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mardi 8 janvier 2013

Dumping sur les salaires : des travailleurs européens « détachés » en France à 600 euros par mois


Dumping sur les salaires : des travailleurs européens « détachés » en France à 600 euros par mois

Travailleur détaché 600€
s'informerIl y avait officiellement 145 000 travailleurs détachés en France en 2011, ils sont 300 000 aujourd’hui, selon le journal Le Parisien alors qu’ils étaient seulement 38 000 en 2006. Cette progression spectaculaire vient pour moitié vient des États membres les plus récents, en particulier de Pologne.
Le 23 janvier prochain, le Parlement Européen doit se pencher sur « les problèmes de mise en œuvre » de la directive 96/71/CE de 1996 sur le détachement des travailleurs, prise en application du Traité de Maastricht. Un travailleur est «détaché» lorsque, employé dans un État membre de l’Union, il est envoyé temporairement dans un autre État membre par son employeur pour y effectuer son travail.
Pour la Fédération CGT de la construction, dans un communiqué du 12 décembre dernier, ces conditions de concurrence sont« scandaleuses » : 70 heures par semaine, travail non déclaré, 10 heures par jour pour 800 à 900 euros par mois, un salaire qui ne correspond pas à la fiche de paie, etc.
Une recommandation de la Commission de Bruxelles du 13 juin 2007 précisait : « l’objectif recherché est l’élimination des obstacles inutiles à la libre prestation des services au sein du marché intérieur, tout en continuant à garantir une protection adéquate des travailleurs détachés » et notait que « tout porte à croire que certaines mesures [nationales] sont excessives car elles vont au-delà de la protection des travailleurs détachés et qu’elles constituent des obstacles injustifiés à la libre circulation des services, qui est un droit fondamental consacré par le traité. »
filet pointilles gris

Rompre avec l’Union européenne, ses traités et directives

Nous republions ci-desssous de larges extraits de la déclaration qui fut celle du POI au soir de l’élection de François Hollande à la présidence de la République. Elle reste un témoignage et un engagement du POI à combattre l’Union européenne, ses traités et ses directives.
BN
Cliquez ici pour afficher en pdf et imprimer la déclaration du BN du POI du 28 avril 2012
(…) Ce 22 avril, le peuple a dit : l’heure est venue de commencer d’inverser le cours des choses. Pour cela, le carcan de l’Union européenne doit être brisé. C’est là la signification principale du premier tour de l’élection présidentielle : la volonté de tout un peuple de se débarrasser des traités de Maastricht et Lisbonne, de balayer la dictature de la troïka FMI-Union européenne-Banque centrale européenne, de la dette et des déficits publics.  (…)
Ce que, de toute part, on s’acharne à masquer, c’est que le verrou de toute la situation, c’est l’Union européenne. Il existe un traité dit « TSCG », signé à Bruxelles par Sarkozy, Merkel et vingt-trois autres chefs d’Etat. Ce traité doit être soumis à ratification en France au lendemain de l’élection présidentielle. Ce traité instaure une dictature qui menace la France (comme de nombreux autres Etats) d’un sort comparable à celui imposé depuis des mois au peuple grec par les plans successifs de Bruxelles.
Fidèle à lui-même, Sarkozy vient d’annoncer que, s’il était réélu, il chercherait à faire ratifier ce traité au plus vite et, en particulier, la règle d’or qui inscrit l’austérité dans la Constitution.
Et François Hollande ? Il propose d’inscrire l’obligation d’équilibre budgétaire dans les lois de finances ; il demande une « renégociation » afin que des mesures sur la croissance soient adoptées « en complément » du traité TSCG. A quoi le président de la Commission de Bruxelles vient de répondre complaisamment : tout se discute, mais le préalable, c’est la ratification du traité tel qu’il est.
20120428-184331.jpgPourquoi le cacher ? Une fois signé, le traité n’est ni amendable ni négociable. Il peut être ratifié ou rejeté. Il doit être rejeté ! Car, avec ou sans « complément », avec ou sans « pacte de croissance », le traité oblige à inscrire l’austérité dans la loi, coupe 80 milliards d’euros dans les dépenses publiques dès 2013 — en particulier dans les budgets de la Sécurité sociale et des collectivités territoriales ―, établit un système de sanctions automatiques et permet l’envoi dans notre pays d’émissaires européens chargés de dicter l’exécution des plans meurtriers comme en Grèce !
Avec ou sans « renégociation », avec ou sans « complément », avec ou sans « pacte de croissance » : le traité doit être rejeté !
Le 22 avril, le rejet a été majoritaire. La démocratie exige que ce rejet se traduise en actes.(…) L’ancien président de la République portugais Mario Soares, dirigeant du Parti socialiste, vient de déclarer à propos du traité : « Aucun député socialiste, aucun socialiste ne peut ratifier cela. » Il a raison ! N’est-ce pas ce que devrait dire tout socialiste digne de ce nom ?
Comment peut-on promettre aux travailleurs « un changement politique » — par exemple, lutter contre le chômage, arrêter l’hémorragie de la destruction des services publics, préserver les régimes de Sécurité sociale et de retraite ― si on ne s’engage pas clairement à ce que le traité TSCG ne soit pas ratifié ?
(…) Chacun comprend qu’au-delà du 6 mai se préparent les plus grands combats contre les coups et contre-réformes exigés par le capital financier international, dont la troïka n’est que le relais. Chacun comprend les menaces qui pèsent sur l’indépendance des organisations ouvrières, et ce qui reste de démocratie politique et de souveraineté des nations.
  • Pour l’unité contre la ratification du TSCG « Super-Maastricht »
  • Pour l’action unie qui balaiera les plans de la troïka UE-FMI-BCE
  • Contre la dictature de la dette et pour la rupture avec l’Union européenne
  • Pour l’indépendance du mouvement ouvrier
  • Pour la reconquête de la démocratie politique et la souveraineté du peuple.

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Passe d'armes et noms d'oiseaux entre Jérôme Cahuzac et Jean-Luc Mélenchon


Passe d'armes et noms d'oiseaux entre Jérôme Cahuzac et Jean-Luc Mélenchon

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

Passe d'armes et noms d'oiseaux entre Jérôme Cahuzac et Jean-Luc Mélenchon

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
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Jérôme Cahuzac et Jean-Luc Mélenchon se sont vivement affrontés lundi soir sur France 2 au sujet des moyens de réduire la dette, le premier accusant son interlocuteur de vouloir l'échec du gouvernement actuel.
"Rembourser cela [la dette publique] ne se fera pas facilement... Faire croire qu'on va rembourser 1 800 milliards d'euros facilement, comme ça, un peu comme par magie (...) c'est se foutre du monde", a lancé le ministre délégué au budget au coprésident du Parti de gauche, dans l'émission "Mots croisés".
"Voilà ce que dira mon gouvernement [s'il arrivait au pouvoir]: on paiera quand on pourra", venait d'argumenter Jean-Luc Mélenchon. "Et d'ici là, avait-il poursuivi,c'est la Banque centrale [européenne] qui va financer si jamais les taux d'intérêt explosent... La dette, on la paiera à mesure qu'on pourra. Et d'ici là, ceux à qui on[la] doit attendront."
"Ça ne marchera pas, ce que vous dites, a rétorqué le ministre. Ça ne suffira pas pour convaincre la BCE d'imprimer des euros comme la Réserve fédérale imprime des dollars, comme la Banque d'Angleterre imprime du sterling (...) En dépit de vos objurgations (...), nous n'obtiendrons pas cela de la BCE parce qu'elle est indépendante", a-t-il poursuivi.
"CAHUZANDREOU AVEC HOLLANDREOU"
Jean-Luc Mélenchon a également estimé que le gouvernement ne pourra pas tenir ses objectifs de croissance de 0,8 % en 2013 et de réduction du déficit public à 3 % du PIB d'ici à la fin de l'année, ce qui obligera le gouvernement à adopter, selon lui, un "deuxième plan d'austérité".
"Vous serez Cahuzandreou avec Hollandreou, d'un plan à l'autre, austérité et austérité, et encore austérité", a ajouté le responsable du Parti de gauche.
"Arrêtez de faire le clown, vous méritez mieux que cela. Vous avez 4 millions de suffrages sur votre nom, cela ne vous autorise pas à faire le clown en direct à la télé", a répliqué sèchement Jérôme Cahuzac, protestant contre le jeu de mots que venait de faire Jean-Luc Mélenchon sur son nom, avec en allusion le nom de l'ancien Premier ministre grec, Georges Papandreou, forcé de quitter le pouvoir en raison de la crise qui a balayé la Grèce.
Les piques les plus définitives sont venues à la fin, après un débat d'une heure et demie au ton longtemps contenu. "Au fond de vous-mêmes, vous souhaitez l'échec de ce gouvernement de gauche. Et ça, je trouve cela très triste. Vous ne gagnerez jamais le pouvoir parce que vous êtes un homme seul, monsieur Mélenchon", a dit Jérôme Cahuzac.
"Vous allez à l'échec parce que tout le monde le sait. Vous avez déjà échoué en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Italie", a répondu Jean-Luc Mélenchon.
Jérôme Cahuzac et Jean-Luc Mélenchon se sont vivement affrontés lundi soir sur France 2 au sujet des moyens de réduire la dette, le premier accusant son interlocuteur de vouloir l'échec du gouvernement actuel.
"Rembourser cela [la dette publique] ne se fera pas facilement... Faire croire qu'on va rembourser 1 800 milliards d'euros facilement, comme ça, un peu comme par magie (...) c'est se foutre du monde", a lancé le ministre délégué au budget au coprésident du Parti de gauche, dans l'émission "Mots croisés".
"Voilà ce que dira mon gouvernement [s'il arrivait au pouvoir]: on paiera quand on pourra", venait d'argumenter Jean-Luc Mélenchon. "Et d'ici là, avait-il poursuivi,c'est la Banque centrale [européenne] qui va financer si jamais les taux d'intérêt explosent... La dette, on la paiera à mesure qu'on pourra. Et d'ici là, ceux à qui on[la] doit attendront."
"Ça ne marchera pas, ce que vous dites, a rétorqué le ministre. Ça ne suffira pas pour convaincre la BCE d'imprimer des euros comme la Réserve fédérale imprime des dollars, comme la Banque d'Angleterre imprime du sterling (...) En dépit de vos objurgations (...), nous n'obtiendrons pas cela de la BCE parce qu'elle est indépendante", a-t-il poursuivi.

"CAHUZANDREOU AVEC HOLLANDREOU"

Jean-Luc Mélenchon a également estimé que le gouvernement ne pourra pas tenir ses objectifs de croissance de 0,8 % en 2013 et de réduction du déficit public à 3 % du PIB d'ici à la fin de l'année, ce qui obligera le gouvernement à adopter, selon lui, un "deuxième plan d'austérité".
"Vous serez Cahuzandreou avec Hollandreou, d'un plan à l'autre, austérité et austérité, et encore austérité", a ajouté le responsable du Parti de gauche.
"Arrêtez de faire le clown, vous méritez mieux que cela. Vous avez 4 millions de suffrages sur votre nom, cela ne vous autorise pas à faire le clown en direct à la télé", a répliqué sèchement Jérôme Cahuzac, protestant contre le jeu de mots que venait de faire Jean-Luc Mélenchon sur son nom, avec en allusion le nom de l'ancien Premier ministre grec, Georges Papandreou, forcé de quitter le pouvoir en raison de la crise qui a balayé la Grèce.
Les piques les plus définitives sont venues à la fin, après un débat d'une heure et demie au ton longtemps contenu. "Au fond de vous-mêmes, vous souhaitez l'échec de ce gouvernement de gauche. Et ça, je trouve cela très triste. Vous ne gagnerez jamais le pouvoir parce que vous êtes un homme seul, monsieur Mélenchon", a dit Jérôme Cahuzac.
"Vous allez à l'échec parce que tout le monde le sait. Vous avez déjà échoué en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Italie", a répondu Jean-Luc Mélenchon.

CGT et FO loin d'un accord avec le Medef sur le travail

CGT et FO loin d'un accord avec le Medef sur le travail

Affaire du drapeau en Ulster : cinquième nuit d'affrontements


Affaire du drapeau en Ulster : cinquième nuit d'affrontements

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
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A Belfast, lundi soir.
La police de l'Irlande du Nord a utilisé des balles en caoutchouc et des canons à eau après avoir été attaquée lundi 7 janvier à Belfast par des émeutiers pour la cinquième soirée consécutive.
Alors qu'un millier de loyalistes ont manifesté pacifiquement lundi devant la mairie pendant que le conseil municipal s'y réunissait pour la première fois depuis le 3 décembre, dans une autre partie de la ville, sur Newtownards Road, la police a utilisé des balles en caoutchouc et des canons à eau après avoir été bombardée de pierres et de cocktails Molotov alors qu'elle tentait de séparer des groupes rivaux de loyalistes et de républicains.

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Les données, puissance du futur

LE MONDE  • Mis à jour le 
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L'Europe reste à la traîne dans l'exploitation des données électroniques. Des géants étrangers dominent ce secteur stratégique et déterminant
Nous vivons une période de rupture, celle de la numérisation de tout : l'homme, la société, les organisations, le savoir, les interactions, le corps biologique de chacun, etc.
Tout devient donnée numérique, et par là même a vocation à une existence dans le monde virtuel en émergence. L'écart entre le monde des données et le monde réel, bien anticipé par Jorge Luis Borges dans sa nouvelle visionnaire De la rigueur de la science, évoluera pour devenir de plus en plus subtil. Il y a un avant et il y a un après-numérisation...

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Le gouvernement vénézuélien se veut rassurant sur l'état de santé d'Hugo Chavez

Le gouvernement vénézuélien se veut rassurant sur l'état de santé d'Hugo Chavez

Le Monde.fr avec AFP et Reuters |  • Mis à jour le 
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Le vice-président vénézuélien a déclaré que la cérémonie d'investiture pourrait être reportée si Hugo Chavez ne pouvait revenir à temps de La Havane.
Le président vénézuélien, Hugo Chavez, hospitalisé depuis le 11 décembre pour un cancer à Cuba, se trouve dans une "situation [médicale] stable", a annoncé lundi soir le ministre de l'information Ernesto Villegas, pour démentir une nouvelle fois tout vide du pouvoir à Caracas. "Le traitement est administré de manière continue et rigoureuse, et le patient l'assimile", a-t-il ajouté....
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Infirmiers et aides-soignants refusent d'être des "pigeons"

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
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Le mouvement, qui comptait lundi 27 765 membres sur le réseau social, et ayant ouvert un compte Twitter, a été initié au mois d'octobre par une infirmière parisienne souhaitant garder l'anonymat, a expliqué sa vice-présidente, Sarah Guerlais.
Un collectif d'infirmiers et aides-soignants baptisé "Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes" lancé sur Facebook pour dénoncer les conditions de travail de ces professions appelle à des rassemblements lundi 7 janvier dans plusieurs villes de France.

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La production d'agrocarburants menace la qualité de l'air en Europe


La production d'agrocarburants menace la qualité de l'air en Europe

Le Monde.fr |  • Mis à jour le 
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Les taillis à courte rotation de saule, de peuplier ou d'eucalyptus sont utilisés pour produire de l'énergie à partir de la biomasse.
C'est une nouvelle tache sur la réputation déjà ternie des agrocarburants. Maintes fois accusés d'aggraver l'insécurité alimentaire et la volatilité des prix, d'accélérer la déforestation tropicale et même d'augmenter les gaz à effet de serre, les carburants d'origine végétale sont maintenant incriminés pour la pollution de l'air et les problèmes de santé humaine qu'ils entraîneraient.
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