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mardi 16 mai 2017

Dans la presse étrangère -mercredi 17 mai 2017

Dans la presse étrangère

Rodrigo Duterte, l’intouchable de Manille

Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, s’exprime à Davao (sud), après une visite de travail en Chine, le 16 mai 2017.
Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, s’exprime à Davao (sud), après une visite de travail en Chine, le 16 mai 2017. MANMAN DEJETO / AFP
  • Il flotte autour de Rodrigo Duterte comme un parfum d’invulnérabilité. Lundi, les parlementaires philippins ont rejeté une plainte visant à destituer le chef de l’Etat au motif qu’il aurait supervisé l’exécution de milliers de personnes dans le cadre de sa guerre contre le narcotrafic – l’une des promesses phares de la campagne présidentielle qu’il avait menée au printemps de 2016. The Manila Times
  • Depuis l’entrée en fonctions de M. Duterte, en juin, plus de 4 000 personnes ont été tuées lors d’opérations policières antidrogue ou par les membres de groupes d’autodéfense, selon les statistiques diffusées par les forces de l’ordre. Un chiffre « officiel » qui pourrait être en réalité deux fois plus élevé...
  • Si la Commission de justice du Congrès a été aussi prompte à trancher (de manière unanime) en faveur du chef de l’Etat, arguant que la plainte « manquait de substance » et était fondée sur des « ouï-dire », c’est parce qu’elle est contrôlée par des féaux du président, observe le New York Times.
  • Instigateur de la plainte, le député d’opposition Gary Alejano a déploré l’extrême inertie du système, qui place M. Duterte hors d’atteinte. « Les institutions ne veulent pas poursuivre le président et en sont incapables. Quel recours le peuple peut-il avoir ? », a-t-il déclaré, assurant qu’il « chercher[ait] d’autres moyens d’obtenir justice ».
  • La prochaine étape pourrait consister à appuyer la plainte pour crimes contre l’humanité déposée le mois dernier auprès de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye par l’avocat Jude Sabio – perspective que M. Duterte dit accepter « au nom de la démocratie ». Les deux clients de M. Sabio affirment avoir été stipendiés comme tueurs à gages par M. Duterte à l’époque où celui-ci était maire de Davao, la grande ville du sud de l’archipel. CNNQuartz
  • La décision de la Commission a été accueillie avec bienveillance – quoique sans surprise – par le palais de Malacanang, qui, tout en brocardant la quête de gloire éphémère de M. Alejano, a récusé toute immixtion de l’exécutif dans le processus législatif. SunStar
  • La présidence a préféré insister sur le fait qu’elle était au travail pour tenter d’attirer des investisseurs étrangers et d’améliorer la vie quotidienne des Philippins, lesquels, du reste, soutiennent massivement leur dirigeant. Une manœuvre de diversion ?
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Trump bientôt destitué ? Dans toute l’histoire des Etats-Unis, seuls deux présidents ont jusqu’à présent été visés par une procédure de destitution (impeachment) : Andrew Johnson, en 1868, et Bill Clinton, en 1998. Donald Trump, entré à la Maison Blanche en janvier, sera-t-il le troisième ? Dans La Presse, l’historien Allan Lichtman, qui avait été l’un des rares à prédire l’élection du magnat républicain, explique en quoi cette perspective est plausible.
Controverse uruguayenne. L’Eglise catholique cherche à installer une statue de la Vierge Marie sur la rambla de Montevideo, le front de mer de la capitale uruguayenne. Mais dans un pays où l’Eglise et l’Etat sont séparés depuis 1917, ce projet n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Les partisans de la laïcité, notamment, y voient une intrusion de la religion dans l’espace public et, partant, une atteinte à la neutralité de l’Etat. El Pais
De l’arme « russophobe ». Dire que la Russie livre des armes aux talibans, qu’elle s’ingère dans les processus électoraux européens ou qu’elle tente de saper la crédibilité de l’Union européenne : toutes ces assertions sont balayées d’un revers de main à Moscou et classées dans la même catégorie, celle de la « russophobie ». Radio Free Europe explique comment est née et s’est développée cette arme de choix dans l’arsenal rhétorique du Kremlin.
Profession : démineur en Irak. Pour l’armée irakienne, qui lutte pied à pied contre l’organisation Etat islamique (EI) à Mossoul, Wissam Daoud est d’une aide précieuse. Et pour cause : il est chargé de désamorcer les bombes et autres engins explosifs semés par les djihadistes derrière eux. Un métier particulièrement dangereux pour lequel aucun droit à l’erreur n’est permis. The Los Angeles Times
Source Le Monde.fr 

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