jeudi 21 novembre 2013

L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , jeudi 21 novembre 2013

 L'ECONOMIE à MI-JOURNÉE , jeudi 21 novembre 2013

                                                    ( Sources le MONDE )

Statu quo de la Bank of Japan, soutien à la reprise au Japon
Le comité de politique monétaire de la banque centrale du Japon (BoJ) a opté jeudi pour le statu quo, maintenant à l'unanimité de ses neuf membres le même niveau d'achats d'obligations d'Etat et autres titres financiers afin de donner un coup de pouce à l'activité. La BoJ considère toujours que l'économie japonaise se redresse mais qu'elle a besoin d'être soutenue par un environnement monétaire ultra-accommodant jusqu'à ce que soit atteinte une inflation annuelle durable de l'ordre de 2 %, ce qui correspond à un objectif de "stabilité des prix". La BoJ va ainsi continuer d'élever la base monétaire au rythme annuel de 60-70 000 milliards de yens (445-520 milliards d'euros). Elle prévoit toujours d'augmenter de 50 000 milliards de yens par an son stock d'obligations d'Etat à long terme, et de poursuivre également les reprises de titres plus risqués tels que des fonds cotés en Bourse (ETF) ou des fonds communs immobiliers japonais (J-REIT). Cette politique vise à doubler en l'espace de deux ans la base monétaire, c'est-à-dire grosso modo l'argent liquide en circulation et les réserves des banques, afin d'inciter ces dernières à prêter pour pousser les entreprises à investir et les consommateurs, à dépenser. "L'économie de notre pays se redresse modérément", a estimé jeudi la BoJ, une phrase utilisée depuis trois mois, ajoutant qu'une amélioration globale se dessine aussi à l'étranger. "Dans ce contexte, les exportations reprennent, les investissements des entreprises s'améliorent, ceux du secteur public croissent, les dépenses d'immobilier augmentent et la consommation des ménages est bien orientée grâce à des revenus et à un environnement du travail un peu meilleurs", juge la BoJ, et ce même si la croissance du troisième trimestre (juillet à septembre) a été moins soutenue qu'au cours des deux précédents.
La banque centrale précise toutefois qu'elle va poursuivre sa politique monétaire très souple "autant que nécessaire", car les risques ne sont pas absents. Son but ultime est d'installer l'économie japonaise sur une trajectoire de croissance durable en la débarrassant d'une déflation contre-productive qui dure depuis une quinzaine d'années.
Le secteur privé se contracte en France
L'activité dans le secteur privé s'est contractée au mois de novembre en France après deux mois de faible croissance faisant craindre une rechute en récession de la deuxième économie de la zone euro, montrent les premières estimations PMI publiées jeudi par Markit. L'indice composite Flash, qui combine l'industrie et les services, s'est inscrit à 48,5 contre 50,5 en octobre, repassant sous la barre de 50 qui sépare croissance et contraction.
L'indice des services a reculé à un plus bas de quatre mois à 48,8 contre 50,9 un mois plus tôt et 51 attendu par le consensus des économistes. La contraction s'est accentuée dans le secteur manufacturier, l'indice correspondant reculant à un plus bas de six mois à 47,8, là où les économistes anticipaient 49,5.
"La faiblesse de ces chiffres suggère que le produit intérieur brut (PIB) pourrait chuter à nouveau au cours du dernier trimestre de l'année", a commenté Chris Williamson, économiste de Markit qui anticipe un recul de 0,2% du PIB de la France pour la période octobre-décembre.
La Fed prévoit une réduction de son aide "dans les prochains mois"
La Réserve fédérale américaine (Fed), qui prévoit"dans les prochains mois" de réduire son aide exceptionnelle à l'économie, réfléchit à rendre ses intentions de politique monétaire les plus claires possible, une autre façon de soutenir la reprise.Selon les minutes de la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC) du 30 octobre, les participants prévoyaient "une amélioration continue du marché du travail, ce qui justifierait une réduction du rythme des achats d'actifs dans les prochains mois", selon ce rapport. Le FOMC avait une nouvelle fois décidé de laisser en l'état sa politique de rachats d'actifs qui consiste à acquérir pour 85 milliards de dollars par mois de bons du Trésor et titres liés à des emprunts immobiliers afin d'influer sur les taux à la baisse. Cette décision de statu quo était attendue par les marchés, surtout après la période de paralysie du gouvernement la première quinzaine d'octobre, où de nombreux indicateurs n'avaient pas paru, comme le mentionne le rapport.
Une bonne partie des débats a porté sur la façon dont cette réduction des injections de liquidités pouvait s'amorcer tout en assurant les acteurs financiers que les taux directeurs resteraient bas pour un certain temps. 
Défaillances élevées d'entreprise 
Les défaillances d'entreprise devraient atteindre en 2013 un niveau historiquement élevé en France et 2014 ne devrait pas connaître de réelle amélioration sur ce front, prévoit l'assureur-crédit Coface. Dans son dernier baromètre publié jeudi, il fait état de 52 222 défaillances d'entreprise pour les dix premiers mois de 2013, un total en hausse de 4,2 % sur un an et proche du record récent de 52 589 enregistré en 2009, au plus fort de la crise. La Coface table pour l'ensemble de 2013 sur 62 500 défaillances d'entreprise, soit 2 000 de plus qu'en 2012, au terme d'un troisième trimestre "qui ressemble de manière préoccupante à celui de 2009".
La Coface anticipe un exercice 2014 tout aussi délicat pour les entreprises avec une croissance de l'économie française limitée (0,6 %) et une consommation qui restera faible. Sur cette base, le nombre de défaillances devrait se stabiliser à un niveau très élevé, frôlant à nouveau 62 000 cas.
TEXTOS
Espagne : Madrid a emprunté jeudi 3,5 milliards d'euros, à des taux très bas, bouclant quasiment son programme de financement à moyen et long terme de 121,3 milliards d'€ pour 2013, a indiqué la Banque d'Espagne. Cette accalmie tranche avec la situation de tension extrême sur les marchés qu'a dû affronter l'Espagne en 2012.
Venezuela : autorisé par le Parlement à légiférer par décret pendant un an, le président Maduro dispose de tous les outils pour renforcer sa mainmise politique et économique sur le pays, observent les analystes.
Balkans-Chine :Belgrade et Pékin ont signé un accord sur la construction d'une nouvelle unité de production d'électricité dans une centrale thermique en Serbie et sur l'extension d'une mine de lignite, un investissement estimé à 530 millions d'euros. La Chine, qui dispose de très importantes réserves de devises, souhaite développer sa présence en Europe centrale et orientale.
SNCM : la Commission européenne a annoncémercredi qu'elle assignait la France en justice pour non-recouvrement de subventions illégales versées à la Société nationale Corse- Méditerranée et qu'elle portait à 440 millions d'euros le montant des aides publiques que devra rembourser la compagnie maritime.
Allemagne : la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé jeudi que l'Allemagne allait se doter d'un salaire minimum généralisé, une concession qu'elle doit faire à ses nouveaux partenaires de gouvernement sociaux-démocrates.
Espace : Arianespace, le leader mondial des lancements de satellites, a annoncé mercredi avoir commandé 10 lanceurs Vega à l'industrie italienne.
"Ces 10 lanceurs Vega seront opérationnels à partir de fin 2015 et représentent plus de trois années d'activité", indique Arianespace. Vega a été développé dans le cadre d'un programme de l'Agence spatiale européenne et a été lancé pour la première fois en février 2012.
ÉTUDES
TRAVAIL (1)
L'égalité homme-femme au travail, un atout pour l'entreprise : le modèle norvégien
Source : Sénat.
DIVERS (1)
Analyse des big data. Quels usages, quels défis ?
Source : CGSP.
TRAVAIL (2)
Étudiants étrangers et marché du travail
Source : CGSP.
DIVERS (2)
Paris, ville n° 1 mondiale pour les étudiants
Source : QS.

Paris et Rome veulent "faire de la croissance de l'emploi, de la stabilité, le cœur de nos décisions pour le sommet européen du mois de décembre", 
a souligné François Hollande, lors du 31e sommet franco-italien mercredi à Rome. Rome s'efforcera pendant son semestre de présidence de l'Union européenne de faire en sorte que le prochain mandat des parlementaires européens (2014-2019), qui débute en juin, soit "une législature de croissance". L'Europe "doit en finir avec l'austérité", a martelé le chef du gouvernement italien, Enrico Letta. Les entretiens bilatéraux ont été marqués par la cordialité. M. Letta a ainsi félicité les Bleus pour leur qualification au Mondial 2014 de football : "Sans la France, cela n'aurait pas été la même Coupe du monde."
Sur le plan européen, François Hollande a ciblé trois objectifs : "poursuivre et achever l'union bancaire" pour "donner les armes à la zone euro"et empêcher une nouvelle crise, "donner une capacité financière à la zone euro" et, à l'instar de M. Letta, il a souhaité des mesures pour stimuler la croissance. Paris et Rome ont par ailleurs rappelé leur volonté de faire "une priorité" du projet de ligne à grande vitesse (LGV) Lyon-Turin (TAV, pourtreno ad altra velocità en italien). Lancé en 2001, le projet de LGV Lyon-Turin a pris du retard, et sa mise en service est prévue au plus tôt pour 2025-2026.

CAC 40

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BLOG
Le Bitcoin est une « monnaie » de casino qui profite à des manipulateurs incontrôlés

Je n'ai aucune opinion sur le souhait de ceux et celles qui s'adonnent au jeu, et utilisent la monnaie des casinos. Après tout, le jeu est aussi vieux que le monde. Mon problème est quand les fondateurs de Bitcoin prétendent que c'est une monnaie légitime. Cette semaine  a été une brillante démonstration de l'incompétence des politiciens et de la stupidité moutonnière des marchés. Depuis les tulipes hollandaises, nous savons que les modes sont un phénomène régulier dans les marchés. Le tout, c'est de s'en sortir à temps.

Le Bitcoin n'a pas de substance monétaire

Dans un post précèdent j'avais déjà tenté d'expliquer qu'une monnaie émise par un Etat a comme support une Banque Centrale qui détient des devises et/ou de l'or, et surtout une nation et son économie.

Bitcoin ne vaut que ce que chacun de ceux et celles qui jouent à cette roulette maléfique est prêt à lui donner comme valeur. L'argent ou les biens utilisés, qui ont une valeur, se perdent dans le méandre des transactions, mais ne sont pas perdus pour tout le monde. En effet, ceux et celles qui vendent des Bitcoins reçoivent une vraie valeur en échange d'un billet de loterie qu'ils émettent sans contreparties.

Légiférer est urgent avant que le château de cartes ne s'effondre.

Certes, les amateurs de marchés libres n'ont pas manqué de plaider pour que le Bitcoin ne fasse pas l'objet de règlementation. Ils appartiennent au monde de l'ombre qui a réussi à se faire une fortune derrière les Bitcoins en circulation. Ils l'ont dit en chœur au Congrès Américain qui a enfin commencé à investiguer la chose. Inutile de dire que l'Europe n'a encore rien fait...

Lu sur Démystifier la finance

TITRES DE L'ÉCONOMIE
Les Echos : La France championne des taxes sur les entreprises
Le Figaro économie : Total relance la bataille des stations-service
The Wall Street Journal : La Fed déroute sur ses largesses en liquidités
Financial Times : La Fed examine les options pour contrebalancer sa politique monétaire accommodante

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