mercredi 19 février 2014

Rythmes scolaires : plus de 2 500 communes ont déjà délibéré contre l’application de la réforme en 2014

http://parti-ouvrier-independant.fr

                              


Rythmes scolaires : plus de 2 500 communes ont déjà délibéré contre l’application de la réforme en 2014

2500 communes contre la réforme des rythmes scolaires
s'informerC’est ce qu’affirme le maire de Janvry dans l’Essonne qui s’apprête à déposer un recours devant le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation du décret sur les nouveaux rythmes scolaires. M. Christian Schoetti, qui avait été le premier maire à faire adopter par son conseil municipal une délibération pour ne pas appliquer la réforme à la rentrée 2014, indique qu’il reçoit quotidiennement 10 à 15 lettres de maires, toutes étiquettes politiques confondues, qui le soutiennent dans sa démarche. 10 000 communes pourraient d’après lui refuser d’appliquer la réforme à la prochaine rentrée, alors que le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, assurait le 4 février devant les députés que 88 % des communes s’étaient prononcées en faveur de son application.
Pour M. Schoetti, « le décret actuel contraint à obérer substantiellement le budget communal et bafoue de fait le principe constitutionnel de libre administration des communes ». La réforme est « inapplicable dans le cadre de l’égalité républicaine de l’enseignement », avait-t-il déjà affirmé dans la lettre qu’il avait envoyée au Premier ministre il y a deux mois pour l’informer de la décision de son conseil municipal.
D’autre part, le SNUIPP(FSU) a fait savoir que, d’après l’enquête qu’il a menée auprès des enseignants contraints d’appliquer la réforme en septembre dernier, 75 % d’entre eux avaient constaté une dégradation de leurs conditions de travail. Le syndicat a demandé à ne pas être associé au rapport du comité de suivi de la réforme rendu public le 12 février, comité dont il continue cependant à faire partie.
filet pointilles gris
Lisez dans Informations Ouvrières du 20 août la passionnante  interview du maire  de Janvry.A lire dans IO
Il déclare notamment: "L’école de la République, c’est d’abord et avant tout l’école qui doit, le plus possible, être la même pour tous les enfants  (…)
La base des organisations syndicales et des associations de parents d’élèves rejette ce décret. Ce sont les dirigeants de Paris qui le soutiennent. On assiste à leur débordement, et c’est le plus passionnant (…).  Deux mille trois cents communes qui délibèrent contre un décret du gouvernement, cela ne s’est jamais vu. Sur le site du ministère de l’Intérieur, j’ai trouvé une information où ils avouent craindre qu’il y en ait bientôt plus de 10 000.  (…)
Je dis aux dirigeants de la FCPE : « Quelle est votre légitimité quand vous avez 80 % des parents qui ne veulent pas de ce décret  (…) La base des parents dit stop, la base des syndicats enseignants aussi, c’est la démocratie. Pour les élus, c’est pareil. Nos 36 000 communes, c’est un maillage phénoménal qui ne coûte rien. Plus de 500 000 élus qui se réunissent régulièrement sans dépenser un euro, c’est génial. Un pour cent de la population qui s’empare ainsi de la vie publique, c’est formidable et, en même temps, c’est bien embêtant ! (…) Il va falloir compter avec la résistance des élus."

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire