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lundi 19 juin 2017

Farida Amrani, l'adversaire de Valls à Évry, dit avoir des preuves d'irrégularités au second tour des législatives, et maintenant?

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Farida Amrani, l'adversaire de Valls à Évry, dit avoir des preuves d'irrégularités au second tour des législatives, et maintenant?

19/06/2017 10:12 CEST | Actualisé il y a 41 minutes


"On a des vidéos, des photos, où il y a eu des intimidations", affirme la candidate de la France insoumise. Et maintenant, que va-t-il se passer?



Romain HerrerosJournaliste politique


CAPTURE BFMTV
Farida Amrani, l'adversaire de Valls à Évry, dit avoir des preuves d'irrégularités au second tour des législatives, et maintenant?
POLITIQUE - Le feuilleton continue à Évry au lendemain du second tour des élections législatives marqué par la courte victoire de Manuel Valls à Évry, laquelle est contestée parses opposants qui l'accusent de triche. Ce lundi 19 juin, son adversaire de la France insoumise Farida Amrani a fait savoir qu'elle se rendrait à la préfecture dans la matinée pour "recompter" les bulletins de vote.
"On continue de contester le résultat, aujourd'hui, nous allons nous rendre en préfecture à 09h pour recompter les bulletins", a-t-elle déclaré sur LCI. "Même les journalistes ont été exclus de ce recomptage, nous on souhaite être présents à ce recomptage, ils nous l'ont refusé, ils l'ont refusé aux journalistes", a-t-elle déploré.
Plus tard sur BFMTV, la candidate insoumise a affirmé avoir des preuves d'irrégularités et d'intimidations commises selon elle par des soutiens de l'ancien premier ministre. "On a passé une semaine très difficile, où plusieurs choses se sont passées. On a des vidéos, des photos, où il y a eu des intimidations", a-t-elle assuré sans donner plus de précisions (vidéo ci-dessous).
"J'ai confiance dans la justice de notre pays, on ira simplement, sincèrement, en toute tranquillité, la démocratie doit s'exprimer, elle va s'exprimer, mais nous on réfute ce qui s'est passé hier", a-t-elle encore expliqué.
Que se passe-t-il quand un recours est déposé?
En principe, le code électoral ne prévoit pas de recomptage post-élection, dans la mesure où les bulletins sont détruits, comme plusieurs spécialistes du droit et de la politique l'ont fait remarquer sur Twitter.
En vertu de l'article 65 du Code électoral, voici comment le dépouillement doit se dérouler. "Dès la clôture du scrutin, il est procédé au dénombrement des émargements. Ensuite, le dépouillement se déroule de la manière suivante: l'urne est ouverte et le nombre des enveloppes est vérifié. Si ce nombre est plus grand ou moindre que celui des émargements, il en est fait mention au procès-verbal", précise le texte.
Puis, "les enveloppes contenant les bulletins sont regroupées par paquet de cent. Ces paquets sont introduits dans des enveloppes spécialement réservées à cet effet. Dès l'introduction d'un paquet de cent bulletins, l'enveloppe est cachetée et y sont apposées les signatures du président du bureau de vote et d'au moins deux assesseurs représentant, sauf liste ou candidat unique, des listes ou des candidats différents", précise encore le Code électoral.
Or c'est justement ce que conteste Farida Amrani, dont la signature est absente des PV. "Nous n'en avons signé aucun", confirme au HuffPost l'entourage de la candidate. En principe, la destruction des bulletins est censée intervenir après la signature du procès verbal officialisant les résultats (seuls les bulletins et enveloppes paraissant douteux sont conservés avec les votes blancs ou nuls). "À l'heure où l'on parle, on ne sait pas ce qu'il est advenu des bulletins d'Evry. On nous a d'abord dit qu'ils avaient été déchirés, puis ils ont réapparu à une heure du matin", indique l'équipe de Farida Amrani.
Les bulletins jugés réguliers sont censés être détruits en présence d'électeurs, qui bien souvent sont des soutiens des candidats en lice. Dans le cas qui concerne Manuel Valls, Farida Amrani assure que seuls les soutiens de l'ancien premier ministre ont eu accès au dernier recomptage des voix de la mairie d'Évry.
"On a assez d'éléments pour constituer un dossier, on ne le fait pas pour s'amuser", a déclaré à l'AFP son suppléant Ulysse Rabaté, assurant agir "calmement, sereinement". "On a simplement envie que le véritable résultat de l'élection soit reconnu", a-t-il conclu.
Une annulation de l'élection est-elle possible?
C'est le Conseil constitutionnel qui a la compétence de constater des irrégularités, et donc d'annuler les résultats d'un ou de plusieurs bureaux de vote. Pour autant, Manuel Valls sera à l'Assemblée nationale le 27 juin prochain. "Tant qu'une décision d'annulation des opérations électorales n'est pas rendue, la personne proclamée élue continue d'exercer son mandat de député", explique le Conseil constitutionnel.
En outre, le délai que prennent les Sages pour prendre leur décision peut durer plusieurs mois.
De son côté, Manuel Valls nie toute malversation. "Il n'y a eu aucune irrégularité. Il faut accepter le verdict des urnes et respecter la démocratie", a tweeté l'ancien premier ministre. "Il n'y a aucune base à la contestation de mon élection et à sa régularité. Je serai aujourd'hui à l'Assemblée nationale et j'y siégerai dès le 27", martèle l'ex-locataire de Matignon.
Son arrivée à l'Assemblée s'est d'ailleurs avérée particulièrement tendue:
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