2013 était de 44 999 €, et celui de la Grèce
 de 21  857 €. En admettant qu'en ancienne Allemagne de l'Est le niveau de vie soit
 légèrement inférieur à celui de l'ex-RFA (à 85 ou 90 %), il reste à près du double de 
celui de la Grèce. Evidemment, si les Allemands de l'Est (d'où sont originaires la chancelière
 et le président de la République) sont soumis à la même propagande, il est possible qu'ils 
croient plus misérables que les Grecs.
______
Plages et îles grecques bradées 
Taiped : site sur internet pour la vente, bradée jusqu'alors, des biens du patrimoine grec
 (plages, îles), profitant à des margoulins comme en Russie après la chute de Gorbatchev.
 Ci-dessous, photo sur une annonce de Taiped.
                               Taiped.jpg

_______
. Sur le caractère abusif de la dette publique en général (taux d'intérêts exorbitants, baisse
 des impôts pour les plus riches), voir l'étude du Collectif pour un audit citoyen de la 
et article de Laurent Mauduit sur le sujet : Sous la dette publique, l'arnaque 
et autre article de Laurent Mauduit  : Sous la dette publique, la tyrannie de la
. Voir article fouillé de Gérard Filoche et J.J. Chavigne : La Grèce résiste au rouleau
. Voir article de Christian Salmon : Grèce contre Europe, la guerre des récits
. Voir billet de Françoise Degert, La Tourmente Grecque, où elle présente le film 
éponyme de Philippe Menut : bande-annonce.
Les documentaires :
Troika_2.jpg
Puissante et incontrôlée : la troïka, film de 
Harald Schumann (2015), visible ici

Debtocracy_affiche_0.jpg
Debtocracy, film de Aris Chatzistefanou et 
Katerina Kitidi (2011) : à voir ici.

Ne_vivons_plus_affiche_11.jpg
Ne vivons plus comme des esclaves, film de Yannis Youlountas (2013) : magnifique, 
, alliant explications, témoignages, et images diverses, bariolées, attachantes, de ce 
foisonnement d'idées et d'actions qui s'expriment en Grèce aujourd'hui.
Film à voir sur YoutubeOu sur le site de Yannis, ici.  
Yannis Youlountas tient à ce que son film circule, il le laisse volontairement en
 accès gratuit sur Internet. Mais on peut l'aider dans cette action militante, soit
 en achetant le DVD (10 €) à commander auprès de :maud@nevivonspluscommedesesclaves.net
soit en soutenant financièrement ici
Yannis prépare un nouveau documentaire. Voir la bande-annonce de 
______
 Une pétition Troïka basta ! , en soutien aux Grecs, a recueilli déjà près de 17 000 signataires : http://troikabasta.wesign.it/fr
______
Billet n°181
Billets récemment mis en ligne sur Social en question :
Service civique pour jeunes filles (Social en vrac n°40)
Voleurs de poubelles et sans-abri (Social en vrac n°39)
Quand l'austérité tue (Social en vrac n°38)

  [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement
 politique et médiatique. Voir présentation dans billet n°100. L’ensemble des billets est 
consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question]

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