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lundi 3 juillet 2017

Macron à Versailles : la révolution

LU dans le Dauphiné Libéré du mardi 4 juillet 2017


LE BILLET PAR GEORGES BOURQUARD 

Macron à Versailles : la révolution 


En Marche Il est gonflé Emmanuel Macron : choisir le château de Versailles pour appeler à « une véritable révolution », c’est comme si les Insoumis de Mélenchon tenaient leur congrès à Wall Street. Pendant une heure et demie, le président jupitérien a fixé le cap. 
En tout cas le sien. 
Et il n’a pas lésiné sur les formules bien léchées ni sur les références historiques et littéraires.
 À la start-up En Marche, on connaît sur le bout des doigts toutes les ficelles d’une com’aux petits oignons.
 Le propos présidentiel n’a pas manqué de souffle.
 Et les parlementaires ont retenu le leur. Emmanuel Macron leur a annoncé qu’un tiers d’entre eux allaient disparaître dans cinq ans. Tout juste élus et les voilà déjà à rédiger leurs CV.
Les parlementaires grincheux n’ont qu’à bien se tenir : s’ils refusent leur autodissolution, Macron les menace d’un référendum de derrière les fagots.
 Le référendum, c’est l’arme nucléaire présidentielle de début de mandat.
 Plus tard, c’est plutôt un boomerang.
 Le Conseil Économique, Social et Environnemental dont pas un Français sur vingt ne connaît l’existence va aussi passer à la moulinette.
 Le CESE va devenir le « forum de la République ». 
C’est-à-dire ce qu’il devrait déjà être depuis sa création. Macron a l’art de bien emballer les vacheries.
 Il reste aujourd’hui au Premier ministre à faire les finitions au Palais-Bourbon. 
Et montrer qu’il sort bien de la cuisse de Jupiter

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